Nice

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Nice
Nice
Vue générale de la ville.
Blason de Nice
Blason
Nice
Logo
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionProvence-Alpes-Côte d’Azur
DépartementAlpes-Maritimes (préfecture)
ArrondissementNice (chef-lieu)
CantonBureau centralisateur de Nice-1, Nice-2, Nice-3, Nice-4, Nice-5, Nice-6, Nice-7, Nice-8 et Nice-9
IntercommunalitéMétropole Nice Côte d'Azur
(siège)
Maire
Mandat
Christian Estrosi (LR)
2017-2020
Code postal06000, 06100, 06200 et 06300
Code commune06088
Démographie
GentiléNiçois
Population
municipale
342 522 hab. (2015 en diminution de 0,23 % par rapport à 2010)
Densité4 763 hab./km2
Population
aire urbaine
1 004 826 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées43° 41′ 45″ nord, 7° 16′ 17″ est
AltitudeMin. 0 m
Max. 520 m
Superficie71,92 km2
Localisation

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Nice

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Nice
Liens
Site webnice.fr
Vue orientée ouest depuis un quai de la baie et de la plage de Nice.
La plage de Nice et la baie des Anges vues du quai Rauba-Capeù.
Vue aérienne de Nice orientée nord avec les pistes de l'aéroport en bas à gauche.
Nice vue par le satellite Spot.

Nice — prononcé [nis] (Nissa ou Niça en nissart, Nizza ou Nizza Marittima en italien) — est une commune du Sud-Est de la France, préfecture du département des Alpes-Maritimes et deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur derrière Marseille. Située à l'extrémité sud-est de la France, à une trentaine de kilomètres de la frontière franco-italienne, elle est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon.

Avec 342 522 habitants au dernier recensement de 2015, elle est la cinquième commune de France en population (après Paris, Marseille, Lyon et Toulouse). Elle est située au cœur de la septième aire urbaine de France, avec 1 004 914 habitants en 2012[1]. La ville est le centre d'une métropole, Nice Côte d'Azur[2], qui rassemble quarante-neuf communes et 537 769 habitants en 2012[3], 536 327 en 2013. La population du Scot de Nice (Schéma de cohérence territoriale), créé en 2003 et regroupant vingt-neuf communes, est estimée à 517 500 habitants en 2005[4].

Située entre mer et montagnes, capitale économique et culturelle de la Côte d'Azur, Nice bénéficie d'importants atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les administrations (publiques ou privées) occupent une place importante dans l'activité économique de la ville. Elle possède la deuxième capacité hôtelière du pays[5], après Paris, et accueille chaque année 4 millions de touristes[6]. Elle dispose également du troisième aéroport de France[7],[8] (le premier de province) et de deux palais des congrès consacrés au tourisme d'affaires. La ville possède aussi une université et plusieurs quartiers d'affaires. Nice est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle possède ainsi de nombreux musées (il s'agit même de la ville qui en compte le plus en France, après Paris), un théâtre national, un opéra, une bibliothèque à vocation régionale, un conservatoire à rayonnement régional et des salles de concert.

Capitale de la Viguerie de Nice, elle faisait autrefois partie du Comté de Provence, avant de choisir la protection du Comté de Savoie suite à la guerre civile provençale de l'Union d'Aix gagnée par les pro-angevins (Marseille, Arles, Antibes, etc.) face aux pro-carlistes (Aix, Toulon, Nice, etc.). Son territoire et les autres vigueries sont renommées Terres Neuves de Provence par la Savoie en 1388 (Acte de Dédition) pour devenir en 1526 la capitale du Comté de Nice. En 1713, la Savoie obtient, par héritage, la Sicile qu'elle échange ensuite en 1720 avec la Sardaigne donnant naissance au Royaume de Piémont-Sardaigne. Ce nouvel ensemble, installé des deux côtés des Alpes, forme ainsi l'un des États italiens pré-unitaires, dont la capitale est fixée à Turin. Nice ne devient définitivement française qu'en 1860, un an avant la réalisation de l'unité italienne. Ses habitants sont appelés les Niçoises et Niçois (Nissarda et Nissart en niçois).

Géographie

Localisation

Nice est située dans l’extrême sud-est de la France continentale, non loin de la frontière italienne (trente kilomètres), au bord de la Méditerranée. Elle fait partie de la Riviera dont elle est l'extrémité occidentale. Elle est bordée par la baie des Anges, et est entourée de plusieurs collines. La cité est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille, la capitale régionale, 200 km de Gênes, et 206 km de Turin, la capitale historique du Royaume. Même si la délimitation de la Côte d'Azur est mal définie, il s'agit sa plus grande ville. La ville se trouve en position excentrée par rapport au territoire national, comme au sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Communes limitrophes

Hydrographie

Elle est délimitée par le fleuve Var à l'ouest et le mont Boron à l'est. Elle est traversée du nord au sud par le Magnan[9], ainsi qu'à l'est par le Paillon[10] qui conflue avec la Banquière[11], sous l'autoroute A8, juste en bas du vallon de la Lauvette et du quartier de l'Ariane, au nord-est de Nice.

Climat

Article connexe : Climat des Alpes-Maritimes.

Le climat de la ville correspond aux normes du climat méditerranéen[12] et subtropical comme à Menton avec des températures annuelles maximales proches des 20 °C. Les gels étant très rares (1,4 nuit par an 1981-2010), ils sont souvent absents plusieurs années consécutives (comme en 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, 2008, 2007, 2006, etc[13]) et faibles et brefs quand ils se produisent, ce qui en fait une particularité du climat méditerranéen en France que l'on retrouve principalement sur l'Est du littoral azuréen. Ainsi les hivers sont doux et humides, et les étés chauds et secs, car la ville est protégée des vents venant du nord et de l'ouest grâce aux Alpes. Durant l'été, les amplitudes thermiques restent également peu marquées avec des nuits très douces voire chaudes (plus de 20 à 22 °C), les précipitations sont extrêmement faibles, avec une moyenne de 21,4 mm par mois de juin à août. À l'inverse, l'automne est une période soumise à des pluies importantes avec 103,3 mm de moyenne par mois de septembre à novembre et à des orages parfois violents en raison de la température de la mer Méditerranée encore très chaude en cette saison (20−24 °C), ce qui amène, comme en 2014, à la formation de tempête subtropicale, sorte de cyclone à échelle réduite : un medicane. Cette période est également marquée par la présence lors de certaines années du sirocco. En plus d'apporter une légère vague de chaleur, ce vent transporte du sable saharien.

Nice est une des villes françaises comptant un grand nombre de jours d’orage avec 31 jours par an en moyenne. Des orages, parfois violents, se développent en mer et se bloquent contre les chaînes montagneuses qui encerclent la ville. Cette enclave entre la mer et les reliefs permet aux orages de stagner sur la ville.

La station Météo est située à quatre mètres d'altitude, à l'aéroport de Nice-Côte d’Azur (latitude 43°39'00"N longitude 07°12'00"E[14]) ; elle est à 6 km au sud-ouest du centre de Nice par la route.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Nice 2 724 733 1 31 1
Paris 1 661 637 12 18 10
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75
Tableau climatique de Nice - Côte d'Azur (06) - Altitude 4m
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5,3 5,9 7,9 10,2 14,1 17,5 20,3 20,5 17,3 13,7 9,2 6,3 12,4
Température moyenne (°C) 9,2 9,7 11,6 13,6 17,4 20,9 23,8 24,1 21 17,4 12,9 10,1 16
Température maximale moyenne (°C) 13,1 13,4 15,2 17 20,7 24,3 27,3 27,7 24,6 21 16,6 13,8 19,6
Record de froid (°C)
date du record
−7,2
1985
−5,8
1986
−5
1971
2,9
1970
3,7
1945
8,1
1969
11,7
1969
11,4
1948
7,6
1972
4,2
1950
0,1
1998
−2,7
1973
−7,2
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
22,5
2012
25,8
1990
26,1
2007
26
1946
30,3
1972
36,8
1945
37
2015
37,7
2006
33,9
1962
29,9
1981
25,4
2004
22
1954
37,7
2006
Ensoleillement (h) 158 171 217 224 267 306 348 316 242 187 149 139 2 724
Précipitations (mm) 69 44,7 38,7 69,3 44,6 34,3 12,1 17,8 73,1 132,8 103,9 92,7 733
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
13,1
5,3
69
 
 
 
13,4
5,9
44,7
 
 
 
15,2
7,9
38,7
 
 
 
17
10,2
69,3
 
 
 
20,7
14,1
44,6
 
 
 
24,3
17,5
34,3
 
 
 
27,3
20,3
12,1
 
 
 
27,7
20,5
17,8
 
 
 
24,6
17,3
73,1
 
 
 
21
13,7
132,8
 
 
 
16,6
9,2
103,9
 
 
 
13,8
6,3
92,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Pollution

La source principale de pollution atmosphérique sur la zone de Nice est le transport routier puisqu’il représente 71 % des émissions d’oxydes d’azote (NOx) et 84 % des émissions de particules PM10. Les transports non routiers et les émissions industrielles constituent les autres émetteurs[15].

L’impact sanitaire d’une exposition chronique à la pollution urbaine est estimé à environ 500 décès anticipés annuels en moyenne sur la période d’étude [2004-2006] pour la population générale[15].

Site

Vue orientée sud depuis une colline de la ville de Nice avec la mer en haut au fond.
Vue depuis le nord de la ville. Au 1er plan, la cité HLM de Saint-Charles, la colline de Cimiez, au second plan Nice-Ville, et en arrière-plan la baie des Anges.

La ville est située au fond de la baie des Anges, abritée du vent par un amphithéâtre de collines, dans une étroite cuvette montagneuse appuyée au massif du Mercantour, limitée à l'ouest par la vallée du Var et à l'est par le mont Boron. Le premier site de Nice fut la colline du Château, qui fut entièrement militarisé avant d'être détruit par Louis XIV. Nice s'est développée au pied de cette colline en se limitant à la partie comprise entre le Paillon et la mer, qui constitue aujourd'hui le Vieux-Nice aux ruelles étroites. C'est surtout après le rattachement à la France que la ville s'est étendue au-delà de ce cours d'eau qui est aujourd'hui partiellement couvert.

4 images topographiques (20 km de côté) de Nice (avec les villes en couleurs, en relief, en niveau de gris, ou sans).
Topographie de Nice.

La plus connue des collines qui dominent la ville est celle de Cimiez, avec ses vestiges antiques et son parc qui abrite le musée Matisse. Autre colline importante, celle du Château, qui sépare la vieille ville du port Lympia. Les diverses collines gênent l'extension de la ville : celle-ci s'est faite soit vers le nord, en suivant le cours du Paillon, soit dans la plaine de l'ouest jusqu'à Saint-Laurent-du-Var.

La ville est traversée par deux petits fleuves torrentueux, souvent à sec en été : le Paillon à l'est (34 km), qui naît au-dessus de Coaraze et reçoit les torrents de Laghet et de Saint-André (il reçoit, également, à hauteur du pont de Peille les eaux du Paillon de l'Escarène), et le Magnan à l'ouest, beaucoup plus petit, venu des montagnes d'Aspremont, qui traverse le quartier de la Madeleine avant de se jeter dans la mer, dans le quartier portant son nom. La coupure du Paillon, dont le lit paraissait excessivement large… entre deux crues, marqua considérablement Nice jusqu'à sa canalisation et sa couverture (son embouchure se situait à l'emplacement du jardin Albert 1er)

Le site de la ville est constitué par le lit majeur du Paillon et des collines de poudingue orientées nord-sud[16]. Il comprend donc une plaine centrale, des collines, des vallées (Paillon à l'est et Var à l'ouest) et des vallons. Ces derniers ont été creusés par différents torrents. Leurs pentes sont raides, parfois abruptes. Elles étaient aménagées autrefois en terrasses pour les cultures[17].

Urbanisme

Morphologie urbaine

Tissu urbain

Le tissu urbain a dû s'adapter à un territoire accidenté. La ville s'est développée à partir du Vieux-Nice, qui occupe une sorte de triangle entre la colline du Château, la mer et le Paillon. Elle s'est d'abord étendue vers l'est et le port, puis au nord de celui-ci. À partir du XIXe siècle, la ville franchit le Paillon et se développe le long du littoral et vers l'intérieur des terres, de part et d'autre de l'actuelle avenue Jean-Médecin. Au XXe siècle, le brusque accroissement de la population provoque une extension de l'urbanisation le long de la vallée du Paillon, mais aussi vers l'ouest, à l'intérieur des vallons (La Madeleine) et sur les différentes collines qui entourent la ville[18].

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le Paillon a été progressivement recouvert, d'abord pour accueillir des jardins (square Masséna, jardin Albert-jardin Albert-Ier), puis des infrastructures et des bâtiments (parking, gare routière, théâtre, musée d'art moderne, palais des congrès Acropolis, palais des expositions). Cette succession de bâtiments, parfois mal conçus, tend à renforcer la coupure de la ville en deux[19]. Mais le parking surélevé et la gare routière, sont finalement détruits en 2015 pour laisser place à un grand jardin nommé "la coulée verte" , la promenade du paillon, qui supprime cet effet coupure et conduit les promeneurs sur plusieurs centaines de mètres du théâtre jusqu'à la mer.

Quartiers
Article détaillé : Liste des quartiers de Nice.
Vue orientée ouest depuis la colline du château avec le port au premier plan et la baie en fond.
Panorama du quartier du port, de la colline du château et, en arrière-plan, du centre-ville.

Les quartiers de Nice sont assez fortement différenciés. Globalement, la ville est assez clairement divisée en deux : la rive gauche du Paillon, plus ancienne, est caractérisée par un urbanisme proche de celui de Turin. La rive droite, plus récente et plus « française », présente un style beaucoup plus haussmannien.

La colline du château correspond à l'ancien centre de la commune. Le château a été détruit au e siècle par Louis XIV et démilitarisé dans la seconde moitié du e siècle. Depuis, c'est essentiellement un lieu de promenade. Le Vieux-Nice s'est développé à partir du e siècle. Jusqu'au XIXe, la majorité des habitants, des lieux de pouvoirs et des activités économiques y sont situés. Le quartier est notamment le siège de la cathédrale Sainte-Réparate, du Palais Communal (aujourd'hui Bourse du travail, place Saint-François), du palais du gouverneur (aujourd'hui palais de la Préfecture), du Sénat (ancienne cour d'appel) et du cours Saleya, principale place de la ville pendant longtemps. Il possède également de nombreux édifices religieux. Le Vieux-Nice est aujourd'hui le cœur touristique de la ville et héberge de nombreux cafés et restaurants. Le port a été longtemps un quartier populaire et ouvrier. Le port proprement dit accueille aujourd'hui surtout des bateaux de plaisance et des paquebots de croisière.

La colline de Cimiez est un quartier bourgeois de la ville. Il abrite de nombreux hôtels construits à la Belle Époque et qui ont été depuis transformés en appartements pour les classes aisées. L’avenue Jean-Médecin est la principale artère commerciale de la ville. La plupart des grandes enseignes y sont situées. La zone piétonne a été créée dans les années 1970. Très touristique, elle accueille de nombreux restaurants et des cafés. Les quartiers République, Saint-Roch et Magnan sont des quartiers populaires anciens, construits essentiellement dans la seconde moitié du XIXe siècle ou la première moitié du e siècle. Les quartiers de Pasteur, L'Ariane et Les Moulins sont des quartiers populaires récents, construits dans les années 1960-1970, en périphérie de la ville. La plaine du Var, à l'ouest de la ville, a longtemps accueilli des maraîchers. Elle abrite aujourd'hui principalement des grandes surfaces, ainsi que des administrations.

Architecture

Vue en contre-plongée d'un palais niçois.
Le Palais Sapho.

L'architecture de la ville souligne l'évolution particulière de son histoire. La vieille-ville est caractéristique de l'urbanisme d'une ville fortifiée italienne à l'époque moderne. Les rues sont très étroites et tortueuses, les immeubles sont recouverts d'enduits de couleurs chaudes (ocre ou rouge). Les nombreuses églises sont de style baroque. Les quartiers construits à la fin de l'époque moderne et au début du e siècle reflètent l'influence de l'urbanisme turinois d'alors : les rues sont plus larges et rectilignes, les immeubles sont colorés.

Les quartiers construits après l'annexion à la France en 1860 sont quant à eux d'un style beaucoup plus austère et haussmannien : les rues sont larges et rectilignes, mais la pierre apparente remplace les façades colorées. Ces quartiers sont d'un aspect beaucoup plus « français » que les autres, qui demeurent esthétiquement très « italiens ». La ville compte par ailleurs de nombreux immeubles construits à la Belle Époque et dans les années 1930[20],[21]. Enfin, une particularité niçoise est le grand nombre de bâtiments et d'immeubles qualifiés de « palais » : ils sont de toutes époques et de qualité toute aussi variée. En effet[réf. nécessaire], le terme de palais, à Nice, provient de l'italien Palazzo, et signifie immeuble. Le plus bel exemple est le Palais Donadei par l'architecte Niçois Charles Dalmas (1863-1938). Cet édifice reçu la médaille de vermeil au Concours municipal de la Ville de Nice de 1903.  Il porte le nom de son maître d’ouvrage Alfred Donadei (1875-1933), homme d’affaires et homme politique de la Côte d’Azur. L’architecte, Charles Dalmas  avait prévu une grande salle à manger pour accueillir la célèbre Marie Quinton (1854-1933) alias « La Mère Quinton » et son restaurant « La Belle Meunière » ainsi que son « Grand Hôtel Nice Palace ». Il fut également l’architecte de l’hôtel Carlton sur la Croisette à Cannes, dont il s’est inspiré de la poitrine de « La Belle Otero » pour la création des coupoles. Tous comme ce fut le cas, suivant la légende, pour l'architecte qui créa la coupole de l'hôtel Negresco à Nice, inspiré également par la poitrine de « La Belle Otero ».

Logement

La ville connaît une situation tendue sur le plan du logement. En 2007, elle comptait 217 955 logements, dont 76,2 % de résidences principales, 12,1 % de résidences secondaires et 11,7 % de logements vacants[22]. 91,4 % des logements sont des appartements et 7,4 % des maisons[23]. Les constructions neuves sont peu nombreuses. En effet, 7,9 % seulement des résidences principales sont des logements construits en 1990 ou après, 19,8 % sont des logements construits entre 1975 et 1989, 43,8 % des logements construits entre 1949 et 1974, et 28,5 % des logements construits avant 1949[23]. L'essentiel du parc immobilier date donc d'avant 1975.

Vue d'un immeuble en ville contourné par une bretelle de voie rapide menant vers un tunnel sous une colline boisée.
Un immeuble à Nice Nord.

La plupart (35,2 %) de ces logements sont des trois pièces[23]. La ville compte ensuite 26 % de deux pièces, 17,7 % de quatre pièces et plus, et 13,2 % de une pièce[23]. Les logements sont donc, en général, plutôt de petites tailles.

L'offre locative est insuffisante. 48,6 % des habitants sont propriétaires, tandis que 47,5 % sont locataires[23]. Parmi les locataires, 9,3 % habitent un logement HLM loué vide[23]. 98,1 % des logements possèdent le chauffage et 96,1 % une salle de bain[23]. Les ménages sont en outre 48,2 % à bénéficier d'un emplacement réservé au stationnement[23]. Les logements sont chers. Les loyers atteignent en moyenne 13,57 euros par m² et par mois, contre 12,22 euros par m² en moyenne nationale[24]. Le prix à l'achat se situe à 3 636 euros par m2 contre 3 197 en moyenne nationale[24].

Avec 10,9 % de logements sociaux[25], la ville ne respecte pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes, et se trouve donc hors la loi. Les jeunes actifs et les étudiants notamment éprouvent des difficultés à se loger.

Transports

Vue d'un tramway traversant une place avec des arbres derrière.
Le tramway de Nice.

Les déplacements quotidiens à Nice sont très importants et difficiles. On estime qu'environ 310 000 personnes entrent et sortent de la ville chaque jour[19]. Pour autant, les transports urbains ne sont pas satisfaisants. Le réseau routier est saturé et la topographie rend les liaisons transversales difficiles[26].

Une ligne de tramway reliant les quartiers Nord et Est au centre-ville a été ouverte en 2007 . Une seconde ligne, doit être ouverte en 2018. Elle relira le port à l’aéroport en passant par le centre ville. Elle permettra aux automobilistes pénétrant Nice par l’ouest de se stationner pour emprunter le tram pour rejoindre le centre ville, et reliera plus facilement les clients de l’aéroport(le deuxième de France après Paris) au centre ville. Une troisième ligne sera créée la même année pour relier l’aéroport au stade de foot Allianz Riviera, terrain de jeu de l’OGC Nice, en passant par le centre administratif de la ville et un grand quartier populaire de la ville (les moulins) . La ville est paradoxalement mieux reliée à Paris (une heure et demie d'avion) qu'à Marseille et à Gênes (deux heures de train)[26], ce qui freine son dynamisme et son attractivité.

Routes et autoroutes
Vue de panneaux d'autoroutes depuis l'autoroute.
L'entrée ouest de Nice par l'autoroute.

Les principales voies rapides sont l'autoroute urbaine nord « AUN » (A8), desservant les quartiers nord de la ville grâce à ses six sorties et l'autoroute urbaine sud « AUS », dite voie Pierre Mathis ou « voie rapide », qui dessert quant à elle les quartiers sud, avec une dizaine de sorties. Pour les voies rapides Nord ↔ Sud, la RD 6202, ancienne RN 202, assure une desserte complète de la plaine du Var à l'ouest de la ville, et la Pénétrante du Paillon quant à elle permet de relier les quartiers sud de la ville, aux quartiers nord comme l'Ariane et aux communes comme La Trinité, Contes. Aujourd'hui la Côte d'Azur est saturée : le trafic de l'A8 entre Antibes et Nice est l'un des plus denses de France[27]. Le franchissement du Var voit s'écouler 230 000 véhicules par jour[28].

La promenade des Anglais absorbe environ 100 000 véhicules par jour[29].

Le trafic routier sur la Côte d'Azur augmente chaque année de 5 % et les prévisions actuelles prévoient une saturation totale du réseau d'ici 2015, d’où l'importance de développer les transports en commun et de renforcer le réseau routier.

Autobus et tramway
Autobus articulé du réseau Lignes d'Azur.

Le réseau de transports en commun de la métropole Nice Côte d'Azur se nomme Lignes d'Azur. Il est majoritairement exploité par la Régie Ligne d'Azur, fondée le 1er septembre 2013[30]. Elle succède à la Société nouvelle des transports de l'agglomération niçoise, filiale de Transdev[31]. Celle-ci affrète aussi plusieurs lignes aux sociétés RCA, Broch, SAP, SAM, Abello, Bréma, TRAM, TANP. Ce nouveau réseau de transport est né en 2010, de la fusion des réseaux Ligne d'azur et Transport Alpes-Maritimes (TAM). Le réseau Ligne d'azur, mis en place en 2005, avait déjà facilité la vie des voyageurs permettant de ne posséder qu'un seul abonnement, d'unifier les prix des tickets et d'assurer un meilleur service pour toutes les villes de l'agglomération de Nice.

La ville dispose depuis le d'une ligne de tramway reliant le nord à l'est de la ville en passant par le centre-ville[32]. Deux autres lignes sont également en projet ; la ligne 2 qui reliera l'est à l'ouest (Port - Aéroport)[33]. Les travaux préparatoires ont lieu au cours de l'année 2014 tandis que des opérations de creusage et de déblayage sont prévues pour 2015[34]. La ligne 3 devrait quant à elle relier la future gare TGV de Nice-Saint-Augustin au quartier de Saint-Isidore et au stade Allianz Riviera[35].

Transports ferroviaires
Vue de deux bus en gare routière sous une structure métallique avec le quai en premier plan.
Les quais du terminus de Nice des chemins de fer de Provence.

Grâce à une urbanisation linéaire et continue, tous les habitants de l'aire urbaine de Nice (973 231 habitants) peuvent accéder au réseau TER Provence-Alpes-Côte d'Azur. La ligne 4 Mandelieu-la-Napoule - Vintimille desservant vingt-neuf gares dont les principales comme les gares de Cannes, Antibes-Ville, Cagnes-sur-Mer, Nice St-Augustin, Nice-Ville, Nice-Riquier, Monaco, Menton et Vintimille est la principale. Non cadencée, cette ligne est saturée et les trains doivent souvent refuser des voyageurs malgré les TER à double étage. Actuellement une troisième voie est en construction entre Antibes et Nice, afin de proposer un service de type RER cadencé au quart d'heure avec deux liaisons semi-directes intercalées à chaque heure. Il existe aussi d'autres lignes fréquentées comme la 4bis Cannes - Grasse, la 5 Nice - Coni et la ligne des chemins de fer de Provence Nice - Digne, mieux connue sous le nom pittoresque de Train des Pignes.

La gare de Nice-Ville assure principalement des liaisons avec Paris (jusqu'à 10 TGV directs par sens) ainsi qu'avec les autres métropoles françaises et les grandes capitales européennes via le TGV ou les trains du réseau Intercités. Depuis septembre 2010, le Riviera Express relie directement Nice à Moscou via Monaco, Vintimille, Gênes, Milan, Innsbruck, Vienne, Varsovie et Minsk[36].

Transports aériens
Article connexe : Aéroport de Nice-Côte d'Azur.

Sur le territoire communal de Nice, il n'existe qu'un seul aéroport, Nice-Côte d'Azur. L'aéroport a été administré jusqu'en 2008 par la Chambre de commerce et d'industrie de Nice-Côte d'Azur à qui l'État l'avait concédé en 1956. Cette concession a été transférée le 25 juillet 2008 à la société anonyme Aéroports de la Côte d'Azur (ACA), créée à cet effet le 28 décembre 2006. La société administre également l'aéroport de Cannes-Mandelieu. L'aéroport de Nice rapproche la ville du monde entier, puisque l'essentiel de l'Europe, le Maghreb, l'Amérique ainsi que le Moyen-Orient sont reliés à la capitale de la Côte d'Azur par des liaisons quotidiennes.

Avec 10,4 millions de passagers en 2007[8], la plate-forme aéroportuaire de Nice se hisse à la troisième place des aéroports français en nombre de voyageurs, après ceux de Paris. Il est également le quatrième aéroport francophone après les aéroports de la ville de Paris, celui de Genève et l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal au Canada. En France il est positioné 2e après les deux aéroports de Paris. Un trafic en augmentation de 4,5 % par rapport à l'année précédente[8] le rapproche de sa capacité théorique maximale de 13 millions de voyageurs. Il est donc prévu d'agrandir une fois de plus l'aéroport en gagnant sur la mer. L'aéroport dispose de deux terminaux (voir : infrastructures de l'aéroport). NCE est le code IATA de l'aéroport Nice Côte d'Azur. LFMN est le code OACI de ce même aéroport. Il existe aussi sur la Côte d'azur une desserte par hélicoptères entre les deux aéroports azuréens et l'héliport de Monaco.

Transports maritimes
Article connexe : Port Lympia.

Le port Lympia ou port de Nice, fut construit à partir de 1745, aujourd'hui il assure principalement des liaisons avec la Corse, grâce aux NGV (navires à grande vitesse) ou aux transbordeurs. Le port de la ville appartient au conseil général des Alpes-Maritimes[37] et est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Nice-Côte d'Azur[38]. NI est le code de Nice selon la liste des quartiers maritimes.

Projets

La nouvelle municipalité a de nombreux projets. Une deuxième ligne de tramway, orientée est-ouest, doit permettre de diminuer le trafic automobile. Les quartiers d'affaires de L'Arénas et de Nice Méridia doivent être développés afin de diversifier le tissu économique. Une troisième voie de chemin de fer doit être mise en place entre Cannes et Nice pour améliorer la desserte ferroviaire entre ces deux villes. La construction d'un nouveau stade, l'Allianz Riviera, situé à l'ouest de la ville, a été achevée en septembre 2013. L'aménagement de la plaine du Var, surtout, a été classé opération d'intérêt national. Il est enfin prévu de construire une nouvelle liaison ferroviaire, pour relier Nice à Paris en passant par Toulon et Marseille.

La ville de Nice est labellisée Pôle d'excellence de cœur de ville 2008 à la suite de l’analyse de son dossier par le jury du Concours national des villes[39]. Elle est lauréate dans la catégorie « ville de plus de 100 000 habitants ». Dans le cadre de ce concours, la ville a présenté ses grands projets, lesquels ont été quelque peu remaniés depuis :

  • Mise en place de la ligne 2 du tramway est-ouest, avec un tronçon de 3,6 km en souterrain entre le boulevard Grosso et la place Île-de-Beauté, qui reliera le nouveau pôle multimodal de Saint-Augustin au port de Nice ;
  • Mise en place de la ligne 3 du tramway dans la plaine du Var ;
  • Coulée verte centrale (sur la couverture du Paillon) depuis le Mamac jusqu'à la mer ;
  • Rénovation urbaine du port Lympia et de ses abords ;
  • Réouverture des terrasses des Ponchettes en promenade piétonne.
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