Terrorisme d'État

Le terrorisme d'État consiste en l'exercice de la terreur par un État sur sa propre population comme méthode de gouvernement. On peut se référer à la formule de Gérard Chaliand citée dans l'article « Terreur » : Il arrive à des États de recourir à la terreur comme mode de gouvernement « permettant au pouvoir en place de briser, à force de mesures extrêmes et d'effroi collectif, ceux qui lui résistent ». Le recours à la terreur rend illégitime, si l'on se réfère à la théorie des fondements du pouvoir d'État selon Hobbes, l'exercice par l'État de son monopole de la violence dès que, d'une part, celle-ci est en violation du contrat décrit par Thomas Hobbes selon lequel le citoyen accepte de renoncer à une partie de sa liberté pour contribuer à la protection de l'État et que, d'autre part, cette violence ne vise pas au maintien, menacé, de l'État mais à un accroissement de ses prérogatives.

Le terrorisme d'État pose donc un problème d'ordre éthique puisqu'il met en cause non seulement la relation entre l'État et la société civile, mais aussi la nature des rapports que l'État entretient avec la violence[1].

Un État terroriste est une entité politique territorialement distincte qui utilise la force et à la violence contre d'autres États ou leurs citoyens avec l'intention d'intimider ou de contraindre à accepter sans réserve son idéologie, et de réaliser ainsi une position dominante dans le monde ou de séjour permanent au pouvoir dans leur propre pays.

Kourapaty, région forestière à proximité de Minsk, fut le théâtre d'exécutions de masse commises envers la population civile de Biélorussie sur l'ordre de Staline de 1937 à 1941.
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