Réacteur nucléaire à sels fondus

Le réacteur nucléaire à sels fondus (RSF) (en anglais, molten salt reactor : MSR) est un concept de réacteur nucléaire dans lequel le combustible nucléaire se présente sous forme liquide, dissous dans du sel fondu (600 à 900 °C) qui joue à la fois le rôle de caloporteur et de barrière de confinement. Le réacteur peut être modéré par du graphite (neutrons thermiques) ou sans modérateur (neutrons rapides).

Le concept était étudié en laboratoire pendant les années 1960, puis délaissé dans les années 1970 faute de financement et malgré des résultats probants. À partir des années 2000, il est à nouveau évalué puis retenu dans le cadre du Forum International Génération IV [1],[2]. En 2011, il fait l'objet de recherches en vue d'un déploiement comme réacteur de quatrième génération avec cependant une date prévisionnelle d'industrialisation plus éloignée que certains des autres concepts étudiés. De nombreuses conceptions de centrale nucléaire sont fondées sur ce type de réacteur, mais il y a eu peu de prototypes construits et aucun n'est en service depuis l'arrêt du réacteur expérimental à sels fondus en 1969. La Chine finance avec l'aide des États-Unis un ambitieux programme de recherche pour développer cette technique à l'échelle industrielle[3],[4]. De son côté, l'Union européenne a lancé le projet SAMOFAR (Safety Assessment of the Molten Salt Fast Reactor)[5], piloté par l'université de technologie de Delft et regroupant plusieurs laboratoires ou entreprises européennes de renom comme le CNRS, l'IRSN, le CEA, AREVA, EDF, le PSI et l'université de Karlsruhe.

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