Martin Brundle

Martin John Brundle
Martin Brundle en 2004
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Drapeau du Royaume-Uni King's Lynn, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni britannique
Carrière
Années d'activité 1984-1989, 1991–1996
Qualité Pilote automobile
Équipe Tyrrell
Zakspeed
Williams
Brabham
Benetton
Ligier
Jordan
McLaren
Statistiques
Nombre de courses 165 (158 départs)
Pole positions 0
Podiums 9
Victoires 0

Martin John Brundle est un ancien pilote automobile anglais, désormais commentateur TV, né le , à King's Lynn, Norfolk.

Biographie

Le casque de Martin Brundle

Les débuts

Martin Brundle se révèle en 1983 dans le championnat britannique de Formule 3, où il se montre le rival le plus acharné d' Ayrton Senna. Même si le titre de champion revient au pilote brésilien, Brundle parvient lui aussi à trouver un volant en Formule 1 dès l'année suivante, dans l'écurie Tyrrell. Dès sa première course, au Brésil, Brundle ramène les points de la cinquième place. Mais au volant de la seule monoplace du plateau à moteur atmosphérique, lui et son coéquipier Stefan Bellof comptent surtout sur les sinueux tracés urbains pour se mettre en évidence. Brundle y parvient à l'occasion du GP de Détroit au mois de juin, qu'il termine deuxième, sur les talons du vainqueur Nelson Piquet. Mais la joie est de courte durée pour le pilote britannique, puisque lors de l'épreuve suivante, à Dallas, il se brise les jambes après avoir heurté un muret de béton et doit déclarer forfait pour le reste de la saison. Pire, quelques jours plus tard, Brundle apprend que tous ses résultats du début de saison sont annulés, Tyrrell ayant été reconnu coupable de tricherie par la FIA. À l'issue de sa convalescence, Brundle retrouve sa place chez Tyrrell mais sans jamais parvenir à briller, faute d'un matériel à la hauteur. En 1987, Brundle quitte Tyrrell pour rejoindre l'écurie allemande Zakspeed, mais sans plus de succès.

Alternance F1/Endurance

Faute de volant intéressant en Formule 1, Brundle se tourne alors vers l'Endurance et le championnat du monde des Sport-Prototype. Dès sa première saison dans la discipline, Brundle remporte le titre mondial de la spécialité au volant d'une Jaguar, dans une équipe emmenée par Tom Walkinshaw. Preuve que la Formule 1 ne l'a pas totalement oublié, il dispute également le GP de Belgique au volant d'une Williams- Judd en remplacement de son compatriote Nigel Mansell, malade. Il gagne le Trophée Segrave, décerné par le Royal Automobile Club.

En 1989, Brundle retrouve la F1, chez Brabham Racing Organisation. Mais malgré quelques coups d'éclat (notamment à Monaco), il en est souvent réduit à se battre en fond de grille. Il décide alors de retrouver les Protos en 1990, toujours chez Jaguar. Cette deuxième incursion dans le monde de l'Endurance est aussi fructueuse que la première, puisqu'il remporte les 24 Heures du Mans. En 1991, Brundle effectue son deuxième come-back en Formule 1, toujours chez Brabham (avec son quasi-homonyme Mark Blundell comme équipier), mais à nouveau sans possibilité de se mettre en évidence.

Premiers podiums en F1

Martin Brundle sur Ligier au GP de Grande-Bretagne 1995

La carrière en Formule 1 de Brundle décolle enfin en 1992. Tom Walkinshaw, son ancien patron chez Jaguar, désormais en poste chez Benetton, le recrute pour remplacer Nelson Piquet aux côtés du jeune Michael Schumacher. Chez Benetton, Brundle affiche ses limites (il est nettement dominé en vitesse pure par Michael Schumacher, qu'il ne devancera pas une seule fois de l'année dans l'exercice des qualifications), mais démontre également une belle et précieuse constance en course. Malgré cette belle saison 1992, Brundle n'est pas conservé par Benetton. Longtemps pressenti pour aller épauler Alain Prost chez Williams (le volant ira finalement à Damon Hill), il signe dans l'écurie française Ligier, où il retrouve Mark Blundell. Auteur à nouveau d'une solide saison chez les Bleus, il est engagé en 1994 chez McLaren, avec la lourde tâche de succéder à Ayrton Senna. Mais la faible fiabilité de sa monture gâche la saison de Brundle, qui espérait enfin remporter sa première victoire en F1. Il décroche quand même un podium de prestige à Monaco. Il convient en outre de noter que tout au long de la saison, Brundle a peiné à soutenir la comparaison avec son véloce équipier finlandais Mika Häkkinen.

Non retenu par McLaren, Brundle revient chez Ligier en 1995, où la direction sportive est désormais occupée par Tom Walkinshaw. Mais en raison du contrat signé entre Ligier et le motoriste Mugen-Honda, Brundle doit partager son volant avec le pilote japonais Aguri Suzuki. Malgré cette saison tronquée (Brundle disputera 11 des 17 manches de la saison), il se montre souvent à son avantage, prenant régulièrement l'ascendant sur son équipier Olivier Panis. Au GP de Belgique, sous la pluie, il termine troisième et signe ce qui sera son dernier podium en F1. En 1996, Brundle signe chez Jordan. Après un début de saison très poussif, marqué notamment par un effroyable crash au départ du GP d'Australie (sa voiture, partie en tonneaux, étant littéralement coupée en deux), il réalise à nouveau quelques solides prestations, en faisant jeu égal sur la fin de saison avec l'espoir brésilien Rubens Barrichello.

Fin de carrière et reconversion

Sans volant à l'issue de la saison 1996, Brundle retourne en Endurance, avec l'espoir de décrocher une nouvelle victoire au Mans. Il n'y parviendra pas, malgré des volants aussi prestigieux que ceux de Toyota ou de Bentley.

À l'issue de sa dernière participation au Mans en 2001, il met un terme à sa carrière et se lance de le management, d'abord en négociant les contrats de David Coulthard, puis en montant en 2005 avec son ami et ancien coéquipier Mark Blundell la société 2MB Sports Management Ltd, qui gère notamment la carrière de Gary Paffett. Au début de l'année 2009, qui correspond au départ en retraite de Coulthard, Brundle abandonne ses activités de manager et cède à Blundell ses parts de 2MB pour se concentrer sur son activité de commentateur des Grands Prix sur la BBC (il officiait préalablement sur ITV) et sur la carrière de son fils Alex [1].

En 2012, il revient aux 24 Heures du Mans onze ans après sa dernière participation et vingt-deux ans après sa victoire de 1990, il fait alors équipe avec son fils Alex dans l'écurie Greaves Motorsport [2].

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