Empereur romain

Ne doit pas être confondu avec Roi des Romains ou Liste des souverains du Saint-Empire.
Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la nature de la fonction impériale à travers l'histoire de l'Empire romain. Pour la liste détaillée des empereurs par époque, voir Liste des empereurs romains.

Un empereur romain est le dirigeant de l'Empire romain, depuis la fin de la République romaine avec Auguste (en 27 27 av. J.-C.) jusqu'à l'effondrement de l'Empire romain d'Occident (Romulus Augustule, 476) et à la chute de l'Empire byzantin (Constantin XI, 1453).

Dans la Rome antique, le terme ne définit pas une fonction précise et légale mais plutôt un conglomérat de pouvoirs qui ont pu s'ajouter, se soustraire ou changer au cours des siècles (en général basé sur une accumulation des pouvoirs républicains et du soutien de l'armée). Le titre d'« empereur », résultant d'un concept assez moderne, n'était pas utilisé par les Romains avec le même sens : si un homme était « empereur proclamé », il était souvent appelé « Auguste », « César » ou « Imperator » pour les militaires (dont est dérivé le terme empereur), alors que le titre est aujourd'hui utilisé pour résumer la position tenue par les individus détenteurs du pouvoir dans l'Empire romain.

Comme l'écrit Paul Veyne : « Le rôle d'empereur romain était d'une ambiguïté à rendre fou (…). Un César devait avoir quatre langages : celui d'un chef dont le pouvoir civil est de type militaire et qui donne des ordres ; celui d'un être supérieur (mais sans être un dieu vivant) vers lequel monte un culte de la personnalité ; celui d'un membre du grand conseil d'Empire, le Sénat, où il n'est que le premier parmi ses pairs, qui n'en tremblent pas moins pour leur tête ; celui du premier magistrat de l'Empire qui communique avec ses citoyens et s'explique devant eux »[1]. Il n'est pas propriétaire de son trône, mais est un simple mandataire de la collectivité, chargé par elle de diriger la république[2].

Les empereurs romains refusaient d'être considérés comme des rois, préférant l'idée d'apparaître comme des représentants de la République, pourtant défunte. Le premier empereur, Auguste, évite toute association avec le terme de monarque, clamant que ses pouvoirs sont authentiquement républicains, et avec la période du principat (27 27 av. J.-C.-285), les institutions républicaines (sénat, consuls, magistratures, etc.) sont conservées, et l'empereur est considéré primus inter pares, « premier entre ses pairs ». Avec Dioclétien, qui amorce le dominat (285-476), ces institutions sont abandonnées, et les empereurs deviennent des « monarques », bien que le contraste avec les « rois » soit maintenu, et deviennent dominus et deus, « maître et dieu ». Dans l'Empire romain d'Orient (Byzantin), les empereurs adoptent le titre de Basileus (« roi » en grec), mais qui est réservé aux empereurs « romains », alors que les autres rois sont appelés Rigas.

En plus de leur fonction pontificale (Pontifex Maximus), les empereurs avaient un statut divin, initialement après leur mort, et, depuis le dominat, à partir de leur accession au pouvoir. Lorsque le christianisme prévaut sur le paganisme, le statut religieux des empereurs change, pour devenir lieutenant du Christ sur Terre.

Dans d'autres langues
asturianu: Emperador romanu
Bikol Central: Emperador Romano
English: Roman emperor
Bahasa Indonesia: Kaisar Romawi
íslenska: Rómarkeisari
日本語: ローマ皇帝
Basa Jawa: Kaisar Romawi
한국어: 로마 황제
Lingua Franca Nova: Imperor roman
македонски: Римски цар
Bahasa Melayu: Maharaja Rom
português: Imperador romano
română: Împărat roman
српски / srpski: Римски цар
Türkçe: Roma imparatoru
Tiếng Việt: Hoàng đế La Mã
中文: 羅馬皇帝
Bân-lâm-gú: Lô-má hông-tè