Matra (entreprise)

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Matra
logo de Matra (entreprise)
illustration de Matra (entreprise)

Création 1937
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Marcel Chassagny
Personnages clés Marcel Chassagny
Jean-Luc Lagardère
Sylvain Floirat
Forme juridique Société par actions Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Rue de Presbourg, Paris
Drapeau de France  France
Direction Jacques Bonneville
Actionnaires Groupe Lagardère Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Construction automobile et secteur aéronautique et spatial Voir et modifier les données sur Wikidata
Société mère Lagardère SCA
Site web www.matra.com Voir et modifier les données sur Wikidata

Matra ( acronyme de Mécanique Aviation Traction) est une entreprise fondée en 1937. Historiquement, elle couvre une large palette d'activités dans l' aéronautique, l' aérospatiale, l' automobile, le sport automobile, le transport, les télécommunications et la défense. Elle s'est progressivement orientée vers les métiers de la presse, des médias, du divertissement et du sport sous l'impulsion de Lagardère SCA, en particulier sous le nom de Matra-Hachette.

Historique

Marcel Chassagny [1], sur les ruines de la Société des Avions Bernard en liquidation judiciaire, crée en 1937 la Capra (Compagnie anonyme de production et réalisation aéronautique). La société vit alors de contrats de sous-traitance [2]. Marcel Chassagny en est tout à la fois son fondateur, son dirigeant et l'un de ses actionnaires.

Repliée en zone libre au début de la Seconde Guerre mondiale dans la région de Toulouse, la Capra est renommée Matra en 1941, pour fabriquer de l'armement pour le compte des forces armées d'occupation. En 1942, après l'occupation de la zone libre, la société revient à Paris. Elle échappe aux sanctions à la Libération grâce à Jacques Piette, haut fonctionnaire socialiste chargé de faire le tri entre les entreprises collaborationnistes à poursuivre et à protéger.

Après guerre, Matra se spécialise dans les lance-roquettes, puis dans les missiles. En 1962, elle se diversifie d'une part dans l' aérospatiale et d'autre part dans les activités de René Bonnet, l' automobile et la plasturgie. Elle est alors présente dans l'armement, l'aérospatiale, l'aéronautique, la construction automobile, le sport automobile et les sports nautiques. Elle construisait aussi des piscines qui avaient une forme de dôme avec des rangées de hublots tout le long.

En 1977, Jean-Luc Lagardère devient PDG de Matra. La société rencontre des succès dans les satellites, les missiles ou des matériels militaires C3I. Matra rachète Europe 1 puis Hachette, Manurhin (armes terrestres, machine-outil), Péritel et Depaepe (télécommunications), Jaeger et Jaz (horlogerie) [réf. nécessaire], Solex. En 1979, Matra forme une coentreprise de semi-conducteurs avec l' Américain Harris : Matra Harris Semiconductors (MHS), dont elle se retirera en 1989. Au terme de nombreux changements, MHS sera rachetée par Atmel [3]. Matra sponsorise l’équipe de football du Racing Club de Paris. Matra transport est à l’origine du véhicule automatique léger (VAL) à Lille [4], [5].

En 1981, le nouveau gouvernement socialiste nationalise toutes les entreprises de Défense. Jean-Luc Lagardère obtient que l’État ne prenne que 51 % du capital, mais la branche communication doit rester séparée des autres métiers industriels. Le groupe va alors rencontrer quelques difficultés dans le secteur civil, il se désengage de certains secteurs pour ne garder que ses filiales automobiles (avec le modèle Espace distribué par Renault), de télécommunications et d’informatique. Dans le secteur militaire, Matra, comme ses concurrents, doit faire face à une baisse des crédits européens de la Défense [5]. En 1987, Matra est privatisé, Jean-Luc Lagardère en devient l’actionnaire de référence alors qu'il en possède seulement quelque 5 % à 6 % [6].

Hachette de son côté reprend La Cinq, opération qui se termine par la liquidation de la chaîne, qui engloutit tous les fonds propres du groupe. Jean-Luc Lagardère y voit son « plus grave échec ». Il crée alors Lagardère SCA afin de ré-équilibrer les finances de Matra d’une part et de Hachette d’autre part. Grâce au statut de société en commandite par actions, Jean-Luc Lagardère conserve le contrôle de la gestion avec quelque 10 à 13 % des actions. Mais, comme associé gérant à titre personnel, il est responsable du passif sur ses biens propres. Son fils unique Arnaud est désigné comme son successeur [4].

En 1992, lors de la vente des Mirages de Taïwan par un groupement réunissant Thomson-CSF, Snecma, Dassault Aviation et Matra, ce dernier réussit lors des négociations à doubler sa part dans le contrat, au détriment de ses partenaires. Le président de Thomson, Alain Gomez va alors chercher à faire payer Matra. Il monte alors l’opération «  Couper les ailes de l’oiseau » qui à coup de guérilla judiciaire aboutira à une haine tenace entre les états-majors des deux entreprises [7].

En 1996, le gouvernement français souhaite privatiser Thomson avec une « logique européenne ». Candidat, Matra va alors nouer des annonces avec le britannique General Electric Company et l’allemand DASA [8]. Auparavant, Matra et British Aerospace avaient mis en commun leur activité missile tactique avec la création de Matra BAe Dynamics (qui est à l’origine de MBDA) [9]. Bien que Thomson soit repris par Alcatel, ce sera Matra qui sera à l’origine de la consolidation des industries de la Défense. En effet en 1999, grâce à Jacques Chirac, Lionel Jospin, et Dominique Strauss-Kahn, le petit Matra fusionne alors avec Aérospatiale, groupe public pourtant beaucoup plus important et plus diversifié, qui pilote les géants mondiaux Airbus et Ariane, devenant le groupe Aerospatiale-Matra, lors de sa privatisation, avec Jean-Luc Lagardère à sa tête [6]. Un an plus tard, aerospatiale-Matra formera avec l’allemand DASA et l’espagnol CASA le groupe EADS [10]. Mais l'implication du groupe Lagardère sera de courte durée : en 2012, les actions EADS seront vendues avec une plus value pour Lagardère d'1,8 milliard d'euros.

Présidents-directeurs généraux

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