La Tunique de Joseph

La Tunique de Joseph
Diego Velázquez 065.jpg
Artiste
Date
1630
Type
Technique
Dimensions (H × L)
323 × 250 cm
Mouvement
Localisation
Monastère de l' Escurial, San Lorenzo de El Escorial (Espagne)

La Tunique de Joseph est une huile sur toile du peintre Diego Velázquez conservée au musée de la sacristie du monastère de l' Escurial ( Madrid, Espagne).

Datation et technique

La toile aurait été peinte en 1630, pendant ou après le premier voyage du peintre en Italie (Août 1629 - automne 1630).

Vélasquez abandonna ici le clair-obscur. La lumière envahit la chambre où a lieu l’événement. Les couleurs vives (bleu, orange, jaune) sont des influences des artistes vénitiens, soit que Vélasquez les eut vus dans les collections royales soit directement lors de ce voyage où il fit escale à Venise et Rome.

Deux des personnages paraissent, l’un de dos, et l’autre de côté avec la poitrine découverte, montrant son anatomie, sa musculature et cette tendance à dénuder les personnages déjà visible dans Le Triomphe de Bacchus et la Forge de Vulcain qui, avec l’influence italienne, gagna peu à peu du terrain dans les œuvres du maître sévillan. La référence à Michel Ange est inévitable. Les personnages les plus proches ont une touche apparente, sont texturés, comme chez Caravage, alors que les personnages les plus éloignés se confondent avec la texture de la toile.

Peu à peu, Vélasquez peint de manière moins détailliste que pendant sa première période, mais il est capable d’atteindre une qualité similaire dans les objets métalliques ou en céramique qui apparaissent dans l’œuvre, sans jamais perdre de leur réalité photographique et bien que la peinture se fasse toujours moins unie. La profondeur également l’intéresse, et nous voyons comment il fait pour que le paysage puisse être vu derrière les personnages au devant de la scène.

La figure du chien est très curieuse dans cette œuvre. Certains pensent que ce serait une recommandation de Rubens qui aurait conseillé Vélasquez pour que la toile gagnât en élégance. Ce ne fut pas la seule fois que le Sévillan utilisa cette figure qui apparaît également dans les Menines réalisée en 1659.

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