Frédéric II (empereur des Romains)

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Frédéric II
Illustration.
Frédéric II et son faucon représentés dans son livre
De arte venandi cum avibus
(De l'art de chasser au moyen des oiseaux).
Titre
Roi de Sicile

(52 ans et 16 jours)
PrédécesseurConstance Constance Ire
SuccesseurConrad Conrad Ier
Duc de Souabe
PrédécesseurOthon IV
SuccesseurHenri II
Roi de Germanie
AvecHenri II de Souabe (1220-1235)
Conrad IV (1237-1250)
PrédécesseurOtton IV
SuccesseurConrad IV
Empereur des Romains
PrédécesseurOtton IV
SuccesseurGrand interrègne
Roi consort de Jérusalem

(2 ans, 5 mois et 15 jours)
PrédécesseurJean de Brienne
SuccesseurÉlisabeth de Bavière
Biographie
DynastieHohenstaufen
Date de naissance
Lieu de naissanceJesi
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décèsFiorentino (Sicile)
SépultureCathédrale de Palerme
PèreHenri VI du Saint-Empire
MèreConstance de Hauteville
ConjointConstance d'Aragon
Isabelle II de Jérusalem
Isabelle d'Angleterre
Bianca Lancia
EnfantsHenri
Conrad
Marguerite
Constance
Manfred

Frédéric II (empereur des Romains)

Frédéric de Hohenstaufen[1] (Frédéric II, en tant qu'empereur des Romains), né le à Jesi près d'Ancône et mort le à Fiorentino (près de San Severo), régna sur le Saint-Empire de 1220 à 1250. Il fut roi de Germanie, roi de Sicile, roi de Provence-Bourgogne (ou d'Arles), et roi de Jérusalem.

Il connut des conflits permanents avec la papauté et se vit excommunié par deux fois. Le pape Grégoire IX l'appelait « l'Antéchrist ».

Il parlait au moins six langues : le latin, le grec, le sicilien, l'arabe, le normand et l'allemand[2]. Il accueillait des savants du monde entier à sa cour, portait un grand intérêt aux mathématiques et aux beaux-arts, se livrait à des expériences scientifiques (parfois sur des êtres vivants) et édifiait des châteaux dont il traçait parfois les plans. De par ses bonnes relations avec le monde musulman, il mena à bien la sixième croisade — la seule croisade pacifique — et fut le second à reconquérir les lieux saints de la chrétienté, après Godefroy de Bouillon.

Dernier empereur de la dynastie des Hohenstaufen, il devint une légende. De ses contemporains, il reçut les surnoms de Stupor Mundi (la « Stupeur du monde ») et de « prodigieux transformateur des choses »[3], au point qu'on attendit son retour après sa mort. Dans la conscience collective, il devint « l'Empereur endormi » dans les profondeurs d'une caverne, celui qui ne pouvait avoir disparu, celui qui dormait d'un sommeil magique dans le cratère de l'Etna[4]. Son mythe personnel se confondit par la suite avec celui de son grand-père Frédéric Barberousse. Son charisme était tel qu'au lendemain de sa mort, son fils, le futur roi Manfred Manfred Ier de Sicile, écrivit à un autre de ses fils, le roi Conrad IV, une lettre qui commençait par ces mots : « Le soleil du monde s'est couché, qui brillait sur les peuples, le soleil du droit, l'asile de la paix[5] ».

Dans d'autres langues
Alemannisch: Friedrich II. (HRR)
Nederlands: Keizer Frederik II
Piemontèis: Federich II
srpskohrvatski / српскохрватски: Fridrik II., car Svetog rimskog carstva
Seeltersk: Freerk II. (HRR)
oʻzbekcha/ўзбекча: Fridrix II Shtaufen
Bân-lâm-gú: Friedrich 2-sè