Parti socialiste des travailleurs (États-Unis)

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Parti socialiste des travailleurs
(en) Socialist Workers Party
Présentation
Fondation1938
SiègeNew-York
IdéologieTrotskysme
Couleursrouge
Site webhttp://www.themilitant.com/index.shtml

Le Parti socialiste des travailleurs, (en anglais Socialist Workers Party ou SWP) est un parti politique américain trotskyste. Créé début 1938, c'est l'héritier de la Ligue communiste d'Amérique, elle-même fondée par des sympathisants trotskystes en 1928. Longtemps proche de la Quatrième Internationale - Secrétariat Unifié (QI-SU), le SWP s'en est éloigné dans les années 1980 jusqu'à la quitter officiellement en 1990. Influent dans les années 1960-1970 où il participa au mouvement pour les droits civiques et à la protestation contre la guerre du Viêt Nam, son importance a progressivement décliné depuis.

Création et Seconde Guerre mondiale

Le SWP fut créé lors de la Convention du - qui suivait l'exclusion des ex-membres de la Ligue communiste d'Amérique (CLA) du Parti socialiste d'Amérique (SP). Parmi eux, James P. Cannon, Max Shachtman et James Burnham - ces deux derniers quittant le parti dès 1940 sur un désaccord avec Trotsky et Cannon concernant à la fois la nature de l'URSS et leur refus de soutenir ce dernier dans la guerre, alors que l'URSS et l'Allemagne nazie avaient signé un pacte de non agression et que l'Union Soviétique venait d'envahir la Finlande.

En 1941, le SWP fut la première victime du Smith Act de 1940, loi qui interdisait la publication d'ouvrages ou d'articles révolutionnaires. Des dizaines de cadres-dirigeants du parti, dont James P. Cannon, Carl Skoglund, Farrell Dobbs, Grace Carlson, Harry DeBoer, Max Geldman et Albert Goldman, ainsi que plusieurs syndicalistes de l'United Auto Workers de Minneapolis, proches du SWP, furent ainsi inculpés. Le SWP soutenait alors la Proletarian Military Policy (en), une politique de la Quatrième Internationale prenant cadre dans son « programme de transition », qui visait à transformer la « guerre impérialiste » en « guerre révolutionnaire ». À cet effet, il refusait de déclarer une trêve sociale et continuait à tenter d'organiser des grèves, soutenant par ailleurs le Mouvement de la marche sur Washington organisé par les militants noirs des droits civiques Bayard Rustin et A. Ph. Randolph. En tout, 28 militants furent ainsi inculpés sous le Smith Act et le Sedition Act (en) de 1861 qui n'avait jamais été utilisé jusqu'alors.

Le procès fédéral commença en octobre 1941 à Minneapolis, la plupart des preuves étant tirées de déclarations publiques des cadres du SWP ou d'ouvrages communistes de Marx, Lénine ou Trotsky. 18 des inculpés furent jugés coupables d'infraction au Smith Act, c'est-à-dire d'avoir distribué des écrits subversifs, et furent condamnés à entre 12 et 16 mois de prison. Les derniers condamnés furent libérés en février 1945.

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