Novy Mir

Novy Mir
Pays Drapeau de la Russie  Russie
Langue russe
Périodicité mensuel
Genre magazine littéraire
Date de fondation 1925
Ville d’édition Moscou

Rédacteur en chef Andreï Vassilievski (Василевский Андрей Витальевич)
Site web http://magazines.russ.ru/novyi_mi/

Novy Mir (en russe : Новый мир ; en français Nouveau monde) est un magazine littéraire publié à Moscou depuis 1925. Conçu comme outil de communication de l' Union des écrivains soviétiques, le mensuel ne retrouve son indépendance qu'en 1991, après la dislocation de l'URSS. Néanmoins, dès les années 1930 il est considéré comme le plus important dans son genre par la société soviétique [1]. Parmi ses publications les plus remarquées on peut citer L'Homme noir de Sergueï Essénine (1926), L'Homme ne vit pas seulement de pain de Vladimir Doudintsev (1956), Une journée d'Ivan Denissovitch d' Alexandre Soljenitsyne, Les Rêves de la louve (Plakha) de Tchinguiz Aïtmatov (1986), Sonietchka de Lioudmila Oulitskaïa (1993), La Liberté de Mikhaïl Boutov (1999) [1].

Historique

Les premiers numéros ont été publiés en 1916–1917 par des révolutionnaires sociaux-démocrates russes émigrés à New York jusqu'à leur retour en Russie après la révolution de Février 1917. Le magazine était édité par Nikolaï Boukharine et Alexandra Kollontaï, brièvement rejoints par Léon Trotski quand il arriva à New York en janvier 1917. V. Volodarski était l'un des contributeurs.

Sous la direction d' Alexandre Tvardovski, dans les années 1960, Novy Mir opère un tournant dans sa ligne éditoriale. En profitant de la période de « dégel », elle va publier des textes critiques vis-à-vis du régime comme L'Homme ne vit pas seulement de pain de Vladimir Doudintsev en 1956. Ainsi en 1962, la revue publie Une journée d'Ivan Denissovitch d' Alexandre Soljenitsyne. Cette publication en pleine déstalinisation constitue la première dénonciation d'ampleur du Goulag. La revue continuera sous cette ligne jusqu'à ce qu'Alexandre Tvardovski soit contraint à la démission en 1970.

À partir de 1986, pendant la glasnost et l'arrivée à sa tête de Sergueï Zalyguine, Novy Mir reprend sa tradition de publication de textes dissidents. Elle publiera également des écrivains auparavant censurés en URSS tels que George Orwell, Joseph Brodsky et Vladimir Nabokov.

Dans d'autres langues
Deutsch: Nowy Mir
English: Novy Mir
Esperanto: Novij Mir
suomi: Novyi mir
galego: Novy Mir
italiano: Novyj Mir
മലയാളം: നൊവി മിർ
polski: Nowyj Mir
română: Novîi Mir
русский: Новый мир
svenska: Novyj Mir
українська: Новый мир