Économie de la Mauritanie

Basée sur les industries extractives traditionnelles (fer, or, cuivre), l’agriculture et la pêche, l’économie mauritanienne a opéré un mouvement de diversification. Il s’est traduit par la mise en exploitation de nouvelles ressources (pétrole et gaz), et le développement de nouveaux secteurs, à l’instar des télécommunications, qui ont connu une croissance moyenne annuelle de 26 % depuis 2001[1].

Le Produit intérieur brut mauritanien a atteint 5,124 milliards de dollars US en 2017[2]. Le PIB par habitant s’élève à 1300 $[3]. L’indice de développement humain était de 0.513 en 2016[4] (157ème rang sur 182 pays classés) et un tiers des Mauritaniens vivent sous le seuil de pauvreté[5].

40,3 % de la population active est employée dans le secteur primaire, 9,5 % dans l’industrie et les mines, et 50,2 % dans les services (2016). En valeur, la même année, la contribution de l’agriculture au PIB s’élevait à 27,4 %, celle de l’industrie et des mines à 30 %, et celle des services à 42,6 %[6].

Le pays a connu un « boom minier » entre 2008 et 2014, la part des investissements dans le PIB atteignant 42 % en moyenne[5]. Son économie, très tributaire des cours des matières premières, demeure vulnérable aux chocs externes (30 % des recettes budgétaires et 70 % des exportations dépendant du secteur extractif[7]). Cette vulnérabilité explique le fort ralentissement de la croissance observée entre 2014 et 2016. Le fort rebond enregistré en 2017 - 3,8% - devrait se confirmer en 2018, les analystes tablant sur une prévision de croissance de 3,2 %[8].

Les efforts d’assainissement du cadre macro-économique engagés par les autorités du pays depuis 2014 ont permis la conclusion d’un accord triennal avec le FMI au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), d’un montant de 162,8 millions de dollars US. Cette facilité de crédit est notamment destinée à accompagner le programme de réformes économiques, à favoriser une croissance inclusive et à renforcer la viabilité de la dette[9].    

Monnaie mauritanienne : spécimens de billet de 200 et 1000 ouguiyas

Les réformes législatives et réglementaires impulsées depuis 2014 ont entraîné une nette amélioration du climat des affaires en Mauritanie. Le pays a gagné une trentaine de places au classement Doing Business de la Banque, dont dix dans le dernier classement 2018 (150ème rang sur 190)[10]. En février 2017, l’Assemblée nationale adopte une loi sur le partenariat public-privé[11].