Bataille de Coronel

Bataille de Coronel
Description de l'image Coronel battle map-fr.svg.
Informations générales
Date
LieuLarge des côtes du Chili
IssueVictoire allemande
Belligérants
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'IrlandeDrapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Contre-amiral
Christopher Cradock
Vice-amiral
Maximilian von Spee
Forces en présence
2 croiseurs cuirassés
1 croiseur léger
1 croiseur auxiliaire
2 croiseurs cuirassés
2 croiseurs légers
Pertes
2 croiseurs cuirassés coulés avec tous leurs équipages (1 654 hommes)3 blessés

Première Guerre mondiale

Batailles

Batailles des océans Pacifique et Indien

Zanzibar · Madras · Papeete · Tsingtao · Rufiji · Penang · Coronel · Más a Tierra
Coordonnées36° 59′ 01″ sud, 73° 48′ 49″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Chili

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Bataille de Coronel

Géolocalisation sur la carte : Amérique du Sud

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Bataille de Coronel

Géolocalisation sur la carte : océan Pacifique

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Bataille de Coronel

La bataille de Coronel est une bataille navale de la Première Guerre mondiale qui eut lieu, le , le long de la côte centrale du Chili. Au cours de cet affrontement, l'escadre des Indes occidentales de la Royal Navy commandée par le contre-amiral Christopher Cradock, rencontra et fut battue par les forces supérieures de l'Escadre d'Extrême-Orient de la marine impériale allemande, aux ordres du vice-amiral Maximilian von Spee. Ce fut la première défaite subie par la Royal Navy depuis 1812 et elle eut donc un retentissement énorme au début de la guerre.

Contexte et forces en présence

Le SMS Scharnhorst, 1907

Depuis 1870, une escadre de croiseurs de la marine du Kaiser opérait dans l’océan Pacifique. Elle était basée depuis 1897 à Tsingtao (Tsingtau en allemand), depuis la concession d'une partie de la baie de Jiaozhou en Chine à la marine impériale allemande. À la déclaration de guerre, le , elle se composait des deux croiseurs cuirassés très modernes de la classe Scharnhorst, épaulés par trois croiseurs légers (SMS Nürnberg, SMS Leipzig et SMS Emden), le tout servi par d'excellents équipages et commandé par le vice-amiral Maximilian von Spee. Cette force importante, menant une guerre de course sur le théâtre du Pacifique, constituait une préoccupation majeure pour l'amirauté britannique.

La situation de Spee se détériore cependant brutalement, avec l'entrée en guerre du Japon aux côtés des Alliés, le 23 août. Craignant la flotte nippone, qui s'ajouterait à celles de l'Australie et de l'Empire de Russie, il décide alors de changer de terrain de chasse, son choix se porte sur les côtes occidentales de l'Amérique du Sud, où la présence de nombreux expatriés allemands lui garantit soutien et ravitaillement et potentiellement une région importante pour la navigation de commerce alliée. Il envoie l’Emden en chasseur solitaire sur l'océan Indien et part des îles Mariannes, le 14 août, avec ses trois autres navires vers l'île de Pâques, qu'il atteint le 12 octobre, après un raid sur Apia et un autre sur Tahiti. Là, il est rejoint par le croiseur léger Dresden, qui l'attendait sur la côte chilienne, après avoir été refoulé de l'Atlantique sud et le Leipzig arrivant de celle du Mexique.

Le HMS Good Hope, navire amiral de la force anglaise.
Le HMS Monmouth (reproduction d'une peinture de 1905).

Sa décision ne reste pas longtemps inconnue des Britanniques qui, grâce à une interception d'un message radio, apprennent sa destination au début octobre. Parmi les forces déployées pour l'intercepter, il y a le contre-amiral Christopher Cradock qui, à la tête de son escadre des Indes occidentales, a ordre de patrouiller au large du Chili. Même si, sur le papier, les forces semblent presque équilibrées, le Britannique n'est pas dupe, ses deux croiseurs cuirassés, le HMS Good Hope et HMS Monmouth, sont de type plus ancien, beaucoup moins puissants et armés par des équipages de réserve, peu entraînés. De plus, il ne possède qu'un croiseur léger moderne, le HMS Glasgow, l'autre est un paquebot armé à la va-vite, le HMS Otranto, sans réelle valeur au combat.

De toute façon, ses ordres ne l'obligent pas à engager Spee, mais comme le lui a indiqué Winston Churchill, Premier Lord de l'Amirauté, le 28 octobre, de temporiser en attendant des renforts soit de la marine japonaise, soit britannique : deux nouveaux navires étant en route, le vieux cuirassé et le croiseur cuirassé HMS Defence de la classe Minotaur.

Mais le 31 octobre, à la suite encore d'une interception radio, Cradock pense pouvoir piéger le Leipzig, apparemment isolé ; il se porte donc au nord et rencontre Spee, sorti avec son escadre le 18, à la suite d'un renseignement similaire à propos du Glasgow. Le Britannique pouvait encore éviter cette bataille fortuite et désavantageuse, en se repliant sur le Canopus à 300 milles marins au sud : celui-ci, par son blindage, tiendrait tête à tout ce que Spee peut aligner. Mais vraisemblablement influencé par le sort du contre-amiral Ernest Troubridge, après la poursuite infructueuse du SMS Goeben en août, il décide d'engager le combat malgré tout, peut-être pour éviter une accusation de lâcheté pour avoir laissé échapper une flotte ennemie sans l'engager. Son but n'est certainement pas une victoire sur Spee, mais il pense sûrement lui infliger des dégâts suffisants pour le laisser à la merci des renforts promis.

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