Alexis II Comnène

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Alexis II Comnène
Empereur byzantin
image illustrative de l’article Alexis II Comnène
Alexis II dans le Promptuarii Iconum Insigniorum.
Règne
-
PériodeComnène
Précédé parManuel Manuel Ier Comnène
Suivi deAndronic Andronic Ier Comnène
Biographie
Naissance
Décèsoctobre 1183 (14 ans)
PèreManuel Manuel Ier Comnène
MèreMarie d'Antioche
ÉpouseAgnès de France
Empereur byzantin

Alexis II Comnène (en grec byzantin : Αλέξιος Β’ Κομνηνός), né le 10 septembre 1169 et mort en octobre 1183, est empereur byzantin de 1180 à 1183. Fils de Manuel Manuel Ier Comnène et de Marie d'Antioche, il épouse en 1180 Agnès de France, fille de Louis Louis VII et d'Alix de Champagne et rebaptisée Anna.

Alexis II est couronné coempereur deux ans après sa naissance et succède à son père quelques mois après son mariage. Sa mère, Marie d’Antioche, assume la régence avec le protosébaste Alexis Comnène, neveu de Manuel Ier. Leur régime favorise à tel point les marchands italiens et l’aristocratie du palais que le mécontentement populaire permet à Andronic Comnène, un autre membre de la famille Comnène, de fomenter une révolution qui chasse la régence à la suite du massacre des Latins de Constantinople. Affectant la plus parfaite loyauté à l’endroit de l’empereur, Andronic fait couronner Alexis II une deuxième fois le 16 mai 1182. D’un caractère faible, surtout porté vers les plaisirs, l’adolescent fait tout ce que lui demande Andronic, y compris condamner à mort sa propre mère l’année suivante. En septembre 1183, Andronic se fait couronner coempereur, puis, n’ayant plus besoin d’Alexis II, fait étrangler celui-ci deux mois plus tard.

Sources

Né une dizaine d’années avant Alexis II et membre de la petite noblesse, Nicétas Choniatès est la principale source de référence pour la période 1118 – 1206. D’abord fonctionnaire dans la région de la mer Noire, il revient par la suite à Constantinople. S’étant retiré de la vie publique pendant le règne d’Andronic Ier, il reprend du service lorsqu’Isaac II monte sur le trône. Lors de la chute de Constantinople aux mains des croisés, il s’enfuit à Nicée sous le gouvernement en exil de l’empereur Théodore Lascaris. C’est là qu’il compléte son Histoire des temps (Chronike diegesis) en 21 volumes. Celle-ci commence là où s’achève celle d’Anne Comnène et retrace en détail l’histoire des troisième et quatrième croisades. Il y rédige également une autre œuvre, moins importante, « Sur les statues détruites par les Latins »[1].

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