Économie de l'Islande

Islande
Indicateurs économiques
image illustrative de l’article Économie de l'Islande
La centrale électrique géothermique de Nesjavellir, à Þingvellir, en Islande.

MonnaieCouronne islandaise
Année fiscalecalendaire
Organisations internationalesOCDE, OMC, EEE, AELE
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale)12,144 milliards $ (2007 est.)
PIB par habitant en PPA39 600 $ (2009)
Inflation (IPC)4,8 % (2010)
Population active181 500 (2007)
Population active par secteuragriculture : 5,9 % (2007)
industrie : 20,6 % (2007)
services : 73,1 % (2007)
Taux de chômage4,8 % (2014)
Principales industriespêche, aluminium, tourisme, énergie géothermique, ferrosilicium.
Commerce extérieur
Exportations4,766 milliards $ (2007)
Biens exportéspoissons, aluminium.
Principaux clientsZone euro 58,9 %, Royaume-Uni 14,0 %, États-Unis 5,6 %, Danemark 4,6 %, Japon 4,5 % (2007)
Importations6,175 milliards $ (2007)
Biens importésmachine-outil, produits pétrolier, textiles, produits alimentaires.
Principaux fournisseursZone euro 32,7 %, États-Unis 14,4 %, Suède 10,7 %, Danemark 8,4 %, Royaume-Uni 5,7 %, Chine 5,4 %, Japon 5,0 %, Norvège 4,9 % (2007)
Finances publiques
Dette publique10,941 milliards $ (2007)
Recettes publiques9,744 milliards $ (2007)
Dépenses publiques8,640 milliards $ (2007)
Aide au développement20 millions $ (0,24 % du PIB en 2009)
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ic.html

L’Économie de l’Islande était l'une des plus prospères[1] du monde, avec, en 2006, un revenu par habitant de 42 768 euros, une croissance du Produit national brut de 2,6 %, un taux de chômage de 2,9 %, une inflation à 6,7 %, un budget de l’État dégageant un surplus. La seule ombre au tableau était un fort déficit du commerce extérieur. La crise des subprimes l'a touché frontalement et en 2008 elle est confrontée à la pire crise financière de son histoire, hypothéquant d'autant la prospérité de ce petit État. Le pays reste cependant très riche même aujourd'hui et fait face à un nouveau cycle d'expansion, en témoigne les nombreuses constructions dans la capitale. L'inflation atteint 15 % alors que la monnaie a perdu 60 % de sa valeur [2] en octobre 2008. Le PIB par habitant serait passé de 52 000 dollars à 27 000 dollars en octobre 2008[3]

L’économie de l’Islande dépend fortement de la pêche et de ses débouchés, qui comptent pour près de 60 % de ses revenus à l’exportation. La santé de l’économie est tributaire des conditions des marchés des produits de la mer.

Importations et exportations

Les produits de la pêche en mer comptent pour plus de 60 % des exportations. En vertu des quotas internationaux, l'Islande a le droit de capturer 300 cétacés par an. La viande est en bonne partie exportée. Les autres produits exportés sont l’aluminium, d’autres minerais ferreux, des équipements pour la pêche et le conditionnement des poissons, des vêtements en laine. Le développement récent du tourisme, de l’industrie et des services diversifie les revenus à l’exportation. Le commerce extérieur joue un rôle important dans l’économie islandaise. Les exportations et les importations représentent chacun un tiers du PNB. Les exportations de l’Islande sont à destination de l’Union européenne, des pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE), des États-Unis et du Japon.

La politique islandaise relativement ouverte en commerce extérieure, a été renforcée par son admission dans l’espace économique européen en 1993 et par les accords du GATT (Uruguay round). Ces traités ont facilité les exportations islandaises (particulièrement pour des produits de la mer). Cependant, l’agriculture reste largement subventionnée et protégée (avec des droits de douane s’élevant jusqu’à 700 %).

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