Charles-Lucien Bonaparte

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Charles-Lucien Bonaparte
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Le prince Charles-Lucien.
Nom de naissanceCharles-Lucien-Jules-Laurent Bonaparte
Naissance
Paris (France)
Décès (à 53 ans)
Paris (France)
NationalitéDrapeau de France Français
DomainesZoologie, Ornithologie
InstitutionsAmerican Antiquarian Society (1845)

Charles-Lucien Bonaparte est un homme politique et un ornithologue français, né le à Paris et mort le dans cette même ville. Fils de Lucien Bonaparte, il est aussi l'un des neveux de Napoléon Bonaparte.

Prince français en 1815 à la suite de la réconciliation de Lucien et de son frère, il hérite des titres pontificaux de son père à la mort de ce dernier, devenant ainsi le second prince romain de Canino, de Musignano et Bonaparte en 1840, et prince Bonaparte en vertu du statut de la famille impériale adopté par Napoléon III.

Biographie

Charles-Lucien Bonaparte est le fils aîné du mariage en secondes noces de Lucien Bonaparte (1775-1840), frère de l'Empereur, et d'Alexandrine Jacob de Bleschamp (1778-1855).

En 1804, sa famille se rendit à Rome pour se mettre sous la protection du pape Pie VII. En 1810, à la suite d'une rupture entre le pape et Napoléon, il tente de rallier les États-Unis mais il est capturé avec sa famille par la Royal Navy en Méditerranée et retenu au Royaume-Uni jusqu’à la chute de Napoléon en 1814. Il retourne alors dans les États pontificaux.

Après son mariage en 1822, il emménage aux États-Unis avec le père de son épouse (et cousine) Zénaïde Bonaparte, Joseph Bonaparte, pour quelques années et s’installe à Philadelphie en 1823 avec une seconde résidence à Bordentown, dans le New Jersey. Son premier fils est né à Philadelphie et ses autres enfants à Rome[1].

En 1824, Bonaparte a tenté d'obtenir que John James Audubon, alors inconnu, soit accepté par l'Académie des sciences naturelles, mais cela a été contesté par l'ornithologue George Ord.

À la fin de 1826, Bonaparte et sa famille retournent en Europe. Il se rend en Allemagne, où il rencontre Philipp Jakob Cretzschmar, et en Angleterre où il a rencontré John Edward Gray au British Museum et a renouvelé ses relations avec Audubon. En 1828, la famille s'installe à Rome. En Italie, il est à l'origine de plusieurs congrès scientifiques, donne des conférences et écrit de nombreux articles sur l'ornithologie américaine et européenne ainsi que sur d'autres branches de l'histoire naturelle. Il est élu membre de l'American Antiquarian Society en 1845[2].

Ses idées démocratiques, sans doute renforcées par son expérience à Philadelphie, lui firent prendre une part active dans l'insurrection romaine de 1847-1849. En 1849, il est élu à l'Assemblée romaine et participe à la création de la République romaine. Selon Jasper Ridley, lorsque l'Assemblée est convoquée pour la première fois : « Lorsque le nom de Carlo Bonaparte, qui était un membre de Viterbo, a été appelé, il a répondu à l'appel en appelant “Vive la République” ! » (Viva la Repubblica !). Il devint le vice-président du conseil législatif et participe à la défense de Rome contre les quarante-mille soldats français envoyés par son cousin, Louis-Napoléon. Il quitta Rome après que l'armée républicaine eut été défaite en juillet 1849. Il débarque à Marseille, mais il doit quitter le pays sur ordre de Louis-Napoléon. Il part en exil à Leyde puis, en 1850, il est autorisé à rentrer en France. Il s'installe alors à Paris pour le reste de sa vie. Il réaffirme ses convictions politiques en 1850 en nommant un oiseau Paradisier républicain en l'honneur de l'idée républicaine.

En 1854, il devient directeur du Jardin des plantes de Paris. En 1855, il est nommé membre étranger de l'Académie royale des sciences de Suède.

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