Pierre Devoluy

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Pierre Devoluy
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Pierre Devoluy
Nom de naissance Paul Gros-Long
Naissance
Châtillon-en-Diois
Décès
Nice
Activité principale
Distinctions
Capoulié du Félibrige, commandeur de la Légion d'honneur
Auteur
Langue d’écriture occitan et français
Mouvement félibrige
Genres
Adjectifs dérivés Dévoluiste (personne se réclamant du dévoluisme, c'est-à-dire de la façon que Pierre Devoluy eut de concevoir le Félibrige)

Compléments

Polytechnicien, colonel du Génie

Paul Gros-Long, dit Pierre Devoluy, né à Châtillon-en-Diois ( Drôme) le et mort à Nice ( Alpes-Maritimes) le 6 mars 1932, est un poète, romancier et journaliste français.

Biographie

Article "Courrier d'Occitanie" dans la revue Les Partisans du 5 janvier 1901.

Polytechnicien, officier du Génie - il termine sa carrière avec le grade de colonel -, Pierre Devoluy s'illustre à partir de 1888 au sein du mouvement symboliste aux côtés de René Ghil et à partir de 1894 au sein du Félibrige, à la tête duquel il exerce les fonctions de capoulié de 1901 à 1909 après avoir été élu majoral en 1900 (Cigalo de Seloun). Poète, polémiste, il est le directeur du journal Prouvènço ! devenu Vivo Prouvènço !, de 1905 à 1914, ayant, entre autres collaborateurs, le linguiste Jules Ronjat. Conscient que l'avenir de la revendication félibréenne est dans le peuple, il réorganise le Félibrige en 1905 avec l'objectif d'en faire un grand mouvement d'éducation aux valeurs de la langue et de l'histoire. Sa conception positiviste de la doctrine mistralienne dont il se fait le théoricien lui vaut l'adhésion et le soutien de toute une génération de félibres ( Folco de Baroncelli, Joseph d'Arbaud, Jules Ronjat, Albert Dugat, Léon Teissier, Pierre Azéma, Pierre Fontan, François Jouve, Michel Camélat, Albert Dujarric-Descombes, Sully-André Peyre...) mais aussi des inimitiés qui l'amènent à démissionner de sa charge en 1909. Confident de Mistral, il en publie les Discours e Dicho (1906). Mme Mistral lui demande après la mort de son mari d'assurer l'édition et la traduction des inédits de Mistral ; ce qui donne lieu à la publication du poème Li Meissoun (1926) ainsi qu'à celle, chez l'éditeur Bernard Grasset, des trois volumes des Proso d'Armana (1926 et suiv.). Ayant pris sa retraite à Nice, alors même qu'il se fait le romancier des Cévennes protestantes à travers sa trilogie La Cévenne embrasée et qu'il remet à l'honneur les psaumes huguenots, il est amené à exercer les fonctions d'adjoint au maire Jean Médecin et, au-delà de la vie intellectuelle locale, en participant notamment à la création du Centre Universitaire Méditerranéen, à collaborer régulièrement à L'Éclaireur de Nice de 1919 à 1932 avec plus de 600 articles publiés sous son nom.

Outre sa collaboration à Prouvènço ! et Vivo Prouvènço !, Pierre Devoluy a collaboré à bon nombre de journaux, revues et almanachs d'expression provençale : La Cigalo d'Or, La Cisampo, L'Armana Prouvençau, L'Armana dóu Ventour, L'Aiòli, Lou Gau, Reclams de Biarn e Gascougne, Lou Bournat, La Revue Félibréenne, Le Feu... ; il a aussi apporté sa collaboration à plusieurs périodiques d'expression française : Chimère (dont il fut le secrétaire de rédaction), La Plume, La Revue Indépendante, Écrits pour l'Art, Foi et Vie, La Revue Universelle, La Revue de France...

Pierre Devoluy était commandeur de la Légion d'honneur (1924). Marié à Lucie Serres, d'origine cévenole, il eut deux filles, Magali (sans descendance) et Nerto, épouse Bayle (dont descendance). Il repose dans le cimetière protestant de Châtillon-en-Diois. Son nom a été donné à plusieurs rues ou places (Arles, Avignon, Châtillon-en-Diois, Grasse, Nice, Nîmes, Toulon) et trois plaques rappellent son souvenir, l'une à Châtillon-en-Diois sur sa maison natale et deux autres au 35, boulevard Carabacel à Nice, où il mourut. Son nom a été donné à un pic des Cévennes, au-dessus de Sainte-Croix Vallée Française, à l'initiative du Club Cévenol.

Dans d'autres langues
español: Pèire Devoluy