Le Château de Cagliostro

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Le Château de Cagliostro
Image illustrative de l'article Le Château de Cagliostro
Logo du film
ルパン三世 カリオストロの城
(Rupan sansei: Kariosutoro no shiro)
Genre Animation, policier
Film d'animation japonais
Réalisateur
Producteur
Tetsuo Katayama
Scénariste
Compositeur
Durée 100 min
Sortie

Le Château de Cagliostro (ルパン三世 カリオストロの城, Rupan sansei: Kariosutoro no shiro ?) est un film d'animation japonais de Hayao Miyazaki (宮崎 駿, Miyazaki Hayao ?) sorti en 1979 et récompensé par le prix Mainichi Noburō Ōfuji la même année [1]. C'est le second film centré sur le personnage d’ Arsène Lupin Arsène Lupin III de la série Lupin Lupin III de Kazuhiko Katō (加藤一彦, Katō Kazuhiko ?) alias Monkey Punch, après Edgar de la Cambriole : Le Secret de Mamo. Il s'agit du premier long métrage réalisé par Miyazaki, qui avait travaillé précédemment pour les studios d'animation Toei Animation et Entertainment, notamment sur la première saison de la série animée Lupin III, et plusieurs épisodes de la seconde saison en tant que réalisateur.

Le Château de Cagliostro nous emmène suivre les péripéties du gentleman-cambrioleur Edgar de la Cambriole (Lupin III) dans la petite principauté de Cagliostro sur les traces de faux-monnayeurs. Il s’attache finalement à sauver la princesse Clarisse des griffes de l’infâme comte de Cagliostro, prêt à tout pour retrouver un légendaire trésor perdu. Le film met également en scène les associés d’Edgar Jigen et Goemon, sa concurrente et ancienne amante Magali (Fujiko), ainsi que son ennemi juré et allié de circonstance, l’inspecteur Gaston Lacogne (Koichi Zenigata) d’ Interpol.

La grande première du film a eu lieu au Japon le , et la première adaptation en langue française au format VHS est faite par Adès Vidéo en 1983 sous le titre Vidocq contre Cagliostro. Une seconde adaptation par Entertainment voit le jour en 1996 sous le titre Le Château de Cagliostro ; cette version, où Arsène Lupin Arsène Lupin III est renommé Wolf, est rééditée au format DVD par Pathé. IDP réalise un troisième doublage sous le titre Edgar de la Cambriole : Le Château de Cagliostro en 2005, redonnant au héros le nom d’Edgar, qu’il avait dans l’adaptation de la série Lupin Lupin III des années 1980, Edgar, le détective cambrioleur.

Résumé

En 1968, Edgar de la Cambriole, petit-fils et successeur du célèbre gentleman cambrioleur Gaspard de la Cambriole ( Arsène Lupin), parvient à dérober le contenu du coffre-fort du casino de Monte-Carlo à bord d'une Fiat 500, accompagné de son compère Jigen. L'euphorie des deux amis face à cette réussite laisse place au désarroi lorsqu'ils réalisent que l’argent est de la « goat monnaie », des faux billets particulièrement bien imités. Edgar décide de mettre le nez dans les affaires du comte de Cagliostro, régent de la principauté du même nom, qu’il soupçonne d’être à la tête du réseau de faux-monnayage. Alors qu'ils se sont infiltrés déguisés dans le micro-État, ils voient passer en trombe une demoiselle en robe de mariée, poursuivie par des hommes armés. Après une course-poursuite riche en péripéties, ils parviennent à mettre en déroute les poursuivants de la jeune fille qu’Edgar sauve de justesse d’une chute dans un ravin. Assommé par une souche d’arbre, il ne peut empêcher sa protégée d’être enlevée par des hommes à bord d'un bateau mais remarque qu’elle lui a laissé un gant, dans lequel est cachée une chevalière mystérieuse.

Edgar reconnaît sur la bague le blason de la famille princière ; il emmène Jigen au palais qui a été ravagé par un incendie ayant causé la mort du prince et de son épouse sept ans auparavant. Le jeune cambrioleur reste songeur et son ami devine qu’il lui cache quelque chose. Edgar l’emmène alors voir le château comtal à proximité et lui montre le bateau sur lequel a été enlevée la jeune fille avant de lui expliquer qu’il est déjà venu à Cagliostro auparavant. Ils aperçoivent au loin le comte se poser en autogire en haut d’une tour ; l’aristocrate est accueilli par Jodor — son âme damnée — qui s’excuse d’avoir laissé s’échapper la demoiselle. Il explique l’avoir droguée et isolée en haut d’une tour dont le seul accès est un pont rétractable. Après avoir ordonné que les étrangers qui ont interféré soient retrouvés et éliminés, le comte se rend dans la chambre de la jeune fille où il constate la disparition de la bague.

Les deux amis ont trouvé une auberge pour se restaurer et passer la nuit ; Edgar examine la chevalière sur laquelle il découvre une inscription en gothique (« De nouveau réunies, l’Ombre et la Lumière lui redonneront vie ») et une date en chiffres romains (1517). La serveuse leur apprend que le blason est celui de la princesse Clarisse, rappelée la veille du couvant qui l’a accueillie après la mort de ses parents afin d'épouser le comte de Cagliostro d’ici quelques jours. Ayant remarqué le regard de la serveuse à la vue de la chevalière, ils se retirent dans leur chambre et restent en alerte. Tandis qu’Edgar fond une copie de la bague, Jigen réfléchit au sens de la phrase qui lui semble parler d’un trésor. Lorsque les sbires du comte arrivent, ils les combattent et parviennent à rejoindre leur voiture pour les semer.

Au château, la gouvernante affectée au service de la princesse espionne le comte qui a une entrevue avec son imprimeur à propos de faux billets de goat monnaie. Jodor survient et s‘excuse pour son échec dans l’auberge, et ils découvrent dans son dos un Post-it où Edgar annonce qu’il viendra ravir Clarisse. Le lendemain, de nouveaux protagonistes arrivent à Cagliostro : Goemon, un ami iaidōka du cambrioleur, et l’inspecteur Gaston Lacogne d’ Interpol qui débarque avec ses hommes pour traquer sa cible favorite, ayant eu vent du message adressé au comte. Celui-ci reçoit l’inspecteur et décide de le faire renvoyer en utilisant ses relations, estimant la présence d’un policier dans ses affaires gênante ; Lacogne est dubitatif en découvrant que le château est surprotégé par un système très perfectionné de radars et de lasers puissants.

Edgar et Jigen échafaudent des plans pour pénétrer dans le château via l’aqueduc qui l’alimente en eau, afin d’éviter les radars. Lors de leur tentative, ils se retrouvent séparés. Après avoir manqué de mourir écrasé dans les rouages géants d’une horloge, le jeune cambrioleur parvient dans l’enceinte du château. Il manque de se faire découvrir par Lacogne, dont l’attention est détournée lorsqu’il apprend que ses supérieurs lui demandent de quitter Cagliostro. Appelant Interpol, l’inspecteur est notifié que le comte a demandé son éviction et cherche à s’expliquer avec ce dernier mais il est repoussé par les sentinelles. Edgar, déguisé en inspecteur, en profite pour faire diversion en lançant les gardes sur les traces de Lacogne, leur faisant croire que ce dernier est le voleur ayant menacé le comte. Une confrontation entre les policiers et la garde du château permet au cambrioleur de pénétrer dans les appartements de l’aristocrate, évitant une oubliette, dans laquelle tombe l’inspecteur qui s’est rué à sa poursuite.

Magali, la femme qui espionne les activités du comte, continue ses investigations ; elle est surprise par Edgar qui s’avère être un de ses amis, concurrent et ancien amant. Elle lui explique où Clarisse a été enfermée. Pour tenter d’atteindre la tour, le cambrioleur escalade le mur du château, et monte sur le faîte du toit, s’aidant de son grappin. Alors qu’il tente de rejoindre la tour en envoyant une fusée pour tendre un câble, il fait tomber son matériel et dévale le toit. S’en servant comme tremplin, il saute et s’accroche de justesse à la tour, puis parvient à rejoindre la chambre de Clarisse. Il lui remet la fausse bague et lui promet de se battre pour la libérer mais les hommes de main du comte l’encerclent et il est envoyé à son tour dans les oubliettes. L’aristocrate explique ses desseins à la princesse : « l’Ombre et la Lumière » représentent les deux maisons aristocratiques de Cagliostro — les princes dans la lumière et les comtes à qui échouaient les basses besognes, dans l’ombre — qui, lorsqu’elles seront réunies par leur mariage, dévoileront le trésor perdu depuis plus de quatre siècles. Alors que la princesse est désespérée par ce qu’elle apprend sur sa famille et sur le sort d’Edgar, celui-ci, qui a installé un micro et un haut-parleur dans la fausse chevalière, nargue son ennemi, avant de promettre à nouveau à Clarisse de revenir pour l’enlever. Comprenant que la bague est fausse, le comte explose de colère et ordonne à Jodor d’aller récupérer le véritable bijou.

En explorant les oubliettes remplies de squelettes, Edgar retrouve Lacogne qui se demande quel secret le château cache pour justifier autant de morts. Au petit matin, des plongeurs du comte surgissent pour récupérer la bague mais tombent dans un piège ; à la poursuite d'un fuyard, le jeune cambrioleur parvient à trouver la sortie submergée et quitte les oubliettes avec l’inspecteur. Ils arrivent dans l’atelier clandestin de fausse monnaie et y trouvent stockés des billets de nombreux pays. Edgar explique à l’inspecteur que la principauté est à l’origine de la goat monnaie, impliquée dans des magouilles financières depuis le Moyen Âge et dans la disparition de tous ceux qui s’y sont intéressés de trop près. Les deux nouveaux alliés font un pacte le temps de s’échapper du château et de confondre le comte.

Magali révèle sa couverture à Clarisse et s’apprête à quitter Cagliostro mais l'incendie allumé par Edgar et Lacogne au sous-sol avec les faux billets sème la panique dans le château. Le détective et le cambrioleur profitent de la confusion pour voler l’autogire et tentent de venir chercher les deux jeunes femmes mais Edgar est blessé par Jodor qui touche également le moteur de l’appareil. Pendant que la princesse tente de négocier la vie du jeune cambrioleur, Lacogne, aux commandes de l’autogire en feu, détourne un moment l’attention des malfrats, ce qui permet à Magali de récupérer Edgar et d’attraper le train d’atterrissage de l’engin.

Lacogne parvient à joindre Interpol mais ne peut convaincre ses supérieurs d’intervenir à Cagliostro malgré les preuves qu’il a ramenées : le comte s’est arrangé pour convaincre la presse et l’opinion publique qu’il a été victime d’une attaque et bénéficie de puissants soutiens diplomatiques. Edgar et ses associés ont trouvé refuge chez le vieux jardinier du château de la famille princière qui est resté fidèle à Clarisse. Soigné mais en piteux état, le cambrioleur reste sans connaissance pendant trois jours avant de reprendre conscience, affolé par le fait que le mariage a lieu le lendemain. Plus tard dans la soirée, il raconte au jardinier et à ses compagnons comment dix ans auparavant il a été blessé dans sa quête pour s’emparer de la goat monnaie et a rencontré Clarisse qui lui a donné à boire. Ils apprennent par Magali qu’un archevêque va venir du Vatican pour célébrer le mariage.

Magali avertit Lacogne qu’Edgar va faire une apparition au mariage du comte pour lui permettre de mener à nouveau une investigation sur place et se rend également sur place en tant que journaliste de l‘équipe de télévision qui couvre l’événement. Avec l’aide du jardinier, Edgar intercepte la voiture de l’archevêque et prend sa place. Le comte se rend à la cérémonie avec Clarisse droguée à son bras ; au moment de l’échange des vœux, Jigen et Goemon surgissent, tenant un mannequin recouvert de bandages duquel sort la voix du jeune cambrioleur qui annonce son opposition à l’union et dénonce les méfaits de l’aristocrate. Les hommes de main du comte empalent le mannequin qui explose dans une pluie de faux billets. Edgar subtilise les bagues, arrache sa fausse barbe, et déclenche une série de feux d’artifice, profitant de la confusion pour s’enfuir avec Clarisse. Lacogne fait mine de poursuivre le cambrioleur se dirigeant vers l’atelier clandestin, suivi par Magali qui diffuse les images par satellite ; l’inspecteur expose les preuves sous les yeux éberlués de ses supérieurs d’Interpol qui regardent l’émission.

Jigo et Goemon retiennent les hommes de main du comte tandis que Clarisse et Edgar s’enfuient le long de l’aqueduc en direction de la tour de l’horloge ; l’aristocrate les poursuit en bateau avec quelques matelots. En voyant un bas-relief sur la tour, le jeune cambrioleur comprend la signification de l’énigme du trésor, mais le comte surgit et les force à se réfugier dans la tour. Edgar est confronté aux marins du comte dont les rouages en mouvement du mécanisme de l'horloge ont bientôt raison, puis engage un duel avec l’aristocrate. Ayant mis son adversaire en difficulté, ce dernier veut occire Clarisse, qu’il poursuit sur les aiguilles de l’horloge, mais Edgar retient à temps son attention en déposant les bagues et en lui dévoilant le secret du trésor. Le comte utilise une arme cachée pour faire chuter le jeune cambrioleur qui s'accroche de justesse au mur. Alors que le comte s’apprête à l’achever, Clarisse l’entraîne avec elle dans le vide, et il plante de justesse son sabre entre les pierres pour ne pas tomber ; Edgar bondit pour rattraper la princesse, et plonge avec elle dans le lac en contrebas.

Alors qu’il enfonce les bagues sur le cadran, dans les yeux du bas-relief en forme de bouc, le comte active un mécanisme et est écrasé par les deux aiguilles qui le prennent en tenaille. La tour de l’horloge s’effondre, créant un trou dans le barrage ; le niveau de l’eau autour du château monte, les souterrains sont submergés ; les hommes de main et la garde se rendent. Edgar emmène Clarisse de l’autre côté du barrage — vers l’ancien palais du prince — où ils découvrent le trésor : une ancienne cité romaine auparavant engloutie. En voyant les avions d’Interpol arriver, le cambrioleur s’apprête à partir mais la princesse exprime le souhait de rester à ses côtés en devenant elle-même une cambrioleuse. Tenté, Edgar se raisonne, refusant de lui offrir une telle vie et la confie au jardinier après l’avoir embrassée sur le front, non sans lui promettre de revenir lorsqu’elle aura besoin de lui. Récupéré par ses compères, il s’enfuit en voiture tandis que Magali le nargue avec les plaques de fausse monnaie qu’elle a récupérées. Lacogne survient et Clarisse défend Edgar qui n’a fait que se battre pour elle. Avant de repartir à la poursuite du jeune cambrioleur, l’inspecteur lui fait remarquer que ce dernier lui a ravi un trésor hors de prix : son cœur.

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