Début semi-ouvert

Aux échecs, un début semi-ouvert voire un jeu semi-ouvert ou une partie semi-ouverte découle d'une ouverture où les noirs ne répondent pas par le symétrique 1...e5 à l'ouverture du pion roi jouée par les Blancs (1. e2-e4). À l'occupation immédiate du centre prônée par les Blancs, les noirs répliquent :

  • par un coup de pion (1... c5, 1... c6, 1... e6, 1... d5, 1... d6 ...) ;
  • soit par le contrôle à distance du centre par un Cavalier (défense Alekhine 1...Cf6 ou défense Nimzowitsch 1...Cc6).

À la différence des débuts ouverts où les Noirs répliquent par le symétrique 1...e5 à l'ouverture du pion roi 1. e4, les débuts semi-ouverts engendrent très peu de transpositions[1].

Les débuts semi-ouverts sont surtout devenus populaires à partir du XXe siècle, alors qu'ils n'occupaient que 30 pages de l'ouvrage allemand de référence de 1918, le Handbuch des Schachspiels, contre plus de 650 pages dans le même ouvrage pour les débuts ouverts[1]. Une raison de la popularité croissante des débuts semi-ouverts tient au fait que « ce sont des ouvertures amenant généralement des positions stratégiques compliquées »[1]. La tactique est moins prégnante dans les premiers coups que pour les débuts ouverts, et la fragilité du pion f7 n'est plus une épée de Damoclès pour les noirs[1]. .

Les codes ECO associés aux débuts semi-ouverts vont de B00 à C19.

Historique

Dans d'autres langues