Guerre de Sécession

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Guerre de Sécession
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En haut à gauche : Armée nordiste à Stones River, Tennessee ; en haut à droite : des prisonniers confédérés à Gettysburg ; en bas : la bataille de Fort Hindman, en Arkansas.
Informations générales
Date Du au
Lieu Principalement au sud des États-Unis
Casus belli Bombardement de Fort Sumter
Issue Victoire de l'Union (Nord),
abolition de l'esclavage
Belligérants
Flag of the United States (1861-1863).svg États-Unis d'AmériqueFlag of the Confederate States of America (March 1861 – May 1861).svg États confédérés d'Amérique
Commandants
Abraham Lincoln
Simon Cameron
Edwin M. Stanton
George McClellan
Ulysses S. Grant
William Tecumseh Sherman
Ambrose Burnside
Joseph Hooker
George Meade
William Starke Rosecrans
Philip Sheridan
Winfield Scott Hancock
Jefferson Davis
Leroy Pope Walker
Judah Benjamin
George Wythe Randolph
James Seddon
Robert Lee
Joseph Johnston
Albert Sidney Johnston
Thomas Jackson
James Longstreet
Braxton Bragg
John Bell Hood
Pierre Gustave Toutant de Beauregard
Jubal Anderson Early
Nathan Bedford Forrest
Forces en présence
2 200 000 hommes1 064 000 hommes
Pertes
110 000 morts au combat
360 000 morts au total
275 200 blessés
93 000 morts au combat
260 000 morts au total
137 000 blessés

Batailles

Fort Sumter · Bull Run (Bull Run (1re) · Shiloh · Campagne de la Péninsule · Bull Run (Bull Run (2e) · Antietam · Fredericksburg · Stones River · Chancellorsville · Gettysburg · Vicksburg · Chickamauga · Chattanooga · Wilderness · Spotsylvania · Cold Harbor · Petersburg · Five Forks · Appomatox

La guerre de Sécession ou guerre civile américaine (généralement appelée « The Civil War », « la Guerre civile », aux États-Unis[1]) est une guerre civile survenue entre 1861 et 1865 et opposant les États-Unis d'Amérique (« l'Union »), dirigés par Abraham Lincoln, et les États confédérés d'Amérique (« la Confédération »), dirigés par Jefferson Davis et rassemblant onze États du Sud qui avaient fait sécession des États-Unis.

L'Union comprend tous les États abolitionnistes et cinq États « frontaliers » esclavagistes et est dirigée par Abraham Lincoln et le Parti républicain. Lincoln est profondément opposé à l'esclavage et souhaite son abolition dans les territoires détenus par les États-Unis[2]. Sa victoire à l'élection présidentielle de 1860 entraîne une première sécession de sept États du Sud, avant même que Lincoln ne prenne ses fonctions.

Les combats commencent le , lorsque les forces confédérées attaquent une installation militaire de l'Union à Fort Sumter, dans la baie de Charleston en Caroline du Sud, parce que les soldats nordistes ont refusé de l'évacuer malgré les menaces des sudistes[3]. Lincoln répond en mobilisant une armée de volontaires dans chaque État, ce qui conduit à la sécession de quatre États esclavagistes sudistes supplémentaires. Durant la première année de la guerre, l'Union s'assure du contrôle de la frontière des États sécessionnistes et établit un blocus naval alors que les deux camps renforcent leurs armées et leurs ressources. En 1862, des batailles telles que celles de Shiloh et d'Antietam causent des pertes sans précédent dans l'histoire militaire américaine.

Dans l'Est, le chef militaire de la Confédération, Robert E. Lee, remporte une série de victoires sur les armées de l'Union mais il perd la bataille de Gettysburg au début de juillet 1863, ce qui est un tournant de la guerre. La prise de Vicksburg et celle de Port Hudson par Ulysses Grant achèvent la prise de contrôle du Mississippi par les troupes de l'Union. Grant mène de sanglantes batailles d'usure contre Lee en 1864, l'obligeant à défendre Richmond en Virginie, la capitale des Confédérés. Le général de l'Union William Sherman prend Atlanta en Géorgie, et commence sa marche vers la mer, dévastant une large bande de la Géorgie. La résistance des Confédérés s'effondre après la reddition du général Lee au général Grant à Appomattox le .

Outre un nombre indéterminé de victimes civiles, cette guerre provoque la mort de 620 000 soldats, dont 360 000 nordistes et 260 000 sudistes, ce qui en fait la guerre la plus meurtrière qu'aient connue les États-Unis à ce jour. La très grande majorité des soldats étaient natifs des États-Unis. Concernant la participation non américaine, on a avancé le nombre de 60 000 étrangers. Avec la Guerre de Crimée qui la précède, elle est considérée par les historiens comme la charnière technique entre les guerres napoléoniennes et les guerres modernes qui suivirent. Elle affirme la prépondérance du modèle économique du Nord, l'industrie employant des ouvriers, sur celui du Sud, l'agriculture employant des esclaves[4]. Elle met fin à l'esclavage aux États-Unis, restaure l'Union et renforce le rôle du gouvernement fédéral. Les conséquences économiques, politiques et sociales de cette guerre continuent d'influer sur la pensée américaine contemporaine.

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