Kars

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Kars
Image illustrative de l'article Kars
Administration
PaysDrapeau de la Turquie Turquie
RégionRégion de l'Anatolie orientale
ProvinceKars
DistrictKars
Maire
Mandat
Nevzat Bozkuş, AKP
2009
PréfetNevzat Turhan
2004
Indicatif téléphonique international+(90)
Plaque minéralogique36
Démographie
Population130 361 hab.
Densité14 hab./km2
Géographie
Coordonnées40° 37′ 00″ nord, 43° 06′ 00″ est
Superficie959 400 ha = 9 594 km2
Localisation
Districts de la province de Kars
Districts de la province de Kars

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Kars
Liens
Site de la mairiehttp://www.kars.bel.tr
Site de la provincehttp://www.kars.gov.tr
Sources
« Index Mundi/Turquie »

Kars est une ville de Turquie orientale (en arménien est Ղարս ou Կարս ; Qars en azéri ; Qers en kurde), préfecture de la province du même nom.

Histoire

Église des Saints-Apôtres

Au Xe siècle, la région entourant Kars était un royaume arménien, dirigé par la famille des Bagratides (cette région était habitée par les Arméniens depuis plusieurs siècles av. J.-C.). Plus tard, Kars fut prise par les Turcs seldjoukides, par les Mongols au XIIe siècle et par Timur (Tamerlan) en 1387. Prise par le général ottoman Lala Mustafa Pacha en 1580, la ville devint la capitale d'une province ottomane, l'eyalet de Kars. La citadelle construite par le sultan Murad III fut assez solide pour résister au siège de Nâdir Châh de Perse en 1731, et elle repoussa avec succès les troupes russes en 1807. Après une défense courageuse, elle se rendit le au général russe Nikolaï Mouraviev-Karsski. Onze mille hommes furent faits prisonniers de guerre. Durant la guerre de Crimée, la garnison turque, commandée par le général britannique William Fenwick Williams et d'autres officiers étrangers, subit un siège prolongé, le Siège de Kars, mais après que la garnison eut été dévastée par le choléra et le manque de provisions, elle ne put que capituler en novembre 1855. La forteresse de Kars fut également attaquée lors de la guerre russo-turque de 1877-1878 par des troupes sous le commandement des généraux Loris-Melikov et Lazarev Ivan Davidovich et fut finalement transférée à la Russie par le traité de San Stefano. Elle devint la capitale de l'oblast de Kars.

Architecture russe à Kars

La Russie perdit Kars, Ardahan et Batoumi avec le traité de Brest-Litovsk le 3 mars 1918. Les Turcs prirent le contrôle de Kars le et la République du Caucase du Sud-Ouest fut établie dans la zone, mais l'armistice de Moudros (octobre 1918) obligea l'armée ottomane à se retirer derrière les frontières de 1914. Les Anglais occupèrent Batoumi mais les Ottomans refusèrent de rendre Kars, son gouverneur militaire constitua un gouvernement provisoire mené par Fahrettin Pirioglu qui revendiquait la souveraineté turque sur Kars et les régions turcophones et musulmanes environnantes à Batoumi et Gyumri (Alexandropol).

La région fut occupée par l'Arménie en janvier 1919 mais le gouvernement pro-turc fut soutenu à Kars jusqu'à l'arrivée des troupes britanniques, qui y mirent fin le 19 avril 1919, et envoyèrent ses meneurs à Malte. Kars fut donnée à l'Arménie avec Iğdır en mai 1919. La guerre arméno-turque entre septembre et décembre 1920 et la chute de la Première République d'Arménie furent à l'origine du traité d'Alexandropol signé par les représentants turcs et arméniens le 2 décembre 1920. Il stipulait l'abandon par l'Arménie de tous les territoires qui lui avaient été accordés par le traité de Sèvres ainsi que le passage à la Turquie d'environ 60 % de son territoire d'avant-guerre, incluant ainsi Kars.

À la suite de la guerre d'indépendance turque, la Turquie signa le traité de Kars (23 octobre 1921) avec l'Union soviétique par lequel la Turquie renonça à ses prétentions sur Batoumi et obtint en retour la reconnaissance de sa souveraineté sur Kars et Ardahan. Les frontières définies par le traité de Kars ne sont toutefois pas acceptées par les nationalistes arméniens qui, pour la plupart, considèrent le traité de Sèvres comme la base de la solution du problème turco-arménien.

Les Soviétiques tentèrent de négocier avec la Turquie afin de leur accorder au moins l'accès aux ruines d'Ani puisqu'elles ne possèdent pas de significations particulières pour la Turquie. Ankara refusa de donner son accord et la frontière entre l'Arménie et la Turquie est restée inchangée depuis presque un siècle. Depuis la guerre du Nagorny-Karabakh, la frontière a été fermée en représailles à la victoire des forces séparatistes du Haut-Karabagh sur les forces azéries. L'ancien maire de Kars, Naif Alibeyoğlu, est persuadé que la frontière sera de nouveau ouverte et qu'il n'y aura pas de sentiments nationalistes contre les Arméniens.

En 2009, le maire de Kars a perdu les élections au profit d'un membre de l'AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002 dans le pays.

En avril 2011, le « monument de l’humanité » (deux totems immobiles, face à face, sans visage), situé à Kars et élevé à l’amitié et à la paix turco-arménienne, a été abattu sur l’ordre du premier ministre Recep Tayyip Erdoğan[1],[2].

La ligne ferroviaire Bakou-Tbilissi-Kars est inaugurée le 30 octobre 2017 et le premier train de marchandises traverse Kars le 3 novembre pour atteindre le port de Mersin, sur la Méditerranée, le 4 novembre[3].

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