Chapinero | histoire

Histoire

Église Notre-Dame de Lourdes à Chapinero
Musée de El Chicó

Durant l'époque coloniale, le territoire actuel de Chapinero n'était qu'une route entre la capitale, les municipalités et les provinces du nord.

À partir de 1812, des artisans et des potiers s'installèrent dans ce secteur afin de participer au développement d'un projet consistant à le placer au rang de premier quartier satellite de la capitale. Il fut appelé « El Villorrio » (en français : le petit Village). La population y était encore rare. Peu à peu, des personnes fortunées de Bogota firent construire des résidences campagnardes sur ce territoire.

L'église de Notre-Dame de Lourdes (espagnol : Nuestra Señora de Lourdes) fut inaugurée en 1875, mais elle dut attendre le milieu du XXe siècle pour la construction de sa tour centrale.

À la fin du XIXe siècle, la Carrera Séptima » remplaça l'ancienne route de Tunja. Dès 1876, des calèches commencèrent à circuler d'Usaquén à la Place Bolívar et la « Carrera Trece » fut construite.

El Villorrio, le , prit le nom de Chapinero[2].

En 1890 fut tracée l'actuelle Avenida Caracas où passait la ligne nord du chemin de fer de Bogota conduisant à la gare de la savane de Bogota, puis à Boyacá et à Santander. La gare de Chapinero, aujourd'hui détruite, se trouvait Calle 63.

Lors de la première décennie du XXe siècle eut lieu la migration de familles rurales en provenance des secteurs environnants. Ces familles recherchaient de meilleures conditions de vie dans les zones proches de Bogota où elles avaient la possibilité de travailler dans les métiers du bâtiment. Dès 1945, un important centre commercial fut construit Avenida Chile y el Chicó.

À la suite du Bogotazo, qui eut lieu le , et des violences qui s'ensuivirent, plusieurs familles aisées de Bogota quittèrent le centre-ville et Chapinero devint un lieu de refuge. Sa position de quartier satellite de la capitale se renforça.

Le général Gustavo Rojas Pinilla, président de la Colombie de 1953 à 1957, ayant approuvé par le décret législatif du la création du District spécial de Bogota (en espagnol : « Distrito Especial de Bogotá »), ancienne entité juridique et territoriale colombienne, six municipalités furent annexées à Bogota : Usaquén, Bosa, Engativá, Fontibón, Suba et Usme[3]. La municipalité de Sumapaz fut annexée en 1955, mais le hameau de Chapinero était tellement dépendant de Bogota qu'il préféra s'intégrer totalement au périmètre de la capitale, constituant ainsi la première zone de la ville.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, Chapinero, municipalité qui était jusqu'alors résidentielle, développa de nombreuses activités commerciales : loisirs, restauration, lieux de vie nocturne. Le district souffrit de notables changements démographiques. À la suite des accords de 1970 et 1977, Chapinero s'intégra, ainsi que d'autres quartiers environnants, à Bogota D.C. Avec l'adoption de la Constitution de 1991, la municipalité de Chapinero reçut l'appellation de localité et devint le deuxième district de Bogota D C[2].

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