Georges Jacques Danton

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Georges Danton
Portrait de Danton par Constance-Marie Charpentier, Musée Carnavalet, 1792.
Portrait de Danton par Constance-Marie Charpentier, Musée Carnavalet, 1792.
Fonctions
Président de la Convention nationale
Groupe politique Montagne
Membre du Comité de salut public
Groupe politique Montagne
Député de la Seine
Législature Assemblée nationale législative
Convention nationale
Groupe politique Montagne
Ministre de la Justice
Groupe politique Montagne
Biographie
Nom de naissance Georges Jacques Danton
Date de naissance
Lieu de naissance Arcis-sur-Aube Royal Standard of the King of France.svg France
Date de décès (à 34 ans)
Lieu de décès Paris Drapeau de la France  France
Nature du décès guillotiné
Nationalité Français
Conjoint Antoinette Gabrielle Charpentier (1760-1793)
Louise Sébastienne Gély (1777-1856)
Enfants François Danton (1788-1789)
Antoine Danton (1790-1858)
François Georges Danton (1792-1848)
N Danton (1793, enfant mort-né)
Profession Avocat
Religion Catholique
Résidence Paris

Signature de Georges Danton

Georges Jacques Danton, dit aussi d'Anton [1], né le à Arcis-sur-Aube et mort guillotiné le (16 germinal an II) à Paris, est un avocat au Conseil du Roi et un homme politique français, ministre de la Justice.

Danton est une des figures majeures de l'historiographie de la Révolution française, tout comme Mirabeau, avec qui il partage un prodigieux talent oratoire et un tempérament impétueux, avide de jouissances (les ennemis de la Révolution l'appellent « le Mirabeau du ruisseau »), ou comme Robespierre, à qui tout l’oppose, le style, le tempérament et le type de talent. Il incarne la « Patrie en danger » dans les heures tragiques de l’invasion d’, quand il s'efforce de fédérer contre l'ennemi toutes les énergies de la nation et d'user de tous les expédients : pour vaincre, dit-il, « il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France sera sauvée ! », et il n'hésite pas, par pragmatisme, à entamer des négociations secrètes avec les monarques coalisés pour négocier une paix rapide.

Comme pour Robespierre, il s’est vite constitué autour de sa personne une légende. Et s’est déchaînée entre historiens robespierristes et dantonistes une polémique idéologique et politique qui a culminé sous la IIIe République. Pour les premiers, Danton est un politicien sans scrupules, vénal, capable de trahir la Révolution ; pour les seconds, il est un ardent démocrate, un patriote indéfectible, un homme d’État généreux.

Biographie (période avant la Révolution)

Comme la plupart des révolutionnaires, Danton est issu de la bourgeoisie de robe et de finance, en voie d'agrégation à la Noblesse par l'achat de charge de judicature et de fiefs.

Les parents de Danton sont Jacques Danton (1722-1762), procureur à Arcis-sur-Aube, et sa seconde épouse, Jeanne-Madeleine Camut, fille d'un entrepreneur en charpenterie, commissionné pour l'entretien des ponts et chaussées [2], sa première épouse étant morte en couches en donnant naissance à son cinquième enfant. Marié en 1754, le couple a quatre enfants. Son père Jacques Danton vient de Plancy (10), gros village situé à quatre lieues d’Arcis, où son père prénommé lui-aussi Jacques (1690-1733) était huissier royal [réf. nécessaire].

Georges Jacques Danton est né le à Arcis-sur-Aube, dans la province de Champagne, et il est baptisé le même jour en l' église Saint-Étienne d'Arcis-sur-Aube : son parrain est Georges Camus, charpentier, et sa marraine est Marie Papillion, fille du chirurgien Charles Papillion [3].

Le jeune Danton a un an lorsqu’un taureau, se jetant sur une vache qui l’allaite (selon la coutume répandue dans les campagnes champenoises), le blesse d’un coup de corne, lui laissant une difformité à la lèvre supérieure gauche. À sept ans, comme il est doué d'une grande force, il veut se mesurer à un taureau qui lui écrase le nez d’un coup de sabot. Enfin, renversé par un troupeau de cochons, il manque de se noyer et contracte dans sa jeunesse la petite vérole, dont il conserve des traces sur son visage grêlé [4]. « Ainsi se forment et se transmettent les légendes » [5].

Son père meurt en 1762 à l'âge de 40 ans en laissant deux enfants vivants, lui et sa sœur aînée Anne-Marguerite, mariée en 1784 avec Pierre Menuel, marchand. Sa mère se remarie en 1770 à un marchand de grain, Jean Recordain. Danton est mis au petit séminaire de Troyes, puis au collège des Oratoriens, plus libéral, où il reste jusqu'à la classe de rhétorique [6].

En 1780, il part pour Paris, où il se fait engager comme clerc chez un procureur (équivalent de l'époque de l' avoué), Me Vinot, qui l'emploie de 1780 à 1787. En 1784, il se rend à la faculté de droit de Reims pour obtenir une licence en droit grâce au système de la dispense, puis regagne Paris comme avocat stagiaire [7].

Au café du Parnasse, qu’il fréquente, « un des établissements de limonadier les plus considérés de Paris », presque en face du Palais, au coin de la place de l’École et du quai, Georges d'Anton rencontre sa future femme, Antoinette Gabrielle Charpentier, fille du propriétaire, « jeune, jolie et de manières douces » (son portrait peint par David est au musée des beaux-arts de Troyes).

Il se marie le en l' église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris [8] avec Antoinette Gabrielle Charpentier, fille de François-Jérôme, riche marchand cabaretier, tenancier du café « Le Parnasse », quai de l'École, receveur des fermes du roi, et le couple s’installe au no  20 de la cour du Commerce, dans un grand appartement de six pièces au premier étage [N 1], dont le salon donnait sur la rue de l'École-de-Médecine, anciennement des Cordeliers [9].

Avec la dot de 20 000 livres qu’elle lui apporte et des prêts cautionnés par sa famille d’Arcis, il peut acheter en 1787 la charge d' avocat au Conseils du roi de Me Huet de Paisy pour la somme de 78 000 livres, somme qu'il payera en plusieurs fois, la dernière échéance le 3 décembre 1789 grâce notamment à l’argent du roi Louis XVI [10] ou celui de son cousin le duc d'Orléans, sans que l'on puisse conclure que sa vénalité s'est traduite par des services rendus à ces hauts personnages [11]. L’État actuel de Paris de 1788 indique au no 1 de cette cour : Cabinet de M. d'Anton [N 2], avocat ès conseils. L'immeuble, qui marquait l'entrée de la cour du Commerce sur la rue de l'École-de-Médecine, a été démoli en 1875 lors des travaux de prolongement du boulevard Saint Germain.

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