Pyromanie

La pyromanie est une impulsion caractérisée par une fascination extrême pour le feu chez l'individu. Dans les cas les plus graves, cette monomanie se traduit par des pulsions qui poussent le patient à provoquer lui-même des incendies comme exutoire à un excès de tension qui provoque soulagement et gratification. Le pyromane est distinct de l' incendiaire criminel ou volontaire, du psychotique, et n'agit ni par goût du lucre, ni pour des raisons politiques, ni par désir de vengeance.

Histoire

Naissance du concept

Pendant longtemps (environ jusqu'à la fin du e siècle), les incendiaires sont considérés comme des criminels ou parfois comme des simples d'esprit. Les progrès de la psychologie clinique et de l'étude des troubles du comportement vont amener une plus grande diversité des diagnostics. Les pathologistes allemands, notamment Friedrich Benjamin Osiander  (en) (1759-1822) ou son élève Christian Heinrich Adolph Henke (1775-1843), observent que certains cas d'incendiaires relèvent d'un trouble du comportement qu'ils ne nomment pas encore pyromanie [1]. Le spécialiste de médecine légale, G.H. Masius (Manuel de médecine légale, 1822), parle d'un « instinct particulier à incendier, instinct qui naît d'un travail d'évolution anormal » [2]. Conscient de la conséquence qu'aurait la reconnaissance d'une telle pathologie en restreignant la culpabilité du sujet incendiaire, Masius réclame que le concept soit soumis à un examen rigoureux. Le concept d'un trouble du comportement est entretemps associé à celui de monomanie par Jean-Étienne Esquirol (1772-1840) qui mentionne la monomanie incendiaire sans s'y attarder [1]. Le docteur Charles Chrétien Henri Marc (1771-1841) reprend l'expression [3] avant d'utiliser le mot « pyromanie » [1], [4] pour distinguer les actes incendiaires dus à la malveillance ou au désir de vengeance, de ceux qui « tirent leur source d'une affection particulière du cerveau » [3]. Selon lui, la pyromanie peut correspondre à des troubles du développement de la maturité sexuelle chez les sujets âgés de 12 à 20 ans [4], ces causes physiques privant le pyromane de sa « liberté morale » au moment de la crise incendiaire. Ces travaux, comme ceux de Prosper Lucas, auront une importance dans l'évolution de l'évaluation des incendiaires par l'expertise médico-légale.

Évolution aux XIXe et XXe siècles

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