Iakov Iourovski

Iakov Iourovski
Yakov Mikhailovich Yurovsky.jpg

Iakov Iourovski.

Biographie
Naissance
Décès
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Moscou Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Enfants
Rimma Yurovskaya ( d)
Q4535113 Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique

Iakov Mikhaïlovitch Iourovski (en russe : Яков Михайлович Юровский), né le 19 juin 1878 à Tomsk et mort le 2 août 1938 à Moscou, membre du soviet de l' Oural lors de la Révolution russe, est le chef des exécuteurs ayant abattu Nicolas II et sa famille dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, à Iekaterinbourg.

Origines

Iourovski est le huitième enfants d'une famille de dix enfants. Son père, de famille juive orthodoxe, travaille comme vitrier, sa mère comme couturière. Selon son propre témoignage, sa famille voue aux Romanov un véritable culte et il se querelle souvent avec son père sur ce point. Selon lui, c'est Alexandre II qui a le mérite des réformes, Nicolas II n’étant qu’un personnage méprisable qu’il se met vite à haïr. Il n’hésite pas à le traiter de tueur et de vampire devant sa famille et ses amis.

Il étudie l’horlogerie dans une école juive de Tomsk et trouve du travail dans un atelier de la ville. En 1897, il mène les premières grèves à Tomsk. Arrêté, libéré après quelques mois, il est renvoyé de son atelier et s'installe à Iekaterinbourg vers 1900. Il y trouve un emploi de bijoutier.

Lors de la révolution russe de 1905, il se joint aux Bolcheviks et se montre un fervent militant. Arrêté par l' Okhrana, il est exilé de Russie et s'établit à Berlin. Il habite l'Allemagne jusqu’en 1912, où il se convertit à la religion luthérienne et transforme son nom de Yankel Chaimovitch en celui de Iakov Mihaïlovitch. À cette époque, il est marié et père de trois enfants.

De retour en Russie, il s'établit à nouveau à Iekaterinbourg où il crée son propre studio photographique. En 1915, enrôlé dans l'armée, il préfère s'inscrire dans la formation médicale et est assigné au 198e régiment d'infanterie de Perm. Il participe à la campagne des Carpates en 1916 mais en revient complètement sans illusions sur la valeur réelle des unités russes déployées face aux puissances centrales.

Profitant du vide du pouvoir laissé par la Révolution russe de mars 1917, il quitte l’armée et retourne à Iekaterinbourg où, à l’automne, il est l’un des membres du soviet régional de l’Oural. Au début de 1918, après la Révolution d'Octobre, il est élu député régional et est nommé Commissaire de justice. Il rejoint également la Tchéka régionale et en devient l’un des chefs. Au début de juillet, il obtient le poste de commandant en chef de la villa Ipatiev, où sont détenus la famille de Nicolas II et leurs derniers serviteurs.