Djibouti

République de Djibouti

جمهورية جيبوتي
(Jumhūriyyat Jībūtī)

Jamahuuriyada Jabuuti

Gabuutih Ummuuno

Drapeau
Drapeau de Djibouti.
Blason
Armoiries de Djibouti.
Description de l'image LocationDjibouti.svg.
Devise nationaleاتحاد، مساواة، سلام|
Unité, Égalité, Paix
Hymne nationalDjibouti
Administration
Forme de l'ÉtatRépublique
PrésidentIsmail Omar Guelleh
Langues officiellesfrançais et arabe
CapitaleDjibouti

11° 36′ N, 43° 10′ E

Géographie
Plus grande villeDjibouti
Superficie totale23 200 km2
(classé 150e)
Superficie en eau2368 km2 (golfe de Tadjourah)
Fuseau horaireUTC +3
Histoire
Indépendancede la France
27 juin 1977
Démographie
GentiléDjiboutien;Djiboutienne
Population totale (est. 2014)810 179 hab.
(classé 161e)
Densité21 hab./km2
Économie
MonnaieFranc Djibouti (DJF​)
Divers
Code ISO 3166-1DJI, DJ​
Domaine Internet.dj
Indicatif téléphonique+253 77/21/27
Carte de Djibouti
Péninsule arabique et environs, selon le Periplus Maris Erythraei.

Djibouti en forme longue la République de Djibouti (en somali Jabuuti et Jamhuuriyadda Jabuuti, en afar Gabuuti et Gabuutih Ummuuno, en arabe جيبوتي (Jībūtī) et جمهورية جيبوتي (Jumhūriyyat Jībūtī)), est un pays de la Corne de l'Afrique, situé sur la côte ouest du débouché méridional de la mer Rouge. Il est limitrophe de la Somalie (Somaliland) au sud, de l'Éthiopie à l'ouest, de l'Érythrée au nord et du Yémen.

Djibouti est aussi le nom de sa principale ville et capitale.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Djibouti.

Préhistoire

La zone de Djibouti a été habitée depuis au moins le Néolithique. Selon les linguistes, les premières populations afro-asiatiques sont arrivées dans la région durant cette période à partir de l'urheimat proposé par la famille («patrie originelle») dans la vallée du Nil ou le Proche-Orient. D'autres chercheurs proposent que la famille afroasiatique se développe in situ dans la Corne, et que ses locuteurs se dispersent par la suite.

Pays de Pount

Conjointement avec la côte Somalie, Erythrée et Mer Rouge Soudan, Djibouti est considéré comme l'emplacement le plus probable du territoire connu des anciens Egyptiens comme Punt (ou Ta Netjeru, signifiant "la Terre de Dieu"). La première mention du Pays de Pount remonte au XXVe siècle av. J.-C.. Les Puntites étaient une nation de personnes qui avaient des relations étroites avec l'Egypte ancienne sous le règne de la 5ème dynastie Pharaoh Sahure et de la 18ème dynastie de la reine Hatchepsout. Selon les peintures murales du temple de Deir el-Bahari, le roi Parahu et la reine Ati gouvernaient alors le pays de Punt.

Création du territoire

Le 4 juin 1859, le commerçant réunionnais Henri Lambert, ancien agent consulaire de France à Aden, est assassiné dans le golfe de Tadjourah. Une mission conduite par le commandant de la station navale de la Côte orientale, le vicomte Alphonse Fleuriot de Langle, arrête les coupables, remis aux autorités turques[1], puis envoie une délégation de notables locaux à Paris. C'est avec un membre de cette délégation, le « représentant » du « sultan de Tadjourah », Diny Ahmed Aboubekr, que le , Édouard Thouvenel, alors ministre de Napoléon III, signe un traité de paix et d'amitié perpétuelle[2] par lequel la France achète « les ports, rade et mouillage d’Obock situés près du cap Ras Bir avec la plaine qui s’étend depuis Ras Aly au sud jusqu’à Ras Doumeirah au nord »[3] pour 10 000 thalers de Marie-Thérèse[4].

Ce n'est qu'en 1884 qu'une prise de possession réelle a lieu, avec l'arrivée d'un commandant le 1er août : Léonce Lagarde. Il s'agit alors, dans le cadre de l'expansion coloniale française vers Madagascar et l'Indochine, de créer une escale de ravitaillement pour les navires sur une route impériale.

Cependant, Léonce Lagarde étend le Territoire d'Obock et dépendances sous souveraineté française à toute la côte nord du golfe de Tadjourah[5], qui est occupée en octobre-novembre.

Après un traité sans suite avec le « sultan de Gobad » en janvier 1885, le 26 mars 1885, un accord avec les « chefs Issas »[6] place la côte sud sous souveraineté française. Un accord territorial avec la Grande-Bretagne, par l'échange de notes des 2 et , arrête cette expansion[7].

C'est la même année, en 1888, qu'est créé le port de Djibouti, qui devient le chef-lieu de la nouvelle Côte française des Somalis en 1896. En 1895, la ville compte 5 000 habitants. Elle est placée sous l'autorité administrative de Bourhan Bey, fils de l'ancien gouverneur (pacha) de Zeila, Abu Bakr Ibrahim.

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale

La construction, entre 1897 et 1917, du chemin de fer entre Djibouti et Addis-Abeba ajoute une nouvelle dimension au territoire, en le consacrant comme une porte maritime de l'Éthiopie moderne.

Profitant de l'expansion économique qu'apporte cette voie de communication, le port se développe et la ville se bâtit peu à peu. Des ouvriers yéménites, somalis, pakistanais, construisent ces maisons qui constituent le cœur de la «ville européenne» et que l'on peut encore admirer, conservées dans leur esthétique originelle.

Le ministre des Colonies visitant les salines (1931)

Jusqu'en 1939, le pays connaît un important développement économique, autour du port, du chemin de fer et des salines[8]. Une nombreuse main-d'œuvre afflue dans la ville, principalement issue de territoires limitrophes (Éthiopie, Somalie britannique et Yémen principalement). L'invasion de l'Éthiopie par l'Italie en 1936 donne un coup de fouet temporaire à l'activité commerciale.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés instaurent un blocus du pays dont les autorités ont choisi de soutenir le gouvernement de Vichy. Une partie de la «population indigène» est expulsée de la ville de Djibouti, qui connaît alors une grave crise, voire une véritable famine. Le ralliement du territoire aux Alliés en décembre 1942 permet sa réintégration dans les circuits économiques.

La fin de la période coloniale

La Légion étrangère française à Loyada en 1976

À partir de la Seconde Guerre mondiale, la population de la ville de Djibouti croît rapidement, passant officiellement d'environ 17 000 habitants en 1947, à 40 000 au début des années 1960, 62 000 en 1967, 118 000 en 1972 pour dépasser 150 000 habitants au début des années 1980[9].

En 1949, Djibouti devient un port franc, sa nouvelle monnaie, le franc Djibouti, est rattaché au dollar US. La même année, de violents affrontements entre des groupes identifiés comme « issa » et « gadaboursi » causent plusieurs dizaines de morts[8]. Ils sont révélateurs des rivalités pour l'accès à la ressource que représente le travail disponible, en particulier au port. Ces tensions, qui avaient déjà commencé avant la Guerre, durent jusqu'à la fin de la présence française, marquées par le renvoi des dockers Yéménites, puis Somalis.

Après la manifestation d'une revendication d'indépendance en août 1966, puis des conflits sociaux, un barrage est érigé autour de la ville, officiellement pour contenir les migrations. Cependant les tensions perdurent. Un référendum est organisé le sur le maintien du territoire sous souveraineté française. Après un scrutin entaché de fraudes qu'il est difficile de quantifier[10], officiellement 60,6 % des votants approuvent un changement de la dénomination de la colonie, qui devient le Territoire français des Afars et des Issas (TFAI). Ses structures de gouvernement sont modifiées mais restent sous la tutelle française. Les tensions politiques et sociales restent fortes. En février 1976, la dramatique prise en otage d'un car scolaire à Loyada confirme qu'il n'est plus possible de maintenir le pays dans cet étau répressif.

En novembre 1975, Pierre Messmer annonce un processus devant conduire à l'indépendance du territoire. Les listes électorales sont ouvertes aux habitants pour leur permettre de s'exprimer. En juillet 1976, Ali Aref Bourhan, lié aux réseaux gaullistes, démissionne de la présidence du Conseil de gouvernement, il est remplacé par Abdallah Mohamed Kamil.

Un pays indépendant

Centre ville de Djibouti en 2007

Le 8 mai 1977, la population, consultée pour la troisième fois (après 1958 et 1967) choisit l'indépendance avec officiellement 98,8 % des suffrages exprimés[11]. Elle est proclamée le 27 juin, avec la naissance de la République de Djibouti. Son premier président est Hassan Gouled Aptidon, et quatre Premiers ministres se succèdent en un an et demi. Le dernier, Barkat Gourad Hamadou reste finalement en poste pendant 23 ans. En 1981, est imposé un système de parti unique.

À partir de 1991, une guerre oppose le gouvernement au Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), dirigé par Ahmed Dini, figure emblématique de l'opposition djiboutienne. Après un premier revers, l'armée reprend le contrôle du territoire en 1994. C'est alors qu'un traité est signé entre une partie du FRUD et le gouvernement djiboutien. Une partie plus radicale (le FRUD armé) n'intègre le processus de paix qu'en 2001.

En 1992, après le début de l'insurrection, une Constitution est adoptée par référendum. Elle prévoit un multipartisme partiel avec quatre partis.

En 1999, Ismail Omar Guelleh devient président de la République. Il est réélu en 2005, puis, après une modification de la Constitution, en 2011 et 2016. Des manifestations inspirées par le Printemps arabe sont réprimées au début de 2011.

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