Cylindre phonographique

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Phonographe Pathé et quelques cylindres dans leur boîte

Le cylindre phonographique est l'ancêtre du disque. Lorsque, en décembre 1877, Thomas Edison invente le phonographe[1], il enregistre les sons sur un cylindre recouvert d'une feuille d'étain. Le 30 avril 1877, Charles Cros avait déposé un mémoire qui préconisait cette méthode entre autres possibilités.

Matériaux

Un cylindre de cire Edison.

La cire

Ce n'est qu'à partir de 1887 que l'on développe des cylindres de matières cireuses (souvent appelés « cylindres en cire d'abeilles ») : ozokérite enduite sur tube de carton (c'est le procédé initial du Graphophone à cylindres de Bell et Tainter), puis cire de carnauba, employée par Edison en 1888 et adoptée largement par l'industrie par la suite, pure ou mélangée avec divers autres composants dans de grandes proportions : stéarate de plomb, stéarate d'aluminium, aussi nommés « savons métalliques », avec également des adjuvants en petites quantités : noir de fumée, gomme-laque, entre autres. De par l'évolution de leur composition, les cylindres de cire sont de couleur marron (du beige au brun), de 1888 à 1903, puis ils sont majoritairement de couleur noire de 1902 à 1908-1909.

Le celluloïd

Couvercle d'un cylindre de celluloïd Edison Blue Amberol Records.

Alternativement, le Français Henri Lioret utilisait dès 1893 le celluloïd pour la fabrication de ses cylindres. Mais sa production est restée modeste. Ce n'est que plus tard que l'emploi du celluloïd apparaît aux États-Unis comme alternative à la cire, d'abord modestement (Lambert Records, vers 1900, Columbia Indestructible Records, 1902), puis en masse (Edison Blue Amberol Records, de 1909 à 1929).

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