Hugo Chávez

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Hugo Chávez
Hugo Chávez en 2006.
Hugo Chávez en 2006.
Fonctions
Président de la République bolivarienne du Venezuela[N 1]

(14 ans, 1 mois et 3 jours)
Élection6 décembre 1998
Réélection30 juillet 2000
3 décembre 2006
7 octobre 2012
Vice-présidentIsaías Rodríguez (en)
Adina Bastidas (es)
Diosdado Cabello
José Vicente Rangel
Jorge Rodríguez
Ramón Carrizales
Elías Jaua
Nicolás Maduro
PrédécesseurRafael Caldera
SuccesseurNicolás Maduro
Biographie
Nom de naissanceHugo Rafael Chávez Frías
Date de naissance
Lieu de naissanceSabaneta, Barinas
(Venezuela)
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décèsCaracas, District capitale de Caracas
(Venezuela)
SépultureCaserne de la Montaña, Caracas
Nationalitévénézélienne
Parti politiqueMBR-200 (1982-1997)
MVR (1997-2007)
PSUV (2007-2013)
FratrieAdán Chávez
Argenis Chávez
ConjointNancy Colmenares (1977-1995)
Marisabel Rodríguez Oropeza (1997-2004)
EnfantsMaría Gabriela Chávez
EntourageAsdrúbal Chávez (cousin)
ProfessionMilitaire
ReligionCatholicisme
RésidencePalais de Miraflores (Caracas)

Signature de Hugo Chávez

Hugo ChávezHugo Chávez
Présidents de la République bolivarienne du Venezuela

Hugo Rafael Chávez Frías, né le à Sabaneta, dans les Llanos, au sud du Venezuela et mort le à Caracas, est un militaire et homme d'État vénézuélien, président de la République de 1999 à 2013.

Élu président de la République du Venezuela le , il est le chef du parti politique du Mouvement Cinquième République de sa fondation en 1997 jusqu'en 2007, date à laquelle il fonde le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV). Se réclamant du bolivarisme et ayant pour objectif l'établissement du « socialisme du XXIe siècle », il met en place un ensemble de réformes, désigné sous le nom de « Révolution bolivarienne », et comprenant la promulgation d'une nouvelle constitution, une politique de « démocratie participative », et la nationalisation des industries clés. Les ressources naturelles du Venezuela lui permettent de financer un ensemble de politiques sociales, et suscite l’enthousiasme d'une partie de la gauche et des nationalistes-révolutionnaires à l'échelle internationale. Sa politique fait l'objet de controverses : il lui est notamment reproché de ne pas poser les bases d'un développement durable au Venezuela, de gouverner de façon autoritaire et d'entretenir des liens avec plusieurs dictatures.

Atteint d'un cancer au début des années 2010, il est réélu pour un quatrième mandat en 2012 mais ne peut prêter serment et meurt des suites de sa maladie.

Jeunesse et début politique

Jeunesse

Hugo Chávez est né dans la ville de Sabaneta, dans l'État de Barinas le . Sabaneta est située dans les basses terres des Andes vénézuéliennes, près de la cordillère des Andes à l'ouest et au sud. Il est le second fils d'une famille de sept enfants. Son père, Hugo de los Reyes Chávez (es), fut trois fois gouverneur de Barinas de 1998 à 2008. Sa mère est Elena Frías (en) dite Frías de Chávez. Les parents de Chávez travaillaient tous deux comme enseignants dans une école locale. Son père avait abandonné l'école au collège. Cependant, il obtint plus tard une qualification lui permettant d'enseigner à l'école primaire[1].

La famille Chávez, d'origine principalement indienne-indigène, espagnole et afro-vénézuélienne[2], a des ancêtres dans le centre du Venezuela, dans la région des llanos. Chávez est l'arrière-petit-fils du rebelle Pedro Pérez Delgado, plus connu sous le sobriquet de Maisanta. Maisanta fut un chef rebelle par intermittence. Il soutint une insurrection qui, avant sa capture en 1922, mena à la mort à la fois un ex-président vénézuélien et un gouverneur d’État[3]. Les terres appartenant à la famille de Maisanta sont très étendues et collectivement, elles sont connues sous le nom de La Marquesena. Après l'insurrection, elles furent confisquées par les autorités fédérales. Plus de 80 ans plus tard, la même propriété sera expropriée par Chávez[4]. Chávez évoqua plus tard la perte de ces terres familiales qui auraient eu une place centrale dans les récits racontés par sa grand-mère paternelle, Rosa. Elle lui aurait dit : « Pour moi, La Marquesena fut le point de rencontre d'un grand nombre de choses »[5].

État de Barinas, l’État d'où vient Chávez. Sabaneta, la ville d'origine de Chávez, est située dans les plaines (les Llanos) du Venezuela.

Chávez grandit dans une petite maison faite de feuilles de palmiers et d'un sol en terre battue. Sa famille vivait dans un petit village juste à la sortie de Sabaneta. Chávez et ses frères et sœurs ont été poussés par leurs parents à considérer leur éducation comme une échappatoire à leur environnement rural, afin d'atteindre de meilleures vies dans les villes plus prospères. La mère de Chávez aurait souhaité qu'il devienne un prêtre catholique, il servit alors comme enfant de chœur pendant un an. L'une de ses obligations consistait à nettoyer et polir des statuettes représentant les saints et Jésus. Chávez commença alors à développer une aversion à la représentation en figurine de Jésus. Chávez s'offensa, en particulier, du portrait que son église faisait de Jésus, le représentant comme un idiot, alors que Chávez, lui, le considérait comme un « rebelle ». Cela poussa Chávez à se méfier des hiérarchies religieuses tout au long de sa vie[6],[7].

Plus tard, ses parents envoyèrent Chávez ainsi que son frère aîné, Adán, vivre chez leur grand-mère paternelle, Rosa Inés Chávez, qui vivait dans Sabaneta. De ce fait, Chávez noua une relation plus forte avec sa grand-mère qu'avec sa propre mère. Plus tard, les parents de Chávez et ses autres frères et sœurs s'installèrent dans une maison aux alentours[1]. Chávez raconte la situation étrange dans laquelle il se trouva lorsque ses parents s'installèrent dans une autre maison que celle dans laquelle il vivait en compagnie de sa grand-mère paternelle à Sabaneta[1] : « [Ils déménagèrent à Sabaneta] et mon père construisit une petite maison… diagonalement opposée à celle en chaume de ma grand-mère. Mes parents y vivaient avec les autres enfants… [Leur maison] était une petite maison faite de [blocs de ciments], une maison rustique, mais avec un toit en amiante et un sol en ciment[1]. » Ainsi, Chávez et Adán restèrent chez leur grand-mère, tout en étant régulièrement en contact avec leurs parents[8]. La plupart des enfants de la région dans laquelle il grandit ne suivaient jamais d'études supérieures. Cependant, Chávez prouva être l'une des exceptions. Il commença par fréquenter l'école primaire Julián Pino. En même temps, il continua ses passe-temps, la peinture et le chant. À l'âge de douze et treize ans, Chávez était un garçon très mince aux pieds anormalement grands, et ses camarades le surnommèrent « Tribilin », le nom espagnol du personnage de Disney, Dingo[9]. Le soir après l'école, Chávez travaillait comme marchand ambulant, vendant des friandises de fruits caramélisés confectionnées par sa grand-mère[1]. Chávez se rappela plus tard avoir développé un goût pour la nature. Cela vint du fait que sa famille se trouvait à proximité de la rivière Guanare. Là-bas, il allait pêcher avec son père. Et les jours de fêtes comme Pâques par exemple, sa famille organisait des pique-niques sur les bancs de la rivière[6]. Chávez était particulièrement intéressé par le baseball. L'un de ses rêves d'enfance était de devenir lanceur pour l'équipe des Giants de San Francisco, suivant les traces de son héros de jeunesse, le lanceur vénézuélien, Isaías « Látigo » Chávez (pas de liens familial entre les deux). Lorsque Látigo mourut à l'âge de 23 ans, le à Zulia[10] dans le second accident d'avion le plus grave de l'histoire du Venezuela[11], Chávez était tellement triste qu'il refusa d'aller à l'école pendant deux jours. Cinq ans plus tard, Chávez écrivait encore sur Látigo dans son journal intime[12]. Chávez continua à jouer et à aimer le baseball tout au long de sa vie[13]. Chávez joua aussi au baseball et au softball avec l'équipe des Criollitos de Venezuela, qui joua dans le championnat national de baseball du Venezuela en 1969. Il écrivit aussi des poèmes, des récits et des drames[14]. Dès son plus jeune âge, Hugo Chávez s'intéresse à la vie, à l'idéologie, ainsi qu'aux écrits de Simón Bolívar. Bolívar est très respecté à la fois au Venezuela et dans le reste de l'Amérique du Sud en tant que révolutionnaire vénézuélien et membre de l'armée de libération. On se souvient de lui en particulier pour son rôle central dans les guerres d'indépendance en Amérique du Sud. En effet, dès son enfance, Chávez liait les dates clés de sa propre vie avec les anniversaires importants liées aux actions de Bolivar[1]. Plus tard, Chávez s'installa dans une plus grande ville, Barinas, où il fréquenta le collège Daniel Florencio O'Leary[14]. Durant ses années au lycée, les meilleurs amis de Chávez étaient deux frères, les fils de Jose Ruiz, un communiste qui avait été incarcéré par le gouvernement de la dictature militaire de Marcos Pérez Jiménez. C'est dans la bibliothèque de la famille Ruiz que Chávez lut ses premiers livres sur le communisme et le socialisme[15]. Plus tard, à l'âge de 17 ans, Chávez rejoint l'armée vénézuélienne. Il se rappela plus tard qu'il s'était engagé afin de pouvoir jouer dans la ligue de baseball de l'armée[16]. Plus tard, il s'inscrit en tant que cadet à la Academia militar de Venezuela - l'Académie militaire vénézuélienne.

Vie de cadet

Alors qu'il étudiait à l'académie, Chávez lisait également des livres d'histoire et débattait avec ses camarades. Entre 1971 et 1973, un groupe de cadets panaméens vinrent dans l'école militaire où Chávez étudiait. À leur contact, Chávez s'intéressa d'abord au chef panaméen Omar Torrijos, ainsi qu'à la récente révolution de la gauche au Panama. La curiosité de Chávez était attisée par les efforts de Torrijos destinés à reprendre le contrôle de la zone du canal de Panamá ainsi que du canal de Panamá lui-même, des mains de son propriétaire le gouvernement des États-Unis. Par la suite, Chávez considéra Torrijos comme un modèle de dirigeant[17].

En 1974, Chávez, accompagné d'environ une douzaine d'autres cadets et de soldats, tous jeunes, se rendit à Ayacucho, au Pérou, afin de commémorer le 150e anniversaire de la bataille d'Ayacucho. Là-bas, ils furent personnellement accueillis par Juan Velasco Alvarado, radical de gauche ainsi que le président péruvien de 1968 à 1975. Velasco leur donna à chacun une édition de poche miniature de La Revolución Nacional Peruana (La Révolution nationale péruvienne). Les cadets remarquèrent la proximité des rapports de Velasco avec à la fois le peuple péruvien et l'infanterie militaire péruvienne. Chávez s’attacha à ce livre et aurait à la fois étudié son contenu ainsi qu'il l'aurait porté constamment sur lui. Cependant, Chávez perdit le livre après son arrestation lors du coup d'État de 1992 au Venezuela. Vingt-cinq ans plus tard, Chávez alors président, ordonna l'imprimerie de millions de copies de la nouvelle Constitution du Venezuela de son gouvernement, sous la forme d'un livret miniature bleu, en honneur du cadeau de Velasco[17]. Au cours de ses années à l'académie, Chávez et ses différents acolytes développèrent une doctrine de gauche-nationaliste qu'ils surnommèrent le « bolivarianisme ». Bien que largement inspirée des idéaux de Simón Bolívar, cette philosophie était également influencée par les écrits de l'historien marxiste Federico Brito Figueroa. D’autres contributions provenaient des opinions de Jorge Eliécer Gaitán, Fidel Castro, Salvador Allende, et Che Guevara — tous étant des représentants sud-américains socialistes et communistes. Néanmoins, Simón Bolívar, Simón Rodríguez (le compagnon et tuteur de Bolívar), et Ezequiel Zamora (un meneur paysan combattant en soutien pour les pauvres non propriétaires de terres) furent d'une importance centrale pour Chávez[18]. Toutes ensemble, ces influences étaient la clé de la formation de sa philosophie politique et de son style de gouvernance[19]. Durant ses études à l'académie militaire, Chávez évita généralement toute discussion politique avec sa famille, spécialement lors de ses séjours en vacances. Il répugnait particulièrement aux discussions politiques avec son père, un membre de la COPEI (un parti politique démocrate-chrétien). En effet, son père obtint un poste de directeur de l'Éducation de Barinas sous le gouvernement COPEI de Luis Herrera Campins. Néanmoins, Chávez appréciait ce genre de discussions lorsqu'elles se tenaient au domicile de la famille Ruiz à laquelle il rendait visite régulièrement[20]. Pendant quelques mois, au cours de l'année 1974, Chávez tint un journal intime. Dedans, il faisait très attention à l'utilisation de son espagnol. Chávez y exprimait une orientation politique gauchiste, écrivant son aversion pour la politique étrangère des États-Unis ainsi que pour le manque d'identité nationale ou culturelle du Venezuela. Par exemple, il remarqua que tant le sport national (le baseball) que la musique populaire du Venezuela provenaient finalement tous deux d'Amérique du Nord[21].

Chávez était considéré comme un provinciano (« provincial ») à la fois poli et timide. Cependant, une fois diplômé, il avait animé un concours de beauté et avait en charge son propre programme de radio, plutôt obscur[1]. Jeune homme, Chávez eut deux petites amies, qui étaient considérées ternes par les autres étudiants. Chávez, lui aussi était en général considéré plutôt fade[22], et les filles étaient plus intéressées par ses deux meilleurs amis, les frères Ruiz, que par Chávez lui-même. Chávez eut sa part de désagréments sociaux. Par exemple, quand une jeune femme qu'il considérait attirante le rejeta, il alla trouver une tête d'âne pourrie sur le bord de la route et la plaça en face de sa porte[20]. Plus tard, Chávez se trouva une autre petite amie, Herma Marksman (es), qui l'aida à mettre une touche finale à la thèse qu'il devait achever afin d'obtenir son diplôme. Après son mariage avec Nancy Colmenares à l'âge de 23 ans, Chávez eut une liaison avec Marksman. Elle dura neuf ans[1],[23]. Chávez sortit huitième de sa classe[1] le en tant que sous-lieutenant avec un diplôme militaire en arts et sciences[24]. Après avoir reçu le sabre de commande des mains du président Carlos Andrés Pérez en personne durant le défilé annuel, Chávez entra officiellement dans la carrière militaire[25].

Carrière militaire (1975-1992)

Le , lors de la journée du 200e anniversaire de la naissance du Libertador (Libérateur) du Venezuela et des autres colonies espagnoles d'Amérique du Sud, Simón Bolívar, Chávez crée avec notamment Raúl Isaías Baduel, au sein de l'armée, le Movimiento Bolivariano Revolucionario 200 (Mouvement révolutionnaire bolivarien 200, MBR-200) d'orientation socialiste.

Coups d'État manqués (1992)

Le , le MBR-200, dirigé par Hugo Chávez, tente un coup d'État contre le président Carlos Andrés Pérez accusé de mener une politique contraire aux engagements électoraux et d'avoir engagé l'armée dans une vague de répressions sanglantes qui indignent Chávez (lequel prétexta un arrêt maladie pour ne pas y participer[26]). Le putsch prend pour nom « opération Ezequiel Zamora ». Cette tentative échoue, et Chávez est emprisonné pendant deux ans. Lors de son séjour carcéral, il enregistre une vidéocassette dans laquelle il appelle à l'insurrection. Elle est diffusée vers 4 heures du matin dans la nuit du 26 au 27 novembre 1992, lors d'un deuxième coup d'État préparé par le MBR-200. La deuxième tentative avorte également, bien que les membres du MBR-200 aient tout de même pris le contrôle du pays pendant quelques minutes[réf. nécessaire]. En 1994, Rafael Caldera est élu pour la deuxième fois au Venezuela. Réalisant une de ses promesses politiques faites avant d'être élu, il ordonne la libération de Chávez[réf. nécessaire].

Marche vers le pouvoir (1992-1998)

Sorti de prison au bout de deux ans, il fonde un parti politique d’orientation socialiste, le Mouvement Cinquième République, et est élu président du Venezuela en 1998.

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