Étienne Nicolas Méhul

Étienne-Nicolas Méhul
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Étienne-Nicolas Méhul, par Antoine-Jean Gros.
Musée Carnavalet Paris.

Naissance
Givet, Drapeau du royaume de France Royaume de France
Décès (à 54 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principalecompositeur
Style
MaîtresJean-Frédéric Edelmann
EnseignementConservatoire de Paris
ÉlèvesAuguste Blondeau, Nicolas-Charles Bochsa, Louis-Joseph-Ferdinand Herold
Distinctions honorifiquesChevalier de la Légion d'honneur

Œuvres principales

Signature d'Étienne-Nicolas Méhul.

Étienne Nicolas Méhul, né à Givet (Ardennes), le et mort à Paris le , est un compositeur français, « le plus important compositeur d’opéras en France pendant la Révolution ». Étienne-Nicolas Méhul est aussi un des fondateurs du Conservatoire de Paris.

Quittant l'abbaye de Laval Dieu, où il était élève-organiste, pour la capitale, il a traversé en effet l'une des périodes les plus agitées de cette ville, s'attachant essentiellement à la création musicale, même s'il fut aussi le compositeur d'un des plus fameux hymnes patriotiques issus de cette période, le Chant du départ, et s'il était l'ami de nombreux artistes et écrivains. Il fut un des premiers musiciens dits « romantiques » en France, contribuant à élargir le champ sonore de la symphonie, comme ses contemporains Haydn et Beethoven. Et ses opéras ont profondément influencé Hector Berlioz qui disait de lui[1] :

« Il était persuadé que l’expression musicale est une fleur suave, délicate et rare, d’un parfum exquis, qui ne fleurit point sans culture et qu’on flétrit d’un souffle ; qu’elle ne réside pas dans la mélodie seulement, mais que tout concourt à la faire naître ou à la détruire : la mélodie, l’harmonie, les modulations, le rythme, l’instrumentation, le choix des registres graves ou aigus des voix et des instruments, le degré de vitesse ou de lenteur de l’exécution, et les diverses nuances de force dans l’émission du son. »