Mein Kampf

Mein Kampf
image illustrative de l’article Mein Kampf
Mein Kampf — Mon Combat.
Nouvelles Éditions latines, Paris, 1934.

AuteurAdolf Hitler
PaysAllemagne
GenrePolitique
Version originale
LangueAllemand
TitreMein Kampf
ÉditeurEher-Verlag
Date de parution
Version française
TraducteurA. Calmettes ; J. Gaudefroy-Demombynes
ÉditeurNouvelles Éditions latines
Date de parution1934
Type de médiaLivre
Nombre de pages688 pages
Chronologie

Mein Kampf (ou Mon combat en français) est un livre rédigé par Adolf Hitler entre 1924 et 1925.

Commencé pendant les neuf mois de sa détention à la prison de Landsberg à la suite du putsch de la Brasserie, l'ouvrage contient des éléments autobiographiques, l'histoire des débuts du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP) et diverses réflexions sur la propagande ou l'art oratoire. L'auteur expose, dans un style empreint de haine, la « conception du monde » du national-socialisme, avec ses composantes hégémoniques, belliqueuses mais aussi racistes et ouvertement antisémites, mêlée d'irrédentisme, d'ultra-nationalisme et de revanchisme. Si l'ouvrage peut être perçu comme un véritable « livre programme », les chambres à gaz n'y sont cependant pas évoquées bien que l'auteur fasse allusion à l'utilisation des gaz de guerre de la Première Guerre mondiale en lien avec la population juive d'Allemagne[1].

Jusqu'en 2015, le Land de Bavière, héritier d'Adolf Hitler, a exercé pleinement et de façon responsable ses droits d'auteur. Le texte est tombé dans le domaine public le , ce qui a relancé le débat sur l'opportunité de rééditer l'ouvrage, bien qu'il soit facilement disponible sur internet.

Rédaction

La rédaction de Mein Kampf répond à plusieurs motivations de l'auteur[2] :

  1. Emprisonné du au [3] à la prison de Landsberg à la suite du putsch de la Brasserie, Hitler se sent trahi. Gouverné par l'émotion et la colère, il cherche un règlement de comptes personnel ;
  2. Du fait des avocats qu'il a dû engager pour sa défense, Hitler est criblé de dettes et la perspective de droits d'auteur n'est pas étrangère à sa démarche d'écriture ;
  3. Enfin et surtout, Hitler veut s'imposer politiquement et devenir la force idéologique des milieux nationalistes de son époque. La rédaction d'un texte qu'il conçoit comme un manifeste est pour lui une étape obligée de son parcours politique.

Lors de son emprisonnement, Hitler tape lui-même son texte sur une machine à écrire Remington ou le dicte parfois à quelques-uns de ses camarades emprisonnés, comme Rudolf Hess et Emil Maurice[4]. Originellement intitulé : Viereinhalb Jahre Kampf gegen Lüge, Dummheit und Feigheit (« Quatre ans et demi de lutte contre les mensonges, la stupidité et la couardise »), l'ouvrage prend son titre définitif : Mein Kampf. Eine Abrechnung (« Mon Combat. Un règlement de comptes ») sur une idée de l'éditeur Max Amann[5]. Les premiers lecteurs furent les fidèles de Hitler ; le succès du livre auprès des siens encourage Adolf Hitler à rédiger un second tome.

Hitler a quitté l'école très tôt et n'a pas l'habitude d'écrire, d'où un style confus ; l'ensemble est un fatras de choses diverses avec de longues digressions. Pour les commentateurs de l'ouvrage comme l'Institut d'Histoire contemporaine de Munich, le manque de professionnalisme de l'auteur explique aussi pourquoi on a longtemps sous-estimé la nocivité du livre, les passages les plus sulfureux étant noyés dans un ensemble mal rédigé[2].

Le texte d'origine a ensuite été remanié à plusieurs reprises par l'entourage de Hitler pour lui donner une forme plus cohérente et plus lisible. C'est du moins ce qu'affirme Otto Strasser, dont le frère Gregor Strasser était en détention avec Hitler à Landsberg-am-Lech, dans son ouvrage « Hitler et moi » (Hitler und ich) : « […] Le Père Stempfle […] travailla pendant des mois à mettre en ordre et à lier les pensées exprimées dans Mein Kampf. » Plus loin, le même auteur laisse entendre que Hitler n'aurait « jamais pardonné » à Bernhard Stempfle, qui fut l'une des victimes de la nuit des Longs Couteaux en 1934, d’avoir relevé autant d’insuffisances dans la relecture du manuscrit.

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