David Lloyd George

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David Lloyd George
Illustration.
Fonctions
Premier ministre du Royaume-Uni

5 ans, 10 mois et 15 jours
MonarqueGeorge V
PrédécesseurHerbert Henry Asquith
SuccesseurAndrew Bonar Law
Ministre des Munitions
Premier ministreHerbert Henry Asquith
PrédécesseurNouvelle fonction
SuccesseurEdwin Samuel Montagu
Chancelier de l'Échiquier
Premier ministreHerbert Henry Asquith
PrédécesseurHerbert Henry Asquith
SuccesseurReginald McKenna
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissanceManchester
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décèsDrapeau : Royaume-Uni Llanystumdwy (Caernarfonshire)
Nationalitébritannique
Parti politiqueParti libéral
ConjointMargaret Lloyd George ;
Frances Stevenson
Professionavocat
ReligionNon-conformisme

Signature de David Lloyd George

David Lloyd George
Premiers ministres du Royaume-Uni

David Lloyd George (17 janvier 1863 à Manchester - 26 mars 1945 à Llanystumdwy au pays de Galles), 1er comte Lloyd-George de Dwyfor, est un homme d'État britannique qui fut le dernier Premier ministre à appartenir au parti libéral.

Jeunesse et débuts politiques (1863-1905)

Enfance

Né le 17 janvier 1863, Lloyd George est le fils de William George, enseignant, et d’Elizabeth Lloyd, gouvernante. Bien qu’il soit né à Manchester, il est Gallois, et retourne rapidement dans le Pembrokeshire, d’où son père est originaire. À l’âge d’un an, il perd son père d’une pneumonie. David et son frère William partent vivre chez leur oncle, Richard Lloyd, à Llanystumdwy, Caernarfonshire. Richard Lloyd est un cordonnier non conformiste, très impliqué dans la « Nonconformist denomination of Campbellite Baptists »[1]. Ses engagements eurent une grande influence sur l’opinion politique de son neveu David. Lloyd George joua pendant toute sa carrière de ses origines sociales peu aisées, notamment pour redorer son image en période de crise, mais aussi pour appuyer certaines de ses politiques (notamment The People’s Budget)[1]. Il n’a jamais voulu être considéré comme faisant partie de l’élite britannique, qu’il appelle « The Dukes » (« Les Ducs »). En 1898 il confie à un journal[2] que son grand luxe, étant petit, était de manger un demi œuf le dimanche matin, laissant supposer qu’il venait d’une famille très modeste. En dépit de son appartenance au parti libéral, il informe le travailliste George Lansbury en 1931 qu’il « ne pourrait jamais trahir les intérêts des travailleurs parce que c’était la classe d’où il venait »[3]. Néanmoins, John Grigg a souligné l’exagération dont a fait preuve Lloyd George quant à son milieu d’origine. Notamment, des témoignages ont rapporté que les frères Georges étaient les mieux habillés du comté[4] et ont pu faire des études. David Lloyd George, en partie autodidacte[5] et son frère ont de très bons résultats à l’école. Il apprend le français et le latin et choisit le droit car c’est un secteur qui présente de nombreux avantages : il procure rapidement une indépendance financière[6], et peut mener à la politique. Il intègre un cabinet d’avocats en 1879 à Porthmadog, et acquiert rapidement la réputation d’un fervent défenseur des gens du peuple contre les « puissants »[7]. Lloyd George est ambitieux et déterminé[8] : il passe avec succès l’examen de droit (Law Society) en 1884. En 1885, il crée son propre cabinet à Criccieth. Le cabinet qu’il tient avec son frère à partir de 1887, prospère. Connu comme « l'avocat des braconniers » à la suite d’un procès qu'il remporta, il fonda un syndicat d'agriculteurs et, en 1887, le journal Udgorn Rhyddid (Les Trompettes de la Liberté) dans lequel il défendait l'idée d'une autonomie pour le Pays de Galles. Parallèlement, il prêche à la Chapelle Baptiste, où il exerce ses talents d’orateur. Il acquiert une réputation de très bon prêcheur. En 1888 il se marie à Margaret Owen, fille d’un fermier aisé. Même si on ne sait pas exactement quand, il deviendra soudainement agnostique[9], et le restera toute sa vie.

Débuts en politique

Il entre au parti libéral local, et devient conseiller municipal du Conseil de Caernarfon en 1889. Il prend part à des campagnes politiques, et défend l’idée de faire disparaître les impôts versés à l’Église. Il était pour la réforme de la terre : ses références étaient Thomas Spence, John Stuart Mill, Henry George, ou encore les pamphlets de George Bernard Shaw et Sidney Webb sur la société fabienne. Tous ces auteurs étaient en faveur d’une prise en main du problème de la propriété terrienne. Également en 1888, il gagne un procès important pour les Gallois : il obtient le droit pour les non-conformistes d’être enterrés selon leurs propres rites. C’est ce procès, vécu comme une victoire dans tout le Pays de Galles, qui a conduit Lloyd George le 27 décembre 1888 à être choisi pour représenter le parti libéral dans la circonscription de Caernarfon.

Député MP (Member of Parliament)

Lloyd George en 1902 par George Charles Beresford

En 1890, il est le candidat libéral pour la circonscription de Caernarfon à la Chambre des Communes. Son programme[10] repose sur l’égalité religieuse au Pays de Galles, la réforme de la terre (« Land Reform »), un veto local pour procurer des licences pour la vente d’alcool, un impôt graduel et plus de libre-échange. Il remporte l’élection avec 19 voix d’avance, et devient MP, Member of Parliament (député) de Caernarfon en 1890, à l’âge de 27 ans, ce qui en fait le plus jeune membre du parlement. Il gardera son siège jusqu’en 1945, cinquante-cinq ans plus tard.

Être membre du parlement n’étant pas rémunéré à l’époque, il poursuit ses activités d’avocat. Il est toujours en partenariat avec son frère à Criccieth, et ouvre un autre cabinet à Londres, qui fusionne en 1897 avec celui de Rhys Roberts pour donner le « Lloyd George, Roberts and Co ».

Très vite, il est craint et respecté à la fois dans la Chambre des Communes. Il s’est fait reconnaître comme un homme d’énergie, à l’apparence et au caractère peu conventionnels[5]. Il est fort impliqué dans les débats qui concernent le Pays de Galles, qu’il essaie de soustraire à l’influence et l’autorité de l’Église anglicane. Lloyd George forme en 1894 la « Révolte des Quatre »[11] avec D.A.Thomas, Herbert Lewis et Frank Edwards pour demander davantage de représentation pour le Welsh Liberal Party. Il refonde aussi la même année le Cymru Fydd (« Ce que le Pays de Galles doit être »), qui défend l’idée d’un Home Rule pour le pays de Galles, mais c’est un fiasco.

La seconde guerre des Boers divise le parti libéral en deux camps : les radicaux d’un côté et les impérialistes de l’autre. Ces derniers, qui comptent dans leurs rangs Herbert Henry Asquith, Richard Burdon Haldane, sont favorables à la guerre. Lloyd George et Chamberlain sont radicaux. En dépit de l’attention que lui attirait son art oratoire, on pariait que Lloyd George perdrait son siège aux élections de 1900 du fait de son opposition à la guerre des Boers (laquelle lui a pourtant procuré une notoriété nationale). Mais à Caernarfon, il était considéré comme la figure la plus importante du parlement, parce qu’il défendait les droits des Gallois : il fut réélu.

Les dirigeants du parti libéral désapprouvent également le rôle de Lloyd George dans son opposition à la réforme de l’éducation de 1902. Il encourageait dans ses discours le peuple à ignorer la loi et à soutenir John Clifford et son comité national de résistance passive. Environ 170 non conformistes sont envoyés en prison pour avoir refusé de payer leurs frais de scolarité.

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