Jorge Eliécer Gaitán

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Jorge Eliécer Gaitán
Illustration.
Jorge Eliécer Gaitán en 1936.
Fonctions
Ministre colombien du Travail, de l’Hygiène et de la Protection sociale
PrésidentAlfonso López Pumarejo
PrédécesseurAbelardo Forero Benavides
SuccesseurMoisés Prieto
Ministre colombien de l’Éducation nationale
PrésidentEduardo Santos
PrédécesseurAlfonso Araújo Gaviria
SuccesseurGuillermo Nannetti Cárdenas
Maire de Bogota
PrédécesseurFrancisco José Arévalo
SuccesseurGonzalo Restrepo Jaramillo
Biographie
Nom de naissanceJorge Eliécer Gaitán Ayala
Date de naissance[B 1],[1]
Lieu de naissanceBogota
Date de décès (à 50 ans)
Lieu de décèsBogota
NationalitéDrapeau de la Colombie colombienne
Parti politiqueParti libéral
ProfessionAvocat

Jorge Eliécer Gaitán (Bogota, – idem, ) est un homme politique colombien, issu de la classe moyenne et très populaire en son temps.

Il se lance très tôt dans la politique, défendant la candidature de Guillermo Valencia lors de l'élection présidentielle de 1918. Par la suite, il dénonce en 1929 les évènements et les injustices commises à Ciénaga lors du massacre des bananeraies. Après avoir rompu avec le Parti libéral et créé l’Unión Nacional Izquierdista Revolucionaria en 1933, il réintègre le Parti libéral en 1935. Il occupe ensuite différents postes, notamment ceux de maire de Bogota, ministre de l’Éducation nationale et ministre du Travail. Un temps dissident du Parti libéral, il en devient le leader en 1947 après avoir échoué à l'élection présidentielle de 1946. Gaitán, qui était très proche des classes moyennes et aux faibles revenus, a été l’un des premiers en Colombie à parler de politique sociale, souhaitant notamment démocratiser la culture, nationaliser l’enseignement et améliorer les conditions de travail des ouvriers.

Son assassinat à Bogota en 1948, alors qu’il est candidat à la présidentielle de 1949, est marqué par une éruption de violence connue sous le nom de Nueve de Abril (ou Bogotazo à Bogota) qui est le début de La Violencia, une période de troubles qui a perduré jusqu’au milieu des années 1950. Gaitán est devenu un mythe colombien, au point de voir son image figurer sur les billets de 1 000 pesos.