Opération Barbarossa

Opération Barbarossa
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Concentration de véhicules et de tanks panzer III en Pologne, à la veille du déclenchement de l'opération Barbarossa.
Informations générales
Date – janvier-février 1942
Lieu Europe de l'Est et Europe du Nord
Issue Victoire opérationnelle allemande mais défaite stratégique majeure
Belligérants
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Commandants
Forces en présence
Au  :
3 800 000 soldats[1]

4 300 chars
4 389 avions
Au  :
2 680 000 soldats[1]
puis 5 500 000
15 000−25 000 chars
35 000−40 000 avions
(11 357 prêts au combat le )
Pertes
Total : 800 000[2] dont
  • 167 347 tués au combat[2]
  • 600 584 blessés
  • 34 527 disparus
  • La moitié des blindés et des avions engagés est hors de combat
Total : 4 000 000 dont
  • 566 852 morts tués au combat[3]
  • 235 339 morts tués de causes non liées au combat[3]
  • 1 336 147 blessés[3]
  • 2 335 482 disparus[3]
  • 3 355 499 prisonniers[4]
  • 20 500 chars détruits[5]
  • 21 200 avions détruits[6]
  • Seconde Guerre mondiale

    Batailles

    Front de l’Est
    Prémices : Campagne de Pologne · Guerre d’Hiver


    Guerre Germano-sovietique :

    • 1941 : L'invasion de l'URSS

    Opération Barbarossa
    Front Nord : Guerre de Continuation · Opération Silberfuchs · Siège de Léningrad
    Front Central : 2e bataille de Brest-Litovsk · Bataille de Białystok–Minsk · 1re bataille de Smolensk · Bataille de Kiev
    Front Sud : Siège d'Odessa · Campagne de Crimée

    • 1941-1942 : La contre-offensive soviétique

    Front Nord : Poche de Demiansk · Poche de Kholm
    Front Central : Bataille de Moscou
    Front Sud : Seconde bataille de Kharkov

    • 1942-1943 : De Fall Blau à 3e Kharkov

    Front Nord : Offensive Siniavino · Opération Iskra · Bataille de Krasny Bor · Opération Polyarnaya Zvezda
    Front Central : Opération Mars
    Front Sud : Bataille du Caucase (opération Fall Blau) · Bataille de Stalingrad · Opération Uranus · Opération Saturne · Offensive Ostrogojsk-Rossoch · Offensive Voronej-Kastornoe · Troisième bataille de Kharkov

    • 1943-1944 : Libération de l'Ukraine et de la Biélorussie

    Front Central : 2e bataille de Smolensk · Opération Bagration
    Front Sud: Bataille de Koursk · Bataille du Dniepr · Offensive Dniepr-Carpates · Offensive de Crimée · Offensive Lvov-Sandomir

    • 1944-45 : Campagnes d'Europe centrale et d'Allemagne

    Allemagne : Offensive Vistule-Oder · Offensive de Poméranie orientale · Siège de Breslau · Offensive de Prusse-Orientale · Bataille de Königsberg · Bataille de Seelow · Bataille de Bautzen · Bataille de Berlin · Capitulation allemande
    Front Nord et Finlande : Guerre de Laponie · Offensive Leningrad–Novgorod · Bataille de Narva
    Europe orientale : Insurrection de Varsovie · Soulèvement national slovaque · Bataille de Budapest · Offensive Vienne · Insurrection de Prague · Offensive Prague · Bataille de Slivice


    Front d’Europe de l’Ouest


    Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


    Bataille de l’Atlantique


    Guerre du Pacifique


    Guerre sino-japonaise


    Théâtre américain

    L’opération Barbarossa (en allemand : Unternehmen Barbarossa), nommée en référence à l'empereur Frédéric Barberousse, est le nom de code désignant l'invasion par le IIIe Reich de l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Le , l’Allemagne nazie et l’Union soviétique signent un traité de non-agression et de partage de l'Est de l'Europe. Cependant, le , moins d’un an après, Hitler demande à son état-major de préparer un plan d’invasion de l’Union soviétique. Confiant, il déclenche le , un an exactement après la signature de l'armistice entre la France et le IIIe Reich[7], l’opération Barbarossa. Celle-ci ouvre le front de l’Est, qui devient le principal théâtre d’opérations de la guerre terrestre en Europe. Elle sera aussi à l'issue de la guerre le facteur crucial dans la défaite du Troisième Reich nazi. Les plus importantes et sanglantes batailles terrestres de la Seconde Guerre mondiale s’y déroulèrent. La convention de Genève n’y était pas appliquée et les prisonniers, maltraités et affamés, connurent des mortalités de masse. De 1941 à 1945, 80 % des pertes de la Wehrmacht sont subies sur le front russe[8].

    L'opération Barbarossa est la plus grande invasion de l’histoire militaire en termes d’effectifs engagés et de pertes[9] : près de quatre millions de soldats de l’Axe pénètrent en Union soviétique. En plus des troupes, l’opération Barbarossa a mobilisé 600 000 véhicules et 600 000 chevaux. Cette invasion marque aussi un tournant dans la guerre, jusqu’alors encore assez localisée et européenne. Elle va bientôt embraser le monde entier.

    La Wehrmacht possède une supériorité initiale considérable en hommes (de deux contre un au minimum) et en équipements. Elle est mieux organisée, bien mieux commandée et dispose, du moins jusqu’à la gigantesque bataille de Koursk de , d’une incontestable supériorité tactique. Elle bénéficie de l’effet de surprise. L’Armée rouge, décapitée par les Grandes Purges, dispose cependant d’importantes réserves humaines et d’avantages matériels (bases industrielles, armements). Après le choc initial, dès que soldats et populations réalisèrent que l’envahisseur ne serait pas un libérateur après vingt ans de répression sous la férule d’un État en guerre permanente contre sa propre société, l’éveil du patriotisme russe permettra à Staline de compter sur la troupe et le peuple pour sauver le régime en même temps que le pays. En ne laissant aux « Untermenschen » d’autre alternative que la mort ou l’esclavage, le nazisme joua un rôle clé dans ce sursaut patriotique et dans le virage nationaliste du stalinisme. Par ailleurs, à l’arrière du front, les SS et les Einsatzgruppen massacrent un million de juifs et autant de civils slaves.

    Comme en 1914 au début de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne entend agir rapidement : le plan Barbarossa fixe à quatre mois le délai nécessaire à l’anéantissement militaire de l’Union soviétique. En pratique, l’opération Barbarossa dure de à janvier-février 1942, l’échec allemand de la bataille de Moscou achevant la première phase du conflit sur le front russe. Les « justifications » du Reich de cette invasion sont historiques (récupération de territoires perdus à la suite du traité de Versailles), stratégiques (conquête rapide du cœur économique russe, levier de la domination globale du continent eurasiatique), militaires (vaincre une puissance voisine disposant d'une importante armée et ainsi apparaître comme le vainqueur incontestable du second conflit mondial) et idéologiques (la mise en œuvre géopolitique des plans nazis pour abattre le communisme et pour conquérir un espace vital à l’est : le Lebensraum).

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