Cycle de Doha

Le cycle de Doha est une ronde de négociations, qui devait au départ durer trois ans, effectuée sous l'égide de l' OMC (Organisation mondiale du commerce). Elles portent surtout sur la «  libéralisation du commerce international » [1], et avaient comme objectif explicite le « développement » de ce qu'on appelait naguère le «  Tiers-Monde ». La conférence interministérielle de Doha ( Qatar) a eu lieu du 9 au 13 novembre 2001, tandis que la quatrième conférence ministérielle de l'OMC lançait un nouveau cycle de négociations multilatérales (commencées au sein du GATT, le prédécesseur de l'OMC), baptisé « cycle du développement ». En effet, l'essentiel des négociations de Doha portaient sur l' agriculture et sur l'amélioration de l'accès aux marchés des pays riches pour les produits agricoles des pays en développement (PED). Le cycle de Doha, qui s'est conclu sur un échec, les différentes parties n'arrivant pas à s'accorder, incluait d'ailleurs un accord sur les ADPIC (aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce).

Le programme de Doha : libéraliser les échanges

D'une durée de trois ans, ce programme prévoit des négociations sur l'amélioration de l'accès aux marchés et sur divers autres défis à relever pour le système commercial :

  • Amélioration de l’accès aux marchés pour les pays en développement :
    1. Agriculture : ouverture des marchés et réduction, puis élimination, de toutes les formes de subventions à l'exportation et de soutien interne à l'agriculture,
    2. Accès aux marchés pour les produits industriels,
    3. Réduction ou élimination des crêtes tarifaires et de la progressivité des droits,
    4. Suppression des autres obstacles non tarifaires,
  • Négociations sur les « questions de Singapore »,
  • Déclaration sur l’Accord sur les ADPIC sur l'accès des pays en développement aux médicaments,
  • Environnement : réduction ou élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires visant les biens et services environnementaux.

Il était prévu que les pays pauvres seraient dispensés d'ouvrir leurs marchés, bénéficiant de l'ouverture des marchés des pays plus riches sans réciproque [2].

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