Akkad (ville)

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Akkad ou Agade est une ville antique de Basse Mésopotamie, ancienne capitale de l'Empire d'Akkad, fondé par Sargon l'Ancien. Elle n'a toujours pas été retrouvée, et sa situation exacte demeure donc inconnue[1]. On la situe soit dans les environs de Kish, ou bien plus au nord, jusque dans la région de Baghdad (peut-être même à l'emplacement de l'actuelle capitale de l'Irak), ou la basse vallée de la Diyala. Le seul moyen de connaître certains de ses aspects est le recours aux textes anciens.

La ville n'est mentionnée dans aucune source avant que Sargon d'Akkad n'en fasse la capitale de son Empire au XXIVe siècle XXIVe siècle av. J.-C., il est donc vraisemblable qu'il ait fondé la ville[1]. Selon les textes[Lesquels ?], il en fit une capitale à l'image de sa puissance : il y bâtit un grand palais royal, ainsi que de nombreux temples, le principal étant voué à Ishtar, la déesse protectrice de la dynastie d'Akkad. Ce temple était semble-t-il accompagné d'une ziggourat (construite peut-être plus tard)[évasif]. On sait également par une inscription de Sargon que des bateaux provenant de pays du golfe Persique (Dilmun, Magan, Meluhha) venaient jusqu'aux quais d'Akkad, ce qui indique que cette cité avait un port fluvial.

Akkad reste la capitale de l'Empire fondé par Sargon jusqu'à son effondrement au début du XXIIe siècle XXIIe siècle av. J.-C. Selon le texte dit de la Malédiction d'Akkad, la ville est prise et pillée par les Gutis. Si tel est le cas, cet évènement ne signe en rien sa fin, puisqu'elle est au XXIe siècle XXIe siècle av. J.-C. un centre provincial important sous l'Empire de la troisième dynastie d'Ur, un gouverneur y résidant. Elle est ensuite toujours mentionnée au IIe millénaire, durant lequel elle est incorporée dans le royaume de Babylone. Un des deux rois kassites nommé Kurigalzu y entreprit des travaux. Au XIIe siècle XIIe siècle av. J.-C., elle est pillée par l'armée élamite. Des rois de la première moitié du Ier millénaire av. J.-C. y effectuent encore des travaux, comme Assarhaddon d'Assyrie et Nabonide de Babylone. Elle a peut-être servi de nécropole pour des rois babyloniens[réf. nécessaire]. La cité est encore attestée dans des textes datant des règnes de Darius Darius Ier (522-486 av. J.-C.) et de Séleucos Séleucos Ier (323-280 av. J.-C.).

Références

  1. a et b Bertrand Lafont, Aline Tenu, Philippe Clancier et Francis Joannès, Mésopotamie : De Gilgamesh à Artaban (3300-120 av. J.-C.), Paris, Belin, coll. « Mondes anciens », , 1040 p. (ISBN 978-2-7011-6490-8), chap. 4 (« Akkad, l'empire charismatique »).
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