Anglicanisme

Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'Église protestante. Pour le rite catholique, voir Usage anglican.
Le roi Henri VIII se sépare de Rome au XVIe siècle et fonde l'anglicanisme.
Élisabeth II, monarque de Grande-Bretagne et chef de l'Église anglicane.

L'anglicanisme est une confession chrétienne issue d'un schisme avec Rome en 1534, présente principalement dans les pays de culture anglophone, notamment dans toutes les anciennes colonies britanniques mais aussi sur les terres d'expatriation des Britanniques de par le monde[1]. Hors du Royaume-Uni, les anglicans sont parfois appelés « épiscopaliens »[2], c'est le cas notamment aux États-Unis. L'origine de cette confession remonte à la décision du roi d'Angleterre Henri VIII, au e siècle, de rompre avec le pape pour causes politiques et théologiques via l'acte de suprématie (1534). À l'origine, la doctrine anglicane est énoncée dans les Trente-neuf articles[3] (Bill of XXXIX articles) qui ont longtemps eu une valeur impérative. L'éventail entre les positions doctrinales s'est ensuite élargi et donne lieu à de nombreuses classifications (Haute Église, Basse Église, broad church, anglo-catholicisme, évangélisme…).

L'Église anglicane est aujourd'hui constituée de plusieurs Églises autocéphales dont le gouvernement est confié à des synodes auxquels participent clercs et laïcs élus. Ces Églises sont unies au sein de la Communion anglicane, qui repose sur leur pleine communion (doctrinale, spirituelle, épiscopale, sacramentelle). Elles représentent ensemble environ 85 millions de fidèles.

Parfois présentées comme une via media entre le catholicisme et le protestantisme, les Églises de la Communion anglicane se disent à la fois catholiques et réformées : catholiques (mais non romaines) parce qu'elles se considèrent en continuité avec la succession apostolique, et réformées parce qu'elles ont adhéré à des principes théologiques issus de la Réforme protestante, avec, notamment, l'adoption en 1646 de la confession de foi de Westminster.

Alors que pendant longtemps la coexistence apaisée entre de telles positions divergentes était considérée comme une spécificité de l'anglicanisme, la communion est depuis la fin du XXe siècle soumise à de forts tiraillements sur certaines questions, notamment l'ordination des femmes et la position par rapport à l'homosexualité[4].

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