Bataille de Sadowa

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Bataille de Sadowa
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La bataille de Sadowa, huile sur toile de Georg Bleibtreu (1869)
Informations générales
Date
Lieu Sadová, Bohême
( République tchèque actuelle)
Issue Victoire prussienne décisive
Belligérants
Drapeau de la Prusse  Royaume de Prusse Drapeau de l'Autriche  Empire d'Autriche
Drapeau du Royaume de Saxe  Royaume de Saxe
Commandants
Guillaume Guillaume Ier
Helmuth von Moltke
Ludwig von Benedek
Forces en présence
221 000 soldats
702 pièces d'artillerie
206 100 soldats
dont 22 000 Saxons
605 pièces d'artillerie
Pertes
1 929 morts
6 948 blessés
276 disparus
940 chevaux
5 793 morts
8 514 blessés
7 836 disparus
22 170 prisonniers
6 000 chevaux
116 canons

Guerre austro-prussienne

Batailles

  • front austro-prussien

Hühnerwasser · Podol · Trautenau · Nachod · Langensalza · Oswiecim · Münchengrätz · Soor · Skalitz · Gitschin · Sadowa (Königgrätz) · Kissingen · Aschaffenbourg · Üttingen · Blumenau

  • front austro-italien
Custoza · Val Vestino · Cimego · Pieve di Ledro · Monte Nota · Lissa · Bezzecca · Primolano · Borgo · Cimego · Levico · Versa
Coordonnées 50° 12′ 36″ nord, 15° 49′ 48″ est

Géolocalisation sur la carte : République tchèque

(Voir situation sur carte : République tchèque)
Bataille de Sadowa

La bataille de Sadowa ou bataille de Königgrätz eut lieu sur un plateau entre l' Elbe et la Bistritz, non loin de la ville tchèque de Hradec Králové (en allemand Königgrätz), le dans le cadre de la guerre austro-prussienne. Ce fut une victoire du royaume de Prusse sous le commandement du général Helmuth von Moltke.

Cette bataille faisait suite à une autre victoire des Prussiens, sur les alliés de l'Autriche lors de la bataille de Langensalza (27 et 28 juin 1866).

Cette bataille marqua la fin de la lutte de pouvoir entre la Prusse et l'Autriche au sein du monde germanique. L'Autriche dut laisser la Prusse l'exclure de la Confédération germanique qui devint alors la confédération de l'Allemagne du Nord et réussit quatre ans plus tard l' unification allemande.

Antécédents

Après les guerres napoléoniennes, le Congrès de Vienne rétablit partiellement l'ordre ancien entre les puissances européennes en 1815. La restauration partielle des principautés allemandes s'accompagna de l'institutionnalisation du Deutscher Bund (Confédération germanique), censé compenser la disparition du Saint Empire romain germanique et contenir la montée du sentiment national allemand. Mais cette alliance très théorique entre les États allemands et l'Autriche est source de tensions croissantes entre les deux grandes puissances allemandes de l'époque, l'Autriche et la Prusse, quant à l'hégémonie dans la Confédération, tensions aggravées après la mise en place du Zollverein entre les États du nord de l'Allemagne, mené par la Prusse, et délibérément attisées par le premier ministre prussien Otto von Bismarck au sujet d'un conflit avec le Danemark.

Le roi du Danemark, depuis 1806 avait obtenu des duchés de langue allemande: le Schleswig et le Holstein. L'annexion de ces duchés par le Danemark provoque une insurrection dans le Holstein en 1848, puis une crise exploitée par Bismarck : la Prusse et l'Autriche conduisent en 1864 la guerre des Duchés pour forcer le Danemark à évacuer les duchés. En 1865, par la convention de Gastein, le Danemark renonce à ces territoires : le Holstein revint à l'Autriche, le Schleswig à la Prusse. Mais, multipliant les incidents, la Prusse occupe le Holstein, ce qui conduit l'Autriche à mobiliser l'armée confédérale du Deutscher Bund. La Prusse se retire alors de la Confédération et déclare la guerre à l'Autriche le .

Du côté de l' Autriche se trouvaient les États de l'Allemagne moyenne : la Bavière, le Hanovre, la Saxe, le Wurtemberg, le pays de Bade ainsi que divers petits États allemands.

Aux côtés de la Prusse se rangent la Thuringe, quelques petits États du nord de l'Allemagne, ainsi que l' Italie, qui voit là l'occasion de s'emparer de la région de Venise encore sous souveraineté autrichienne.

À la veille de la guerre austro-prussienne, la Prusse avait envoyé des centaines d'observateurs au côté des Nordistes durant la guerre de Sécession américaine, pour observer l'utilisation des moyens militaires modernes ainsi que la mise en place de stratégies adéquates. L'introduction d'une Oberste Heeresleitung (« haut-commandement »), c'est-à-dire une direction stratégique centralisée des armées, fut l'un des résultats de ces observations.

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