Théophile Gautier

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gautier.
Théophile Gautier
Théophile Gautier vers 1855 par Nadar.jpg
Théophile Gautier par Nadar (1855).
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Jules Théophile GautierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Activité
Écrivain, poète, peintre et critique d'art
Enfants
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Mouvement
Maître
Distinction
Cimetière de Montmartre - Sépulture de Théophile Gautier -2.JPG
Vue de la sépulture

Jules Pierre Théophile Gautier, né à Tarbes le [1] et mort à Neuilly-sur-Seine le , est un poète, romancier et critique d'art français.

Fils de Jean-Pierre Gautier et d'Adélaïde Cocard[2], Théophile Gautier né dans les Hautes-Pyrénées, est cependant parisien depuis sa plus jeune enfance. Habitant place des Vosges, il fait la connaissance du futur Nerval au collège Charlemagne et s'intéresse très jeune à la poésie. En 1829, il rencontre Victor Hugo qu'il reconnaît pour son maître et participe activement au mouvement romantique comme lors de la fameuse bataille d'Hernani, le 25 février 1830. Il évoquera avec humour cette période en 1833 dans Les Jeunes-France.

Il publie en 1831-1832 ses premières poésies qui passent inaperçues mais il se distingue de ses amis romantiques par ses préoccupations formalistes fustigeant les visions moralistes ou utilitaires de la littérature dans la célèbre préface à son roman épistolaire Mademoiselle de Maupin (1835). Il écrit aussi ses premières nouvelles comme La Cafetière (1831), dans une veine fantastique qu'il approfondira dans d'autres œuvres (Avatar en 1856, Le Roman de la momie en 1858).

En 1836, à la demande de Balzac, il donne des nouvelles et des critiques d'art au journal La Chronique de Paris. Il collabore ensuite intensément à d'autres journaux, en particulier La Presse d'Émile de Girardin : certains de ces textes seront regroupés plus tard en volumes (Les Grotesques, Souvenirs littéraires…). Il publie aussi des poèmes (La Comédie de la Mort, 1838) et s'essaie au théâtre (Une larme du diable, 1839). Entre mai et octobre 1840, il accomplit avec le photographe Eugène Piot, un grand voyage au-delà des Pyrénées. Il envoie ses impressions au journal La Presse. Gautier rapporte un carnet d'impressions (Voyage en Espagne) et de nouveaux poèmes (España, 1845). En 1846, il retourne en Espagne, invité par Louis-Philippe pour le mariage du Duc de Montpensier avec l'Infante. La nouvelle romantique Militona voit le jour en 1847. Elle se déroule à Madrid. D'autres voyages en Algérie, en Italie, en Grèce, en Égypte, nourriront aussi diverses publications.

En 1852, paraît Émaux et Camées, recueil de vers qu'il enrichit jusqu'en 1872 et qui fait de son auteur un chef d'école : Baudelaire dédie ses Fleurs du mal au « poète impeccable »[3] et Théodore de Banville salue le défenseur de « l'art pour l'art », précurseur des Parnassiens à la recherche du beau contre les épanchements lyriques des romantiques et valorisant le travail de la forme (« Sculpte, lime, cisèle » écrit Gautier dans son poème L’Art, dernière pièce de Émaux et Camées, édition de 1872).

En 1855, Gautier quitte la Rédaction du journal La Presse et entre au Moniteur Universel. Critique d'art et de spectacles, l'auteur fournit chaque mois de nombreux articles sur la peinture et la vie culturelle, ainsi que ses œuvres en avant-première. L’égyptologie est à la mode depuis que Champollion a découvert les secrets de l'écriture hiéroglyphique. Théophile Gautier passionne ses lecteurs, dès le 11 mars 1857, avec Le Roman de la Momie, une histoire d'amour qui se déroule au temps des pharaons. Paru en 1848 dans La Presse sous le titre Les Deux Étoiles, un roman où des aventuriers anglais tentent de délivrer Napoléon Ier de l'île de Sainte-Hélène est publié à partir du 24 juin 1865 dans L’Univers Illustré. Il s’intitulera alors La Belle Jenny[4].

Il continue à publier des articles ou des poèmes, mais aussi une biographie d'Honoré de Balzac ou des œuvres de fiction comme son roman de cape et d'épée Le Capitaine Fracasse (1863). Il est nommé bibliothécaire de la princesse Mathilde et fréquente les salons littéraires du Second Empire mais aussi le milieu de l'art, s’intéressant aux musiciens (il écrit sur Berlioz, Gounod, Wagner… et élabore le livret du ballet Giselle) comme aux peintres (Eugène Delacroix, Édouard Manet, Gustave Doré, Théodore Chassériau[5]…).

Il meurt en 1872 laissant l'image d'un témoin de la vie littéraire et artistique de son temps dont les conceptions artistiques ont compté et dont l'œuvre diverse est toujours reconnue.

Dans d'autres langues
العربية: تيوفيل غوتيه
azərbaycanca: Teofil Qotye
беларуская (тарашкевіца)‎: Тэафіль Гат’е
български: Теофил Готие
հայերեն: Թեոֆիլ Գոթիե
Bahasa Indonesia: Théophile Gautier
ქართული: თეოფილ გოტიე
latviešu: Teofils Gotjē
македонски: Теофил Готје
مازِرونی: تئوفیل گوتیه
Nederlands: Théophile Gautier
português: Théophile Gautier
srpskohrvatski / српскохрватски: Théophile Gautier
Simple English: Théophile Gautier
slovenčina: Théophile Gautier
slovenščina: Théophile Gautier
српски / srpski: Теофил Готје
українська: Теофіль Готьє
Tiếng Việt: Théophile Gautier