Première République (France)

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République française
Première République

1792 – 1804
(11 ans, 7 mois et 27 jours)

Drapeau
Pavillon national de février 1794, en usage sur mer seulement
Description de cette image, également commentée ci-après
La République française et son territoire en 1800.
Informations générales
StatutRégime d'assemblée
Texte fondamentalConstitution de l'an I
CapitaleParis
LangueFrançais
MonnaieFranc français
Démographie
Population 179528 103 000 hab.
180129 361 000 hab.
Histoire et événements
Prise des Tuileries et chute de la monarchie : suspension de Louis XVI.
Bataille de Valmy
Abolition de la royauté. La Convention nationale fonde la Première République.

2 pluviôse An I
Exécution de Louis XVI

19 fructidor an I
Début de la Terreur

15 vendémiaire an II
Entrée en vigueur du Calendrier républicain. L'an I de la République correspond au 22 septembre 1792.

9 thermidor an II
9 thermidor : fin de la Terreur avec la chute de Robespierre.

4 brumaire an IV
4 brumaire : Directoire

18 fructidor an V
Coup d'État du 18 fructidor an V pour neutraliser la majorité royaliste.

18 brumaire an VIII
Coup d'État du 18 brumaire : début du Consulat. Met fin à la Révolution initiée en 1789.

28 floréal an XII
Proclamation de l'Empire
Groupe dominant (Convention nationale)
17921793Girondins : Brissot, Vergniaud, Condorcet, Isnard, Roland...
17931794Montagnards : Robespierre, Danton, Desmoulins, Marat, Saint-Just ...
17941795Thermidoriens : Carrier, Fouché, Barras, Fréron, Tallien...
Cinq Directeurs (Directoire)
17951799Barras et 4 autres Directeurs
Premier Consul (Consulat)
17991804Napoléon Bonaparte

Entités suivantes :

La Première République, officiellement nommée République française, est le nom conventionnellement donné par les historiens à l'ensemble des régimes parlementaires de la France entre septembre 1792 et mai 1804. Amenée par la Révolution française, la Première République succède à la monarchie constitutionnelle qui disparaît le 10 août 1792 avec la prise du palais des Tuileries par les sans-culottes, annonçant une nouvelle guerre d'exercice du pouvoir en Europe. Elle exerce sa souveraineté sur les territoires actuels de la France et sur toutes les provinces du Saint-Empire situées sur la rive gauche du Rhin et formant les territoires actuels de la Belgique, du Luxembourg et d'une partie de l'actuelle République fédérale d'Allemagne.

Le , les députés de la Convention, réunis pour la première fois, décident à l'unanimité de l'abolition de la monarchie constitutionnelle en France[1].

Bien que la République n'ait jamais été officiellement proclamée, le , la décision est prise de dater les actes de l'an I de la République. Le , la République est déclarée « une et indivisible »[2]. De 1792 à 1802, la France est en guerre avec le reste de l'Europe. Elle connaît également des conflits intérieurs, avec les guerres de Vendée.

La République française, avant l'Empire, passa par trois formes de gouvernement ou régime politique différents :

  • Le Consulat, entre le 10 novembre 1799 et le 18 mai 1804, est issu du coup d'État du 18 brumaire et défini par la Constitution de l'an VIII. Le Consulat prend fin avec l'instauration du Premier Empire. Dans la Constitution de l'an XII, il est précisé que le gouvernement de la République est confié à un empereur héréditaire. L'usage du nom de République, qui avait alors son sens latin d'organisation de l'État ou d'État, dans le sens que Jean Bodin donnait à ce mot[3] appliqué à la royauté, tombe ensuite en désuétude pour disparaître complètement en 1808. Lorsqu'il sera repris il signifiera uniquement un système démocratique électif.

La fin de la monarchie constitutionnelle

L'Empereur Léopold II principalement occupé par son conflit avec l'Empire ottoman et par le partage de la Pologne ne se préoccupait guère des troubles intérieurs de la France[4], lorsque, le 20 avril 1792, tous les députés de l'Assemblée nationale législative, qui détient alors le pouvoir, et ceci bien avant la proclamation de la République, votèrent « avec joie »[5] unilatéralement la guerre au « roi de Bohême et de Hongrie » c'est-à-dire à l'Empereur. Cette déclaration de guerre avait comme but de détourner les citoyens des problèmes de politique intérieure[6] et des troubles sociaux.

La déclaration de guerre à peine votée la France, espérant une victoire rapide, envahit le territoire du Saint-Empire et dans le but de s'emparer de Mons livre sans succès le combat de Quiévrain les 29 et 30 avril 1792, celui de Marquain le 29 avril 1792, attaque sans succès Tournai et doit faire face à une contre-offensive.

En juillet 1792, le duc de Brunswick, général des armées austro-prussiennes, fait publier le manifeste de Brunswick, dans lequel il fait peser la menace d'une destruction de Paris en cas d'atteinte à Louis XVI ou à la reine. Cette déclaration provoqua des effets inverses à ceux escomptés. En effet, la menace étrangère qui pèse alors sur la France ne fera qu'exacerber les troubles politiques issus de la Révolution et augmentera le ressentiment des différentes factions politiques vis-à-vis de l'Europe anti-révolutionnaire.

Durant les violences du 10 août 1792, une foule de Parisiens, qui n'ont pas oublié les tueries orchestrées par La Fayette (massacre de Nancy, fusillade du Champ de Mars en juillet 1791) prend d'assaut le palais des Tuileries et massacre près de 600 gardes suisses, puis appelle à la chute de la monarchie. La famille royale se réfugie dans la salle du Manège, qui abritait alors l'Assemblée législative. La peur d'un nouveau mouvement anti-révolutionnaire fit éclater de nouvelles violences. Pendant la première semaine de septembre 1792, des foules de Parisiens s'introduisirent dans les prisons de la ville pour en tuer plus de la moitié des prisonniers, dont des nobles, des membres du clergé, des prisonniers politiques, mais aussi des criminels de droit commun, comme des prostituées, des voleurs, des meurtriers, etc. Ces épisodes tragiques sont connus sous le nom de « massacres de septembre ».

Dans d'autres langues
Bahasa Indonesia: Republik Pertama Perancis
srpskohrvatski / српскохрватски: Prva Francuska Republika
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