Conflit d'Ituri

Le conflit d'Ituri ou guerre d'Ituri fait suite à la deuxième guerre du Congo, il oppose essentiellement des milices lendu (la Force de résistance patriotique de l'Ituri) et hema dans le district de l'Ituri situé dans la province Orientale au nord-est de la République démocratique du Congo. Il est lié à des intérêts criminels et à la géopolitique des Grands Lacs.

Causes et préludes

En 1911, la guerre éclate après l’assassinat du grand chef hema, Bomera, par les Indru (appelés aussi Walendu-Bindi, Lendu-Bindi ou Lendu-Sud). Les hostilités s’étendront l’année suivante dans le territoire de Djugu[1].

Lors de la deuxième guerre du Congo, en 1999, les troupes ougandaises se servirent de ce contentieux pour former des milices armées ethniques pour mieux contrôler la population mais aussi pour l'extraction et le commerce (illégal) d'or[2]. Après le départ des forces armées ougandaises, les cartels criminels impliqués dans ce trafic restèrent sur place et continuèrent à s'appuyer sur les milices rurales et autres groupes d’autodéfense ; différents témoignages s’accordent pour affirmer que depuis l’époque coloniale, on n'a jamais déploré un quelconque conflit de terre entre les peuples hema et ce en dépit de l’enchevêtrement de leurs villages particulièrement dans le territoire de Djugu[3]. L'ethnicité est instrumentalisée dans des buts économiques, politiques locaux, nationaux et internationaux[4]. Plusieurs opérations de nettoyages ethniques, avec comme point culminant le massacre d'un millier de Biras et de Hemas à l'hôpital de Nyankunde[5],[6].

Dans d'autres langues
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