Gironde (Révolution française)

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Brissot et vingt autres conventionnels girondins devant le Tribunal révolutionnaire.
Estampe anonyme, Paris, BnF, département des estampes, 1793.

La Gironde est le nom donné à un groupe politique siégeant à l’Assemblée législative[1] puis à la Convention nationale[2], pendant la Révolution française. Les chefs de file principaux en sont Brissot et Roland.

C'est ainsi que les contemporains parlent essentiellement de partis brissotins et rolandistes ou rolandins, l'appellation de girondins (ou girondiste) étant postérieure ; elle a été popularisée au e siècle, notamment par Lamartine dans son Histoire des Girondins, et provient de la région d'origine des premiers députés de ce groupe (Vergniaud, Guadet, Gensonné, Grangeneuve, Jean-François Ducos.)

« À la fin de 1791, le parti des girondins était encore au berceau ; il ne pouvait encore figurer, dans l'Assemblée, que par, Brissot, Vergniaud le meilleur orateur de la Gironde, Isnard, Gensonné, Condorcet, et hors de l'Assemblée, que par Buzot, Clavière, Roland[3] »

Les girondins se sont violemment affrontés aux montagnards[4], incarnés par les figures de Robespierre, Danton ou Marat — que ce soit au Club des jacobins dont la plupart sont membres, à l’Assemblée législative ou à la Convention. Ils s'en distinguent par leur électorat, essentiellement provincial pour les girondins tandis qu'il est parisien pour les montagnards, par leur position sur la Guerre, voulue par eux pour affermir la Révolution, et par le sort à réserver au roi déchu, qu'ils souhaitent épargner. Toutefois à l'Assemblée législative futurs montagnards et girondins s'accordaient pour la politique coloniale : la défense réussie des droits des hommes de couleur libres d'octobre 1791 à mars 1792 : décrets législatifs les 24 et 28 mars 1792 obtenus notamment par Brissot et Vergniaud, devenue la loi du 4 avril après que les ministres Clavière et Roland aient convaincu le roi de sanctionner les décrets.

Le groupe des députés ou conventionnels de la « Plaine », très majoritaire, appuyaient selon le cas les propositions de la Gironde ou de la Montagne.

L'influence des girondins était prépondérante à la Convention jusqu'à leur chute, de sorte que l'on parle parfois de « Convention girondine » pour la période allant de ses débuts[2] jusqu'en juin 1793.

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