Jacques-René Hébert

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Jacques Hébert et Hébert.
Jacques-René Hébert
Jacques René Hébert.JPG
Jacques-René Hébert.
Estampe, eau-forte au pointillé de François Bonneville, fin du XVIIIe siècle.
Biographie
Naissance
Décès
(à 36 ans)
Paris
Surnom
Le Père DuchesneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Parti politique
signature de Jacques-René Hébert
signature

Jacques-René Hébert, né à Alençon le et guillotiné à Paris le , est un homme politique et journaliste français.

Pamphlétaire très populaire, membre du Club des cordeliers, il a été un des grands animateurs de la Révolution française par son journal, Le Père Duchesne, fondé à l’été 1790, où les événements politiques sont présentés dans un langage populaire, souvent jugé grossier, entremêlé de jurons.

Ses articles ont contribué à créer dans les milieux sans-culottes le climat propice à de nombreux évènements révolutionnaires[réf. nécessaire] : chute de la royauté, massacres de Septembre, chute des girondins, grande manifestation du 5 septembre 1793 qui impose la Terreur. Le tirage de son journal atteint 600 000 exemplaires en 1793 grâce aux abonnements du ministère de la Guerre qui le diffuse aux armées. Son programme est de « pourchasser les traîtres ». En octobre 1793, lors du procès de la reine Marie-Antoinette, il est celui qui l'accuse d'inceste.

Non-éligible aux premières assemblées en raison de son manque de fortune, il échoue aux élections de septembre 1792 à la Convention et doit se contenter d’un poste secondaire à la Commune de Paris. Fin 1793, désireux de jouer un rôle politique plus important, au moment où la crise des subsistances, aggravée par la loi sur le maximum général[1], marque une reprise de l’agitation populaire, Hébert entre dans l’opposition au Comité de salut public et prépare avec les chefs cordeliers une nouvelle journée révolutionnaire qui, mal organisée, échoue. Présentés comme des complices du « complot de l’étranger », tous sont exécutés le 24 mars sans que les sans-culottes bougent. Mais la base populaire sur laquelle le gouvernement révolutionnaire s'appuie s'en trouve rétrécie. « La Révolution est glacée », comme le dit alors Saint-Just.

Les historiens ont donné après coup le nom d’hébertistes à cette faction de révolutionnaires radicaux — Hébert, Chaumette et leurs amis du Club des cordeliers, Momoro, Vincent, Ronsin — partisans à l’extérieur de la guerre à outrance jusqu’à la victoire complète et à l’intérieur, de mesures sociales radicales comme l’application de la loi du maximum et de la déchristianisation.

Dans d'autres langues