Algie vasculaire de la face

L'algie vasculaire de la face (AVF) est un syndrome caractérisé par la répétition de douleurs du visage, typiquement à proximité d'un oeil, accompagnées de signes locaux variables et non évocatrices d'autres causes. Il s'agit d'une affection rare, touchant majoritairement l'homme jeune. Les douleurs sont parfois rapportées par les patients comme les plus intenses qu'ils aient connues, et peuvent être accompagnées de pensées suicidaires.

Certains facteurs tels que la consommation d'alcool ou un sommeil irrégulier peuvent favoriser les crises. La cause de ce syndrome n'est pas connue. Le diagnostic est en principe établi à l'examen clinique, mais une IRM cérébrale peut être réalisée pour rechercher une forme secondaire. Le traitement des crises peut faire appel à l'inhalation d'oxygène ou à l'injection de sumatriptan. Le vérapamil est le principal médicament utilisé pour prévenir les récurrences.

Synonymes

L'algie vasculaire de la face est parfois dénommée autrement : « érythroprosopalgie[1] » ; « névralgie migraineuse[1] » ; « céphalée en grappe[2] » ; « céphalée de Horton[3] » (ne pas confondre avec la maladie de Horton) ; « céphalée vasculaire de Horton[3] » ; « céphalée histaminique de Horton »[4] ; « céphalée (ou migraine) suicidaire »[5] ; « cluster headache » ; « syndrome de Bing-Horton »[réf. nécessaire].

En fonction des symptômes, elle a aussi pu être décrite sous des noms variables, tels que le syndrome de Charlin, le syndrome de Sluder (ou du ganglion sphénopalatin), l'érythromélalgie de la face, la névralgie du nerf vidien ou la névralgie des nerfs pétreux[1]. Les algies vasculaires de la face ont été appelées par différents autres noms dans le passé : « syndrome de vasodilatation hémicéphalique de Pasteur-Vallery-Radot », « migraine rouge de Mollendorf » et « hémicranie angioparalytique »[6][réf. à confirmer].

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