Jennifer Capriati

Jennifer Capriati
Image illustrative de l'article Jennifer Capriati
Carrière professionnelle
1990 – 2004 [1]
Pays Drapeau des États-Unis  États-Unis
Naissance (41 ans)
Long Island, États-Unis
Taille / poids 1,70  m (5  7 ) / 72  kg (158  lb)
Prise de raquette Droitière
Revers à deux mains
Gains en tournois 10 206 639 $
Hall of Fame Membre depuis 2012
Palmarès
En simple
Titres 14
Finales perdues 17
Meilleur classement 1re (15/10/2001)
En double
Titres 1
Finales perdues 1
Meilleur classement 28e (02/03/1992)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple V (2) V (1) 1/2 1/2
Double 1/8 1/8 1/8 1/4
Mixte 1/8 1/16 1/4 1/16
Médailles olympiques
Simple 1
Titres par équipe nationale
Fed Cup 2 (1990, 2000)

Jennifer Marie Capriati, née le à Long Island, est une joueuse de tennis américaine, professionnelle, en activité entre 1990 et 2004.

Comptant parmi les plus précoces de l' histoire de son sport, elle est ainsi la plus jeune joueuse à accéder au top 10 mondial du WTA Tour, le 11 septembre 1990, à seulement quatorze ans et sept mois [2]. C'est pourtant à partir de ses 25 ans, après des déboires personnels, qu'elle remporte trois titres du Grand Chelem et qu'elle devient, en 2001, numéro un mondiale au classement WTA.

Le 17 juillet 2012, Jennifer Capriati intègre le Temple de la renommée du tennis international [3].

Carrière tennistique

Les débuts

Jennifer Capriati est née à Long Island, à New York. Toute petite, son père Stefano, un ancien boxeur italo-américain, lui apprend à jouer au tennis. En 1986, ses parents déménagent en Floride où, à dix ans, elle suit un entraînement très intensif auprès de Jimmy Evert, le père de Chris. Elle acquiert rapidement les bases d'un jeu de fond de court d'une grande puissance, égale en coup droit comme en revers, et d'une défense particulièrement efficace.

À treize ans et deux mois, en 1989, elle gagne Roland-Garros junior [4], puis l' US Open à la fois en simple et double filles [5].

Première carrière

Après un premier match senior disputé en 1989 à l'occasion de la Wightman Cup [6], elle devient professionnelle le 5 mars 1990, trois semaines avant son quatorzième anniversaire. Dès sa première participation à un tournoi WTA et après avoir mystifié quatre têtes de série [7], elle accède à la finale de l' Open de Boca Raton où elle est dominée par Sabatini : ce record demeure inégalé. Immédiatement, le public américain fait de « Jenny » sa coqueluche.

Au printemps 1990, déjà classée 24e mondiale, elle devient à quatorze ans la plus jeune joueuse à atteindre les demi-finales à Roland-Garros [8]. Victorieuse en juillet de la Coupe de la Fédération avec l'équipe américaine, elle gagne en octobre son premier titre à Porto Rico contre Zina Garrison et conclut la saison au 8e rang mondial.

En 1991, elle atteint successivement les demi-finales à Wimbledon (en éliminant la championne en titre Martina Navrátilová en quarts) puis à l'US Open (sortie par la numéro un Monica Seles [9], au terme d'une rencontre d'anthologie [10]).

En 1992, elle accède trois fois aux quarts de finale dans des tournois du Grand Chelem et gagne la médaille d'or aux Jeux olympiques de Barcelone en s'offrant la favorite Steffi Graf en finale.

Pourtant, de plus en plus pressurée par les médias, Capriati ne parvient pas à concrétiser les immenses espoirs si tôt placés en elle. En 1993, elle essuie plusieurs contre-performances, notamment une élimination au premier tour de l'US Open. Elle décide alors, pour un temps, de reprendre ses études. Arrêtée pour vol à l'étalage en décembre puis pour possession de marijuana en mai 1994, elle ne revient à la compétition qu'en février 1996 [11].

Seconde carrière

Peinant à se maintenir dans le club des cinquante meilleures mondiales, le retour de Jennifer Capriati est difficile, jusqu'à son succès aux Internationaux de Strasbourg en mai 1999.

Si 2000 marque son retour au premier plan (demi-finale à l'Open d'Australie, un titre à Luxembourg, succès en Fed Cup au sein de l'équipe américaine, 14e mondiale en fin de saison), c'est en 2001 qu'elle connaît son année de grâce en remportant l' Open d'Australie puis Roland-Garros (12-10 au troisième set contre Kim Clijsters). Le 15 octobre, elle succède brièvement à Martina Hingis sur le trône de numéro un mondiale. De nouveau, elle s'adjuge l'Open d'Australie en 2002, son troisième et dernier titre en Grand Chelem, non sans effacer quatre balles de match en finale [12] face à Hingis.

En 2003, un peu en deçà, sa plus notable performance reste une demi-finale à l' US Open qu'elle perd contre Justine Henin-Hardenne, alors qu'elle est passée à onze reprises à deux points de la victoire.

Blessée à l'épaule, Jennifer Capriati joue son dernier match à Philadelphie en novembre 2004.

En 2005, les journalistes américains de Tennis Magazine l'ont élue au 36e rang des "quarante plus grands champions de tennis de ces quarante dernières années" (hommes et femmes confondus), derrière Stan Smith (35e) et devant Gustavo Kuerten (37e) [13].

Jennifer Capriati, de même que Monica Seles, a édicté les standards du tennis féminin d'aujourd'hui, coercitif et basé avant tout sur la force physique. Elle compte quatorze titres WTA à son palmarès, dont un en double dames, et deux victoires en Fed Cup avec l'équipe américaine (1990 et 2000).

Malgré son envie de retourner sur les courts, prévu en 2008, elle renoncera à tous les tournois auquel elle s'était inscrite. Elle annoncera lors de plusieurs interviews que le retour à la compétition lui manquait et qu'elle ne reviendrait probablement jamais, car son niveau ne lui permettrait pas d'être dans le top 10.

Le 27 juin 2010, elle est retrouvée inanimée dans une chambre d'hôtel de Rivera Beach ( Floride), en raison d'une apparente surdose de médicaments. Elle est immédiatement hospitalisée [14].

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