Santa María (1492)

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Santa María"
Image illustrative de l'article Santa María (1492)
Réplique de la Santa María
Type Caraque
Carrière
Pavillon Drapeau de l'Espagne  Monarchie espagnole

La Santa-María est un des trois navires ayant permis à Christophe Colomb de traverser l' océan Atlantique lors de sa première expédition, en 1492. Les deux autres bateaux sont la Niña et la Pinta.

Description

Ce navire est une caraque construite en Galice et propriété de Juan de la Cosa, elle était aussi surnommée La Gallega (la Galicienne). On estime qu'elle faisait 25 mètres de long [1] pour 8 mètres de large et jaugeait 223 tonneaux, avec un équipage de 40 marins. La longueur de sa quille était de 16 m et sa surface vélique de 270 m2.

C'est le navire amiral de la première expédition de Colomb qui dura un peu plus de deux mois, partant de Palos de la Frontera la nuit du et qui aborda l'île de Guanahani dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 octobre suivant. En fait Colomb dut faire une escale aux Canaries, dans l'île de La Gomera, pour se ravitailler et du fait d'une avarie de gouvernail (un sabotage a longtemps été suspecté). Afin de renforcer l'aspect mythique (et mystique) de ce premier voyage, Colomb déclara que la traversée avait duré 33 jours, en référence à l'âge du Christ. Il quitta La Gomera le 06 septembre 1492 mais fit débuter le véritable départ de l'expédition le 09 septembre 1492 en précisant qu'ils perdirent alors de vue l'île de Hierro, la plus occidentale des Canaries, plongeant alors dans l'inconnu (9 septembre- 12 octobre= 33 jours).

Les deux autres navires sont entrés dans l'histoire sous le nom de La Niña (la petite) et La Pinta (la peinte, la maquillée). Il s'agissait de deux caravelles, de plus petite taille que La Santa Maria - que le journal de voyage de Colomb nomme parfois la Maria Galanda (Marie-Galante, nom qu'il laissera à une île après la perte du vaisseau). Ces deux autres navires s'appelaient officiellement La Santa Anna et La Santa Clara.

Après un périple de plus de deux mois dans la mer des Caraïbes, La Santa Maria fit naufrage dans la nuit de Noël de la même année, sur les côtes d' Hispaniola au large de Cap-Haïtien. Par la suite, son bois servit à la construction du fort de La Navidad, premier établissement européen au « Nouveau Monde » situé à une dizaine de kilomètres plus à l'est, sur le site du village d'En Bas Saline, près de la localité de Bord de Mer sur le territoire de l'actuelle commune de Limonade [2]. Colomb y laissa 39 de ses hommes d'équipage qui furent tous massacrés par les Indiens Taïnos, avant le retour du navigateur.

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