Máté Zalka

Dans le nom hongrois Zalka Máté, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Máté Zalka, où le prénom précède le nom.
Máté Zalka
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Máté Zalka, sur un timbre postal hongrois de 1961.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 41 ans)
HuescaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Zalka MátéVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Distinction

Máté Zalka (né Béla Frankl le 23 avril 1896 à Tunyogmatolcs, Hongrie - tué le 11 juin 1937 à Huesca, Espagne, sur le front de l’Aragon pendant la guerre civile) est le pseudonyme d’un écrivain et combattant communiste internationaliste hongrois.

Il a été tué au combat alors que, sous le nom de général Lukács, il commandait la XIIe brigade internationale.

Jeunesse

Fils d’un aubergiste juif[1],[2] de l’Est de l’actuelle Hongrie, le jeune Béla étudie à l’école Polgári Iskola de la ville proche, Mátészalka.

À 18 ans il ment sur son âge et s’engage dans la cavalerie de l’empire austro-hongrois.

La ligne de front austro-italienne de l'Isonzo (au nord du port italien de Monfalcone, au-dessus de Trieste) a été l'enjeu de 12 batailles en 1915-17

Pendant la Première Guerre mondiale, il est sous-officier des hussards et combat sur le front de l’Isonzo [3].

Envoyé sur le front oriental en 1917, Zalka est blessé à Lutsk (aujourd’hui en Ukraine), capturé, et interné dans un camp de prisonniers de guerre [4], il adhère au communisme.

En 1918, pendant la Guerre civile russe, dans la région de Khabarovsk, Zalka commande une unité de Gardes rouges formée presque exclusivement d’ex-prisonniers hongrois ; il lutte contre l’Armée Blanche et se signale par sa cruauté[5].

En 1920, Zalka combat contre les Polonais pendant la guerre russo-polonaise (bataille de Kiev), participe à la libération de Krasnoïarsk, et devient membre du parti communiste russe.

De 1921 à 1923, il commande un régiment de cavalerie de la Tchéka puis du GPU. En Ukraine et en Crimée, Zalka combat les adversaires des bolchéviks, en particulier les anarchistes partisans de Nestor Makhno et exerce une sévère répression contre les populations locales[6].

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